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L'utilisation des produits de beauté esthétique, tels que les comprimés, sirops, huiles, crèmes, entre autres, dans le but de prendre du poids, est fréquente au Sénégal. Des médicaments nuisibles pour la santé. L’État est interpellé pour stopper ce commerce et mener une campagne de sensibilisation. Avoir une belle silhouette est le rêve de la majorité des femmes sénégalaises.

Influencées d’une part, par le complexe d’être mal vu dans la société et d'autre part, par le souhait d'être considérées dans leur ménage nombreuses sont celles qui souffrent après usage, parce que confrontées à de multiples difficultés dont la somnolence, les problèmes cardiovasculaires, l’insuffisance hépatique, le diabète ou pire.
Mariama Mané, une étudiante, soutient l’idée du complexe des femmes utilisatrices de ces produits. Les femmes font recours à la chirurgie esthétique
car elles pensent qu'être belles c'est d'avoir de belles rondeurs. Les juges de la société et les réseaux sociaux les plongent dans des transformations
inutiles. Très remontée, notre interlocutrice les invite à éviter cette consommation car on n’est pas appelé à plaire à tout le monde, d’autant plus que la beauté est relative.

Dieynaba Diagne, une fille de taille élancée, pense qu’il faut être digne, avoir confiance en soi tout en acceptant la volonté divine. Car selon elle,
être belle ne revient pas à ressembler à des stars ou à des célébrités, mais c’est ne pas se préoccuper du regard des autres. Par contre, d'autres le
font pour attirer l'attention de leur mari ou copain, or ces déformations sont à la limite dangereuses pour la santé. Elle pense que l’Etat doit intervenir
en régularisant la commercialisation de ces produits.

Sous le couvert de l'anonymat, une jeune fille qui prépare son mariage, utilise des comprimés pour rajeunir. Interpelée sur la question, elle s'est exprimée avec regret. “J'étais mince et noire mais avec les préparatifs du mariage, mes proches m’avaient influencée, m'obligeant à me dépigmenter et à prendre du poids. Chose qui m'a apporté des complications car à l'heure actuelle je suis atteinte de diabète et je ne peux manger sans prendre des piqûres au préalable”, confie-t-elle. Tout comme son prédécesseur, Aminata Niang, une habitante des Parcelles assainies, se dit victime de cette situation. Voulant augmenter ses fesses et ses seins, la jeune prenait des comprimés quotidiennement.

"Après, cela a fait apparaître des boutons au niveau de mon visage et j’ai fait une descente chez un dermatologue pour lutter contre ces brûlures. Une consultation qui demandait beaucoup de procédures, car il m’a fallu attendre 1 mois 15 jours avant d’être reçue par le dermatologue au moment où la maladie s’était propagée dans mon organisme. C’est par la suite qu’on a trouvé un accord pour des soins privés qui m’ont coûté 25 mille Fcfa la consultation, sans compter les frais d'ordonnance”, dit-elle.
ASTOU MALL, rewmi

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