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Tournee Rentree2019 2020
Pour « matérialiser » le slogan rendu si célèbre depuis quelques années <<UBBI TEY JANG TEY !>> l’Inspecteur de l’Education et de la Formation de Bakel, monsieur Amadou Al Housseynou Sarr et son staff ont commencé à sillonner le Département de long en large depuis ce mardi 1er Octobre 2019 qui coïncide avec la reprise du personnel enseignant.
A partir du jeudi 3 Octobre, en plus de l’IEF et de son staff, les Autorités administratives (Préfet et Sous-préfets) et locales (Maires et Chefs de villages) appuieront aussi le dispositif au niveau des communes jusque dans les villages les plus reculés pour renseigner ensuite sur la situation de la rentrée : présence ou absence des enseignants, nombre d’élèves en garçons et en filles, état de l’école (cour et salles de classes).

Malgré tous les efforts des uns et des autres, tout semble au point…mort, au niveau national.
L’Etat, dit-on, a systématisé des contrats de performances dans les établissements scolaires et mis en place des plans d’action qualité dans les inspections. Les abris provisoires, avec 65 milliards, ont été éradiqués au niveau du Moyen Secondaire tandis qu’à l’Elémentaire, il y a une baisse significative de11% (de 18 à 7%). De 2014 à nos jours, l’Etat aurait encore construit 340 écoles élémentaires, 36 Lycées et 185 Daaras. Il ne s’arrête pas là : 200 nouvelles classes sont construites dans les départements les moins scolarisés et 49 Collèges dans les zones-frontières.
 Mais, face aux réalisations de l’Etat, sur la cinquantaine de Syndicats que compte l’enseignement, vingt-six (26) regroupés au sein du G20, ont décidé d’imiter les élèves sages : CROISER LES BRAS le 3 Octobre, en plus clair, aller en grève. Ce G20 se radicalise et refuse la médiation dans la crise scolaire par monsieur Cheikh Kanté. Il considère aussi que le Ministre de l’Education Nationale n’a pas bien piloté le problème du voile de l’Institution Sainte Jeanne D’Arc. L’arête principal du mouvement de colère de monsieur Dame Mbodj du CUSEMS Authentique et des autres membres du G20 se situe ailleurs : « NON-RESPECT DES ENGAGEMENTS CONTENUS DANS LE PROTOCOLE D’ACCORD DU 17 FEVRIER  2014 SIGNE PAR L’ETAT. »
     Même si la COSYDEP, par l’intermédiaire de son Directeur Exécutif, monsieur Cheikh Mbow appelle au calme tout en disant que le G20 a surtout lancé une alerte qui doit être écoutée, rien ne paraît faire espérer de lendemains meilleurs pour notre système éducatif ! Durant cette première journée de rentrée, alors que l’actualité devait être orientée vers l’ECOLE, rien que l’ECOLE, des politiciens s’en sont encore accaparés lançant loin dans les oubliettes « notre » école et ses écoliers. Ils ressemblent (nos pauvres enfants) à des migrants dans une embarcation de fortune, en plein Océan (pas pacifique) qui ne chavire pas mais qui n’atteint malheureusement aucun port !
   Des reproches ? Pour notre Département seulement (BAKEL), ils sont nombreux.
  Nous les jetons à la face de l’Etat d’abord, puis des Collectivités Territoriales et enfin des parents d’élèves.
  Pour le premier à être cité, même si l’Education est une compétence transférée, l’Etat reste le Maître du jeu. Les Inspecteurs, chargés du contrôle du système doivent être en nombre suffisant pour bien le gérer. A Bakel, ils sont sept. Sept (7) pour huit cent soixante-quatorze (874) enseignants, ce qui fait un (1) Inspecteur pour cent-vingt-cinq (125) maîtres alors que la norme recommande un (1) Inspecteur pour cinquante (50) maîtres. La cassure sera plus profonde l’année prochaine puisque la FASTEF ne fournira aucun Inspecteur au système éducatif sénégalais.
              Les sortants des Ecoles de Formation (les Elèves-Maîtres) ne seront orientés qu’en Novembre. Quand arriveront-ils réellement sur le terrain ? En Décembre ou en en Janvier ? Longtemps après la rentrée, perturbant encore une fois le dispositif (précaire) mis en place par l’IEF ? Et pourtant, à part les plus de soixante-dix (70) départs, il n’y a pas eu d’arrivées à Bakel. Le déficit créé par la fuite des enseignants de notre Département (même s’ils sont affectés à partir du Mouvement National) pourrait-il être comblé sans l’Etat ?  Combien de nouveaux maîtres seront-ils affectés chez nous ?  Aurons-nous le nombre souhaité ? Bonjour encore les classes dites « spéciales » : doubles-flux, multigrades…une autre façon d’« alphabétiser » nos enfants!
      L’ouverture cautionnée par l’Etat des Collèges et Lycées dans certains endroits est à revoir :
-Une école élémentaire créée depuis les Indépendances, qui ne parvient pas à avoir un cycle complet (du CI au CM2), doit-on ouvrir un collège dans un village pareil abritant un établissement de ce genre, qui de surcroit ne polarise que de tous petits villages (des hameaux) ? D’où viendront ses élèves ? Et les professeurs ? Déjà en nombre insuffisant, au niveau national, par souci « politique », en créant partout des Lycées et Collèges, ne piétine-t-on pas, n’écrase-t-on pas, ne fait-on pas reculer davantage le système éducatif ?
-  Les Collectivités Territoriales, elles, semblent oublier les raisons de leur élection. Bien que les charges soient lourdes, les Compétences qui leur sont transférées doivent être honorées. Au niveau de l’Education, elles participent difficilement à la vie des écoles : des fournitures scolaires à la rentrée des classes, quelques classes construites, des bourses scolaires de temps en temps résument leurs actions.  
-Quant aux parents d’élèves, que faut-il leur reprocher en premier ? C’est leur manque de « poigne » ; sinon comment expliquer qu’après tout le tintamarre fait autour de cette rentrée, qu’au niveau du Moyen Secondaire, les cours de récréation et les salles de classes soient tristement vides ? Est-ce la faute des élèves ? Non, non et non !
Si dès le début de l’année, les parents d’élèves baissent les bras, que vont penser les enfants ? La dévalorisation de l’Ecole ne commence-elle pas par ce regard méprisant de la société sur ses lieux de formation, la haine des populations envers les éducateurs, le mépris des apprenants vis-à-vis de leurs maîtres, l’insouciance des enseignants face à leur outil de travail ?
Une année scolaire n’atteint pas neuf mois quand on lui enlève, une bonne partie de ses tripes, à savoir : les fêtes de Noël, Pâques, Gamou, Magal…les samedis et dimanches. Pour le peu de temps à consacrer au travail, tous (Etat, Enseignants, Parents d’élèves) doivent se mettre à la tâche pour relever le simple défi d’une année scolaire « NORMALE », sans grève, avec du SERIEUX de la part de chaque élément de la chaîne qui compose l’EDUCATION.
Idrissa Diarra

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