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Magal2021

Le temps n’est pas figé ! Heureusement. Mais il s’écoule à son rythme, lent pour certains, très rapide pour d’autres. Les jours, eux, se suivent, chacun avec son contenu, son actualité.

La COVID-19 est loin de tourner le dos aux populations fatiguées par toutes ces contraintes liées aux mesures-barrières : port du masque de protection, lavage régulier des mains à l’eau et au savon, utilisation du gel hydro alcoolique, respect de la distanciation physique… Comme les pandémies précédentes (SIDA, EBOLA, PALUDISME…) qui sont toujours avec nous, parmi nous, contre nous, l’on commence à la comprendre, à l’adopter ou plutôt à nous adapter, à nous dire qu’il faut la considérer, elle aussi, désormais, comme une voisine avec qui nous sommes appelés à vivre, à partager le reste de notre vie car nous irons dans l’au-delà et la laisserons poursuivre son œuvre dévastatrice. C’est sa mission sur terre. Il faut qu’elle l’accomplisse.

 

La COVID-19 poursuit son bonhomme de chemin pendant que les politiciens, sans désormais lui prêter une attention particulière, s’occupent de leur boulot, c’est-à-dire la politique avec un seul objectif, gagner les élections locales du 23 janvier 2022, repoussées à deux reprises. Pourront-elles se dérouler à la date fixée ou y aura-t-il un troisième renvoi ?

Le pays est pris en otage. Les gens rencontrés dans les rues ressemblent piteusement à des morts-vivants. Chaque semaine, d’un lundi à un autre, le pays se réveille toujours avec une nouveauté. Si aujourd’hui l’on parle de faux billets, demain, ce sera le cas du gendarme interné de force dans un hôpital, puis les passeports diplomatiques salissant l’Assemblée Nationale, ensuite les difficultés de se rendre à Touba pour le Magal, le manque d’eau dans la cité religieuse mais aussi les inondations, les positionnements politiciens dans les localités, les accidents de la circulation, la drogue, les éliminations précoces de nos équipes nationales de basketball (hommes et dames) durant les Afro baskets...

Sans aucune contestation, ce qui retient l’attention du monde, qui fait l’actualité et donc la Une des journaux, des médias, c’est le Magal de Touba.

Qu’on le veuille ou non, pour les Mourides, pour les Musulmans du monde, Serigne Touba, Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, fondateur de cette confrérie

aux dimensions colossales, le Mouridisme, né en 1853, a laissé son image pour l’éternité.

Depuis 1928, année ayant suivi la mort du Cheikh, le Magal est célébré à Touba pour commémorer le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké au Gabon.

La ruée vers la capitale du Mouridisme Touba, cette année aussi, a commencé depuis des mois avec les préparatifs des sociétés chargées de l’alimentation de la ville sainte en eau et en électricité. L’Etat n’a pas failli à sa mission aussi en organisant un CRD axé sur la préparation de cet événement devenu mondial. De partout, les fidèles arrivent. De tous les continents, des hommes, des femmes, des jeunes, garçons et filles ne ratent jamais, pour rien au monde, l’ambiance du Magal. Des milliers de bœufs, de chameaux, de moutons sont acheminés vers la ville sainte sans compter des chargements (en tonnes) de riz, d’huile, et d’autres produits alimentaires. Le Ministère de la Santé et celui de l’intérieur ont multiplié leurs efforts pour la santé des fidèles et leur sécurité.

Tout semblait aller pour le meilleur des mondes sans les pluies diluviennes de ces derniers jours qui ont rendu les déplacements difficiles dans la capitale du Mouridisme et même chassé certains habitants de chez eux.

Malgré cela, engagés comme ces fidèles qui ne reculent devant rien, le Magal s’est déroulé comme le voulaient les organisateurs. Il faut le rappeler, la philosophie du Mouridisme n’est pas un esprit figé, statique. Le Mouridisme est une philosophie qui insiste sur l’affirmation de soi, la concrétisation de l’action. Partout dans le monde, le Mouride se bat, lutte pour s’affirmer, concrétiser les actions qu’il entreprend afin de développer sa contrée.

Cet événement grandiose, international, est maintenant derrière nous avec un rassemblement humain de millions de personnes entassées parfois dans des conditions délicates. Les mesures-barrières sont donc difficilement applicables dans certaines situations : surtout le port des masques et la distanciation physique.

Touba, la capitale du Mouridisme, se vide petit à petit de son monde, de ses millions de fidèles venus de tous les coins de la planète. Même si dans le communiqué quotidien du Ministère de la Santé les chiffres présentés concernant surtout les décès baissaient chaque jour, avant le rendez-vous à la ville sainte, prions pour que ce Magal soit l’occasion de prouver que la religion Musulmane est la clé, la seule, capable d’éloigner du monde, cette pandémie de

la COVID-19, comme du reste toutes les autres maladies de la planète-terre. Il faut y croire fermement. Quand la science présente ses limites (même si elle est incontournable), il faut tenter ailleurs, croire en DIEU, le Créateur des SCIENCES !

Idrissa Diarra bakelinfo.com

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