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La Voix du département de Bakel

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Ecole IMBD Bkl
Dakar, la capitale du Sénégal est située à l’extrémité Ouest du continent africain. Les avantages de la nature liés à ceux légués par la colonisation font de cette zone de notre pays un lieu recherché par les travailleurs  de tout genre comme par les touristes.
Si des sites prestigieux comme la Présidence de la République, le Building Administratif, l’Université Cheikh Anta Diop, les Hôpitaux (Principal, Le Dantec, Fann), le Camp Dial Diop, le Lycée Lamine Guèye ex Van Vo, l’ancien Palais de Justice, le Port Autonome, l’île de Gorée, à elle seule est une attraction, une source de ruée par des nationaux et surtout par des visiteurs venus de tous les continents.

A l’opposé, très loin  de Dakar, à presque 700 Km, une autre capitale, celle du Gadiaga, Bakel Saré Demba, à l’extrémité Est du Sénégal, avec pourtant un héritage colonial aussi consistant dans une moindre mesure, est en train d’agoniser. Bakel meurt, elle se meurt la ville multiethnique, de sa belle mort, oubliée par tous : ses fils d’abord puis les autorités du pays.
Bakel ?
 Est-ce cet endroit stratégique tant prisé par les Colons avec son Fort Faidherbe actuelle Préfecture, le Pavillon René Caillé, les différentes Tours, le Cimetière Catholique où sont enterrés des militaires français, celui des Cent circoncis, jeunes bakélois ayant eu la malchance de sucer ensemble les fruits d’un tamarinier diabolique, le fleuve Sénégal, cordon ombilical entre des pays frères (Mauritanie et Sénégal), les mares qui méritent un autre regard, des collines qu’on ne trouve nulle part ailleurs, des chants et danses du terroir et cette chaleur qui fait peur mais qui soigne beaucoup de maladies, selon les anciens.
Est-ce cette ville qui a pourtant donné tant de cadres à ce pays qu’on oublie ?
Sur le plan de l’EDUCATION, que n’a-t-on pas imaginé pour fixer les enseignants de cette partie du pays sur place ? La lutte contre les départs massifs décriés par tous les Inspecteurs de l’Education qui ont servi à Bakel n’a rien servi. Le vide laissé par les affectations et nouvellement par un vent de folie qui touche les enseignants abandonnant leur classe  pour l’émigration en Europe joue et continuera de peser sur les performances scolaires.
Pour cette année scolaire (2018/2019), le département de Bakel attendait 178 maîtres. Déçu, il n’a en définitive reçu que 93 «  décisions ministérielles ».91 enseignants seulement se sont présentés car parmi les deux absentes, l’une affectée à Galladé est décédée avant la rentrée et la deuxième, considérant Bakel « hors » du Sénégal, a préféré continuer ses études supérieures.
Le départ de trois maîtres (dont deux directeurs de trois classes) en pleine année scolaire et de deux professeurs de collège, sans étonner, inquiète les autorités. Bien avant ces émigrés d’un genre particulier, des aînés avaient déjà ouvert la voie : deux maîtres de Bakel 3, un de Gouta, un de Débékhoulé, un(e) d’Amadi Waranka, un(e) en service à l’IEF, un de Béma, un de Woubawol, un de Yaféra…..La liste est longue ! N’est-il pas temps de réagir ?
En y ajoutant le décès de monsieur Fall, Professeur d’anglais en Octobre (10 ans de fonction), d’Oustaz Harouna Gassama (9 ans), maître d’Arabe à IMDB en Mars  et celui, plus récent par accident de la circulation de monsieur Ngor Sène, ce dimanche 7 Avril 2019 (4ans seulement), Instituteur à Sinthiou Médina dans la Commune de Gabou, le département de Bakel perd ses enseignants.
Les enseignants de Bakel et des autres départements périphériques ont besoin d’une attention particulière : ils servent autant, sinon, plus que leurs autres collègues, leurs concitoyens. Ils ne se lamentent pas, ils ne gémissent pas. Dans l’honneur, la dignité,  ils accomplissent leur devoir. De grâce, que l’Etat leur soit reconnaissant en leur octroyant des primes de chaleur, de distance, d’éloignement rapport à la capitale où tout se fait et défait… afin de créer une certaine émulation, cette volonté de servir partout sur le territoire national.
Aux  familles de tous les enseignants décédés, nous partageons leur douleur et leur transmettons  nos condoléances les plus attristées. Que le BON DIEU les accueille dans son Paradis. Que le jeune Ngor Sène  parti à la fleur de l’âge (28 ans : le 10 Mai prochain) repose en paix à Touba où il a été enterré.
Idrissa Diarra, bakelinfo.com
 

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