BAKELINFO.COM

La Voix du département de Bakel

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
 

Greve 18Octobre2022

SUR UN SON DE NTM, Jean-Luc Mélenchon, visiblement ému, s’offre de longues minutes sur son char roulant pour saluer la foule. A-t-il douté de sa « marche contre la vie chère et l’inaction climatique » qui ne s’annonçait pas sous les meilleurs auspices ? Entre la place de la Nation et Bastille à
Paris, l’Insoumis a réuni ce dimanche 140 000 personnes selon les organisateurs, 30 000 selon les forces de l’ordre, pour dénoncer la politique du gouvernement et engager un bras de fer social par « la rue ». Organisée dans la douleur avec ses partenaires de la Nupes, sans l’appui des principaux syndicats, la marche a, selon l’Insoumis, revêtu son manteau « d’immense succès » et s’est dans l’ensemble déroulée dans le calme.

Elle avait surtout les atours d’un meet ing mobi le de Mélenchon, désormais sans mandat électif, mais pas « en retrait » de la scène politique nationale. « Vous allez vivre une semaine comme on n’en voit pas souvent, c’est la grande conjonction, et c’est nous qui la commençons avec cette marche », a lancé le troisième homme de la présidentielle aux militants rameutés de tous les coins du pays via des bus mis en place par LFI. « Vous aurez la conjonction
de la mobilisation populaire, de la mobilisation syndicale et de la crise institutionnelle », a-t-il espéré en prévision de la journée de mobilisation interprofessionnelle lancée par les syndicats mardi. L’occasion toute trouvée pour Jean-Luc Mélenchon, arrivé aux côtés de la Prix Nobel Annie Ernaux, de vilip e nd e r u n Emma nu e l Macron « carbonisé » et de relancer une de ses antiennes. « Nous sommes en train aujourd’hui de dessiner la construction d’un nouveau Front populaire qui exercera le pouvoir dans le pays le moment venu », a estimé le leader de LFI, ajoutant que « l ’Union populaire peut devenir un Front populaire et nous le souhaitons tous ». Ragaillardis par les grèves dans les raffineries, les membres de la Nupes espèrent faire oublier leur rentrée minée par les affaires Quatennens et Bayou en pérennisant les mouvement s soc i aux. « Aujourd’hui est le jour 1, c’est la marche populaire, le jour 2 sera le 49.3 et le jour 3 ce sera la grève générale, mardi », a insisté Mélenchon. On l’accuse d’imposer son hégémonie ? Lui veut démontrer que les deux événements sont pensés « comme un tout qui s’entreépaule, qui s’entraide ».

Gilets jaunes 2
Dans le cortège hétéroclite, accompagné de quelques Gilets jaunes, toute la gauche était représentée. Mais le gros des troupes était composé de fans de l’Insoumis. « Il est notre meilleur atout, j’espère qu’il sera encore là en 2027, confie Carlos, un retraité du cinéma qui émarge à 1 700 € par mois. Venu du Jura, cet ancien responsable syndical ira aussi manifester mardi. Comme Sacha, 24 ans, qui a du mal à payer son loyer et à remplir son frigo. « En six mois, mon caddie a désempli », se désole ce technicien du numérique, au salaire de 1 650 €, qui imagine un Gilets jaunes 2 : « La seule manière que le gouvernement nous entende, c’est la mobilisation dans la rue. »

Chroniques du Mardi

Religion

Actu. locale

Portraits