BAKELINFO.COM

La Voix du département de Bakel

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
 

Amadou Hott MinistreEconomie2021

Des vaccins anti Covid-19 produits au Sénégal : Le rêve va devenir réalité au plus tard en juin 2022. Amadou Hott, ministre de l’Economie, de la coopération et du plan, en a fait l’annonce lors du point de presse marquant le lancement officiel du projet. Qui a été estimé à quel­que 131 milliards F Cfa. Par Malick GAYE – Les premières doses de vaccin anti Covid-19 produites au Sénégal sont attendues au premier trimestre de 2022. C’est le ministre de l’Economie, de la coopération et du plan qui a fait l’annonce. Amadou Hott a fait face à la presse hier après que le Président Sall, le Commissaire européen en charge du marché intérieur, le directeur de la Banque européenne d’investissement, et les Etats-Unis ont signé des conventions de subvention pour un projet d’établissement d’une unité de production de vaccins à grande échelle. «M. le directeur général de l’Institut Pasteur de Dakar, vous êtes sous pression. On s’est engagé pour le premier trimestre de 2022.

Le Président nous dit de livrer une partie des vaccins au plus tard durant de 2e trimestre. Normalement, le Sénégal deviendra producteur et exportateur de vaccins anti Covid-19 au plus tard en juin 2022», déclare Amadou Hott, en présence de l’ambassadeur des Usa à Dakar et Thierry Breton, Commissaire en charge du marché intérieur, et la cheffe de la délégation de l’Union européenne à Dakar. «Pour renforcer la lutte contre les pandémies en Afrique, le gouvernement sénégalais s’est engagé, entre autres, à développer la production de vaccins contre le Covid-19 à l’Institut Pasteur de Dakar qui a une expérience dans ce domaine après avoir produit des vaccins reconnus par l’Organisation mondiale de la santé (Oms). Ce projet s’inscrit dans la vision de Son Excellence Macky Sall, président de la République du Sénégal, de jeter les bases de la souveraineté pharmaceutique et médicale du pays et de participer à la réalisation de celle du continent. Il est fortement soutenu par mes collègues chargés des Finances et de la Santé qui considèrent que c’est un autre levier pour lutter de manière plus efficace contre la pandémie.

Le financement initial et l’expertise de l’équipe Europe et d’autres partenaires tels que les Etats-Unis et le Groupe de la Banque mondiale, mais aussi les bailleurs régionaux, permettront d’accélérer la construction de la nouvelle usine de production, d’améliorer l’accès à des vaccins à des prix abordables en Afrique et de faciliter la production de vaccins pour faire face efficacement aux pandémies», détaille Amadou Hott. Il faut noter que l’Afrique importe actuellement 99% de ses vaccins. Cet accord est un pas décisif pour permettre au Sénégal d’avoir une certaine souveraineté vaccinale en réduisant sa dépendance et en produisant ses propres vaccins pour assurer la protection de ces citoyens. «L’équipe Europe est fière de soutenir l’ambition visionnaire du gouvernement sénégalais pour permettre la production des vaccins autorisés à l’Institut Pasteur de Dakar. L’initiative soutiendra non seulement l’autonomie de l’Afrique pour la production de vaccins vitaux, mais constituera également une pierre angulaire de l’écosystème industriel émergent en matière de santé au Sénégal», a déclaré Thierry Breton, Commissaire en charge du marché intérieur, et dirigeant la Task-force de la Commission européenne sur le développement industriel de la production de vaccins. Souveraineté Les accords entre le Sénégal et les partenaires de ce projet ont été signés hier matin au palais de la République.

C’est l’Institut Pasteur de Dakar qui va s’atteler à l’exécution technique du projet. D’ailleurs, la construction du centre de production à Diamniadio est lancée. Le projet est estimé à quelque 200 millions d’euros (plus de 131 milliards F Cfa). La première phase a été bouclée. Elle consistait à mobiliser les ressources nécessaires au lancement des études de faisabilité. D’un coût de 10 millions de dollars, la première phase a reçu l’approbation des partenaires techniques qui ont déboursé 16 millions de dollars. Dans cette enveloppe, le Sénégal a contribué à hauteur de 2 millions de dollars, en plus du terrain mis à la disposition de l’Institut Pasteur de Dakar.

Les Usa ont mis 3,3 millions de dollars, alors que l’Agence française de développement a mis 1,8 million d’euros et l’Union européenne, à travers sa Banque d’investissement, a fait un don non remboursable de 5 millions d’euros. Alors que la première phase du projet est bouclée avec la sécurisation des ressources financières, la deuxième est lancée. Elle va consister à la finalisation des technologies. Il faut noter que la production de vaccins ne va pas se limiter qu’au Covid-19. En effet, le projet vise «une souveraineté pharmaceutique et sanitaire».

La dernière phase consiste au lancement de la production des 300 mille doses annuelle. Le Président Sall se félicite «du soutien de l’équipe Europe et de l’ensemble des partenaires, y compris les Etats-Unis et le Groupe de la Banque mondiale, à la construction au Sénégal d’une usine de production de vaccins contre le Covid-19 et d’autres maladies endémiques». Il faut savoir que cet accord entre dans le cadre du nouveau programme «Une industrie de la santé durable pour la résilience en Afrique» (Shira). La Bei fournit un financement et un soutien technique pour affronter les obstacles à la production régionale.

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Chroniques du Mardi

Religion

Actu. locale

Portraits