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Sidiki Kaba

Le professeur Serigne Diop et le ministre des Forces Armées, Sidiki Kaba, ont insisté sur la nécessité d’avoir des Etats fort afin de faire face aux multiples défis qui interpellent les pays africains notamment ceux du Sahel. Ils étaient hier, vendredi 29 octobre 2021 au lancement de la leçon inaugural du master Défense, Paix et Sécurité du Centre des hautes études de défenses et de sécurité (Cheds).

Les Etats africains doivent sortir de la situation dans laquelle ils sont depuis les indépendances. Elle est lourde de menaces et porteuse d’instabilité. Mieux, ils doivent être capables d’assurer la sécurité des personnes et des biens dans leurs espaces. L’amélioration des conditions d’existence des populations est un devoir qui incombe aux Etats, afin qu’on puisse parler de leur légitimité devant les administrés.

 

L’analyse est du professeur agrégé de droit, Serigne Diop, ancien ministre et ancien Médiateur de la République.  Il a prononcé la leçon inaugurale du master Défense, Paix et Sécurité 2021-2022 du Centre des hautes études de défenses et de sécurité (Cheds) portant sur «L’Etat et la théorie de la réalité au Sahel». Serigne Diop trouve aussi que les Etats africains ont l’obligation d’agir ensemble afin de mieux faire face aux défis, notamment ceux sécuritaires.

Le ministre des Forces Armées, Sidiki Kaba, louant les enseignements qui seront dispensés aux auditeurs, a dit : «la formation que vous allez suivre, à partir d’aujourd’hui, revêt une grande importance parce qu’elle contribue au renforcement du vivier d’experts militaires et civils nationaux de haut niveau, dans les domaines de la défense et de la sécurité. Notre sous-région reste marquée par des risques et des menaces complexes qui ont fini de faire de la sécurité une préoccupation majeure pour les Etats et les populations».

En effet, ajoute-t-il, «le terrorisme et la criminalité transnationale organisée constituent des menaces à la paix et à la sécurité au Sahel». Et, continue-t-il, «les dynamiques de résilience, qui doivent aller au-delà du cadre des actions militaires, requièrent des ressources humaines de qualité, préparées aux nouveaux défis multiformes de la sécurité nationale et sous-régionale».  

Selon toujours le ministre des Forces Armées, le master Défense, Paix et Sécurité «ambitionne de mettre à la disposition de nos pays, des ressources humaines de haut niveau, disposant de l’expertise nécessaire dans les domaines de la défense et de la sécurité, pour appréhender les phénomènes et facteurs exogènes comme 4 endogènes, afin de favoriser la prise de décisions adéquates, au niveau stratégique».

Sidiki Kaba reste convaincu «qu’en Afrique, plus que partout ailleurs dans le monde, la paix et la stabilité dépendent, en grande partie, de la capacité des Etats à garantir un environnement apaisé, sécurisé et libre de toute menace». Car, relève-t-il, «les défis majeurs auxquels nous faisons face se combinent, se renforcent mutuellement et sont souvent aggravées par des difficultés conjoncturelles, notamment dans les domaines économique et environnemental. Ils se nourrissent surtout de la faiblesse relative des Etats et de toutes les autres fragilités qui en découlent».

Aujourd’hui plus que jamais, affirme le ministre des Forces Armées, «la sécurité des personnes et des biens, la continuité de l’Etat et la réalisation des conditions d’une existence digne pour chaque individu, constituent des préalables pour toute action visant à s’attaquer aux causes profondes de l’insécurité». Le cours inaugural du master Défense, Paix et Sécurité 2021-2022 a été aussi l’occasion pour les promotions 2019-2020 et 2020-2021 de recevoir leurs diplômes.

Fatou NDIAYE

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