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Trop De Partis POlitique SN

Il pleut. Il tombe beaucoup d’eau depuis le début de la deuxième quinzaine du mois d’août. Il pleut dans tout le pays au grand bonheur des populations rurales paysannes. Dans les grandes villes, particulièrement à Dakar, c’est la désolation. Les pluies ont entrainé des inondations et le déclanchement du plan ORSEC.

Le Président de la République, son gouvernement, les élus locaux et les populations partagent leur inquiétude et cherchent des solutions à des problèmes qui deviennent maintenant familiers, récurrents.

 

Les difficultés de nos grandes cités occasionnées par l’eau se signalent un peu partout dans le monde : aux Etats Unis, en Allemagne… Les dégâts sont énormes, de lourdes pertes en vies humaines et du matériel endommagé.

Mais la vie continue : elle ne s’arrêtera jamais à cause d’une catastrophe, aussi importante soit-elle. Pour un instant, les cœurs se serrent, des larmes coulent et la vie reprend son train-train quotidien.

C’est ce qui fait que, malgré les inondations, dans cette période pandémique de la COVID-19 avec son variant DELTA, le déclanchement du plan ORSEC, les accidents mortels sur nos routes, les noyades un peu partout dans le pays, l’incendie au Building Administratif, des cas de pendaison qui augmentent de jour en jour, le décès de plusieurs autorités religieuses ou politiques, la flambée inquiétante et anormale des prix des denrées dans le commerce, les hommes et les femmes politiques n’ont pas oublié que les échéances électorales arrivent à grands pas (le 23 janvier 2022).

Ainsi le Parti au pouvoir, l’Alliance Pour la République (APR) et sa coalition Benno Bokk Yakaar (BBY) composée du PS, de l’AFP et de plusieurs autres partis d’une part, d’un autre côté le PASTEF avec la vingtaine de Partis politiques réunis dans une même coalition, un troisième groupe appelé SOCIETE CIVILE et le dernier groupe, les partis (non alignés) comme le PDS, bougent tous pour s’organiser en vue « d’apeurer » leurs rivaux avant cette date importante déjà décriée à cause des quinze millions de caution. Ce montant va-t-il freiner ou même éteindre les ardeurs des coalitions ?

En attendant, les inscriptions sur les listes électorales se déroulent, en majorité par les primo votants, avec de longues files de jeunes venus des villages parfois très éloignés. A part la pièce-maîtresse qui est l’extrait de naissance, le certificat de résidence pose d’énormes problèmes : où doit-il être délivré, dans les Mairies ou auprès de l’Administration Territoriale ?

Cinq petits mois seulement nous séparent des Locales ! Entretemps, de l’argent coulera à flots et inondera les pauvres populations pour les divertir, les orienter ailleurs, vers des futilités qui les feront oublier les réels problèmes qu’elles vivent au quotidien.

La particularité des élections Locales, c’est qu’elles concernent directement la base, les populations. Les élus sont « normalement » connus de tous. Ils partagent, en principe, les mêmes préoccupations que les gens du quartier, du village, de la commune, de l’arrondissement, du département. Ils dorment ensemble et se réveillent ensemble ! Les problèmes de l’un sont pris en charge par la communauté, sans arrière-pensée. Quand la case du voisin brûle, chacun apporte son seau d’eau ! Une solidarité « agissante », naturellement, depuis les aïeux, est pratiquée.

Quant aux élections Législatives et surtout Présidentielle, c’est une autre dimension. Les candidats sont comme des étrangers venus envahir leur contrée sans leur autorisation, leur présentant un homme ou une femme capable de développer leur département, leur pays, racontant la plupart du temps des choses invraisemblables pour les appâter : ventre vide n’a point d’oreilles.

Après plus de soixante ans d’indépendance et plusieurs élections au Sénégal, les populations doivent désormais savoir choisir l’homme ou la femme qu’il leur faut pour conduire les destinées de leur commune, de leur département ou de leur pays qu’ils aiment bien. Il faut bien réfléchir avant d’introduire le bulletin de vote dans l’urne pour ne pas regretter la durée des mandats de ceux qui vont être élus. L’eau versée ne se ramasse plus !

Idrissa Diarra, bakelinfo.com

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