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CDAO Mali Embargo2022

Et pourtant nos aïeux nous l’ont transmis de génération en génération : << quand la case de ton voisin brûle, n’attend pas ses cris pour intervenir ; aide-le à éteindre « son » feu avant qu’il n’atteigne ton habitat !>>

La Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a décidé de fermer toutes les frontières terrestres, aériennes et maritimes avec le Mali.

 

Cette situation, loin de représenter un désastre économique pour un pays aussi enclavé que le Mali, a créé auprès des populations Maliennes, un engagement, une hargne, une volonté commune de sortir une fois pour toute, la tête de l’eau !

Pour rappel, le MALI, cet immense pays de 1 241 238 Km2, ce pays plein d’histoire, de culture, de grands hommes et de richesses inestimables de son sol et de son sous-sol, ce pays des grands empereurs comme Soundiata Keita, Kankou Moussa, Soumangourou Kanté, Askia Mohamed et plus près de nous, la terre des Modibo Keita, des Amadou Hampaté Bâ, des Cheik Modibo Diarra…Ce pays, le MALI BA partage 7 420 Km de frontières avec sept pays limitrophes :

-à l’Est, le Niger et le Burkina Faso

-à l’Ouest, la Mauritanie et le Sénégal

-au Nord, l’Algérie

-et au Sud, la Côte d’Ivoire et la République de Guinée.

Il est heureusement arrosé par le fleuve Niger qui y parcourt 4 200 Km et le fleuve Sénégal avec ses affluents : le Bafing (fleuve noir en Bambara), le Baoulé (fleuve blanc en Bambara) et la Falémé (petit fleuve en Soninké).

L’empire du Mali avait connu une période faste au temps de Kankou Moussa. Et Soundiata Keita (1190-1255), dès 1236 a mis à la disposition de son empire une Charte appelée la CHARTE DU MANDEN OU DE KOUROUKAN FOUGA, composée d’un ensemble de règles juridiques. Elle fut la Constitution de l’Empire du Manding ou du Mali.

Aujourd’hui, le Mali se retrouve, du fait de la position du pays, de ses richesses, de la valeur de ses fils, dans une situation qui, au lieu de pousser les Africains à s’unir, à se solidariser pour combattre ensemble « l’ennemi », chasser ensemble les Djihadistes hors du continent, exploiter ensemble et partager ensemble les riches et valeureux produits, ils s’entredéchirent, ils se haïssent, ils jouent le jeu

de l’Autre, de cet autre qui ne pense qu’à les mettre à genoux et s’emparer de leurs richesses !

Plus de soixante ans d’INDEPENDANCE ! Les Africains continuent toujours de dépendre des autres au lieu de vivre harmonieusement ENSEMBLE, dans cette BELLE et RICHE AFRIQUE avec ses terres, ses mers, son sous-sol et surtout ses hommes et ses femmes convoités partout dans le monde.

Ensemble, l’Afrique doit crier : NON A LA POLITIQUE DU « DIVISER POUR REGNER » DES COLONISATEURS. Ensemble pour UNE VERITABLE UNITE AFRICAINE !

Ce vendredi 14 janvier 2022, à Kidira, cette ville sénégalaise, la plus à l’Est de notre pays, le Sénégal, séparée seulement du Mali, à Diboly, par deux ponts (route et chemins de fer) qui enjambent la Falémé envahie par des chercheurs d’or, ce cours aux eaux maintenant polluées par les produits chimiques utilisés par les orpailleurs. L’agriculture et la pêche, autrefois sources de revenus pour les populations sont la cause de leurs malheurs.

Il n’y a guère longtemps, pas plus qu’une semaine, des centaines de véhicules venant de Dakar animaient la ville ! Le commerce était florissant. Le trafic rapportait au niveau du poste des Douanes : deux (02) à trois (03) milliards par année. La Commune de Kidira aussi se frottait bien les mains sans compter les restaurateurs, les Stations d’essence et le petit commerce. Même en matière d’éducation, les écoles de Kidira (du préscolaire au Lycée en passant par l’élémentaire et les collèges), Kidira accueille des milliers d’enfants des villages maliens environnants.

La circulation est tellement fluide dans cette ville-carrefour frontalière de Kidira qu’on n’ose pas imaginer que les sanctions de la CEDEAO vont durer, étouffant surtout les Sénégalais qui vivent de la libre circulation des personnes et de leurs biens entre ces deux pays frères, le Mali et le Sénégal.

Si la Mauritanie qui n’est pas membre de la CEDEAO, si la République de Guinée qui a accepté d’ouvrir ses « portes et ses fenêtres » à son voisin, si l’Algérie, si le Qatar, si la Chine, si la Russie, si….de plus en plus de pays offrent leurs services au Mali…si le peuple Malien, comme un seul homme se lève et refuse la dictature, non pas des militaires, mais des Etrangers non-Africains, quelles valeurs auront les sanctions des AUTRES ?

Pour barrer la route aux Djihadistes, il faut une véritable unité des forces, de toutes les forces Africaines d’abord avant de chercher l’aide de l’Occident !

Le Mali est aujourd’hui la CASE QUI BRÛLE ; prenons les devants, que chaque voisin, sur les sept pays limitrophes apportent son seau d’eau pour éteindre ce feu « satanique ». Pour qu’il n’y ait pas de regrets demain, l’occasion, la meilleure, est là ; retroussons nos manches, pour l’intérêt de l’AFRIQUE.

Idrissa Diarra bakelinfo.com

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