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 Infrastructures de la Commune de Diawara 

 Equipements socioculturels et sportifs

 La commune ne compte qu’un foyer des jeunes situé dans le  CEM. Il est abandonné  du fait de la vétusté du local. Un terrain vague inondable, situé dans le quartier de Koïtala 2 sert de terrain de football. 

 Equipements marchands

 Le commerce fait partie des activités dominantes de la commune. Il est constitué essentiellement de commerce informel de détail. La taille des entreprises est en général très petite avec un employé ou deux au maximum. Le commerce est concentré au niveau du marché central qui abrite également le marché hebdomadaire et du centre commercial. Ce dernier, situé à Samba Diély, est encore peu fréquenté. Les marchés ne sont pas spécialisés et jouent tous les deux les fonctions d’approvisionnement des quartiers de la commune et de certains villages de la communauté rurale de Moudéri. Il existe quelques petites boutiques intégrées dans l’habitat au niveau des quartiers. La couverture de la ville est actuellement correcte. En effet, près de 90 % des ménages se trouvent à 15 minutes de marche des marchés. Cependant, l’absence de commerçants grossistes et la mauvaise qualité des routes créent souvent en saison des pluies une situation de pénurie pour les denrées de première nécessité.

 Equipements cultuels et cimetières

 Diawara compte 3 grandes mosquées (Koïtala 1, Wodouga 1 et Wodouga 2) et 11 mosquées de quartier. Le niveau de couverture est correct. Les quatre cimetières, situés à Wodouga 1 et Wodouga 2 sont séparés d’une centaine de mètres. Ils sont vastes de 1,9 ha environ et peuvent faire face aux besoins d’ici dix ans.

 Espaces verts: Les espaces verts aménagés sont inexistants. Les associations végétales les plus intéressantes sont situées sur les berges du fleuve Sénégal. 

Infrastructures et Réseaux Eau potable: Les ressources en eau souterraine sont limitées. Diawara est située dans le socle ancien où les nappes sont localisées et de faibles capacités. Cependant le fleuve Sénégal offre d’importantes ressources en eau mobilisables pour l’alimentation des hommes, du bétail et l’agriculture. L’alimentation en eau de la commune est assurée par un forage datant de 1987 mais mis en service en 1992. Cet ouvrage localisé à Samba Diély, est équipé d’une pompe électrique et d’un château d’eau de 100 m3. Le faible débit du forage (entre 8 et 14 m3/h) nécessite un pompage de 14 heures d’affilé pour remplir le château d’eau. Aussi une production journalière de 150 m3 est-elle difficile à dépasser.
Le déficit en eau est actuellement très important. En effet, on compte 16 litres d’eau par jour et par habitant pour une norme de 35. Cette situation a poussé le comité de gestion à ne pas procéder à des branchements particuliers. La distribution s’effectue par 17 bornes fontaines payantes pour une durée de 4 h 30 par jour (6 h 30 à 10 h). L’enquête ménage indique qu’environ 48,3 % de la population utilisent encore l’eau des puits. La population à charge par borne fontaine est de 565 habitants à l’échelle de la commune. Elle varie selon les quartiers :    

Sakhola :               275     Samba Diély :          405                                      Wodouga 1 :           600     Koïtala 2 :               641                                      Wodouga 2 :           654     Koïtala 1 :               662                                      Bangassi :              693 

Le réseau, long de 3010 m est en pvc. Il n’a pas été bien dimensionné, car réalisé par extensions successives par des tâcherons. La gestion du forage qui relève encore de l’hydraulique rurale est confiée à un comité de gestion. Le comité perçoit les redevances des usagers et assure les frais d’entretien du forage et du réseau. La gestion pour l’année 2004 est bénéficiaire. Le tarif appliqué est de 20 F CFA par bassine et 10 F CFA par seau.

  Assainissement: Diawara est situé dans une zone basse où convergent les eaux de pluie en provenance des collines de Diomboro. Les superficies mal drainées sont importantes. En effet, près de 16 ha de zones où l’eau stagne longtemps en saison des pluies (12 % de l’aire urbaine) ont été identifiés. Le site urbain est également soumis à l’influence de la crue du fleuve qui creuse le lit de la rivière Ololongui et accentue le phénomène de ravinement des berges. Face à ces risques d’inondation par les pluies exceptionnelles et les crues, il n’existe aucun ouvrage d’assainissement.

 Gestion des déchets liquides L’évacuation des eaux vannes est assurée par un système individuel (fosses septiques et latrines traditionnelles). L’enquête ménage indique que 73,5 % des ménages disposent d’un WC raccordé à une fosse étanche, mais sans eau courante. Les autres ménages (26,5 %) sont équipés de latrines traditionnelles dont la réalisation ne respecte pas les règles de l’art. 

Gestion des déchets solides: Il n’existe pas de système organisé de gestion des ordures ménagères. Les ordures sont gérées de manière individuelle par les ménages. Selon les résultats de l’enquête ménage, 79 % des ménages se débarrassent de leurs ordures au niveau de dépôts sauvages ; 10 % les déposent en vrac dans la rue, 8 % les brûlent sur place et 3 % les mettent dans un trou dans la parcelle. Les dépôts sauvages d’ordures les plus fréquents sont les poches dépressionnaires, inondables, ce qui pose des problèmes de santé.Il est à noter l’existence de tentatives locales de solution du problème par des actions ponctuelles de nettoiement.

 Electricité: Comme pour les autres villes du Sénégal, l’alimentation en électricité est assurée par la SENELEC grâce à la ligne interconnectée en provenance de Bakel. Le réseau basse tension urbain développe un linéaire de 3330 m réparti comme suit par quartier :

 

Tableau n° 7 : Niveau de desserte par l’électricité 

QuartierLongueur réseau BT (m)% de ménages branchés

 SambaDiély

Bangass

iSakhola

Koïtala 1

Koïtala 2

Wodouga 1

Wodouga 2

 1006

503

408

285

418

310

400

 66,7

57,1

25,0

29,1

31,8

51,5

20,0

Total333042,3

Source : Enquête ménage et urbaine, 2004

 Le niveau de branchement des ménages est encore faible, avec seulement 42,3 %, soit 270 ménages. Seuls les quartiers de Samba Diély, Bangassi et Wodouga 1 atteignent 50 %. 

Eclairage public Le réseau d’éclairage public est long de 3250 m soit 97,6 % du réseau basse tension. La répartition du réseau par quartier présente des disparités : 

Samba Diély :   28,9 %

Bangassi :       14,5 %

Sakhola :        12,9 %

Koïtala 2 :       12,5 %

Wodouga 2 :   12,3 %

Wodouga 1 :    9,7 %

Koïtala 1 :       9,2 %

 

 La qualité de l’éclairage est médiocre du fait de l’équidistance élevée des foyers lumineux.  

Téléphone: Le service du  téléphone est géré par la SONATEL qui dispose d’une antenne de télécommunication dans le quartier de Samba Diély.  La densité de raccordement  au téléphone est relativement élevée pour une ville secondaire. En effet, elle correspond à un taux de branchement des parcelles occupées de 50%. Cependant, selon l’enquête ménage, la qualité du service est jugée médiocre par 40% des ménages interrogés. Le téléphone mobile est cependant très répandu.  

 Voirie et Transport :Voirie Urbaine La voirie principale est formée par la route Bakel-Diawara-Moudéry. C’est une piste répertoriée en latérite, très dégradée, qui traverse la commune d’Est en Ouest sur 2 Km environ. Elle franchit la rivière Ololongui à l’Ouest par un pont en béton large de 3 m en mauvais état (forte érosion). Ce pont est délaissé en saison sèche par les usagers qui passent par les bas côtés. Le reste de la voirie communale estimé à 18 Km environ n’est pas aménagé ; ce qui rend l’accessibilité des quartiers difficiles, surtout en saison des pluies.  Transport  Les liaisons extérieures sont assurées  par  un  parc de  25 véhicules  soit : 7 minibus, 10 taxis, 4 camionnettes (taxis brousse), et 4 camions. Ces véhicules ne disposent pas de gare routière ou de zones de stationnement aménagées. Les abords du marché servent de stationnement. Les liaisons entre la commune et l’extérieur sont rendues difficiles par la mauvaise qualité des routes Bakel-Diawara-Moudéry et Diawara-Bondji. Aussi durant la saison des pluies, la commune demeure-t-elle inaccessible après les fortes pluies. Les déplacements à l’intérieur de la commune se font généralement à pied. Selon les résultats de l’enquête ménage, 99,3% des ménages se déplacent à pied et seulement 0,7% par véhicule. Cette situation s’explique par la faible étendue de la commune et la proximité des équipements par rapport aux zones d’habitations (école, marché, poste de santé, administration…).

  Organisation de l’espace :

Evolution spatiale: Le village traditionnel date du 11e siècle. Il est implanté au bord du fleuve et correspond en partie aux quartiers de Sakhola, Bangassi, Koïtala 1 et Wodouga 1. Il est également organisé en grandes concessions regroupées autour de petites places et couvre une superficie de 30 ha environ. 
Le village de Diawara a été concurrencé par Bakel durant la période coloniale. Ce dernier, situé à seulement 18 Km  était dès 1818 érigé en fort militaire et escale fluviale. A cela s’ajoute le fait que les chefferies traditionnelles du village étaient peu favorables à la pénétration française. La création de l’école française en 1947 a marqué l’ouverture du village vers l’extérieur. Le village a commencé à se développer à partir de 1960, avec son élévation au rang de chef lieu d’arrondissement (création de la sous préfecture, du CERP, du bureau de poste…). C’est ainsi qu’en 1970, le premier lotissement vaste de 12 ha (50 parcelles) fut réalisé à la périphérie de Koïtala 1. A partir de 1972, Diawara fut érigé en siège de communauté rurale, polarisant un ensemble de villages. Les équipements urbains se sont renforcés (marché, école…). La population de Diawara passa à 3714 habitants au Recensement Général de la Population de 1976. Le village a commencé à attirer des populations. En effet, la sécheresse des années 1970 a poussé certains ruraux vers Diawara. Les retombées de l’émigration ont permis d’entretenir les familles et de développer le bâtiment d’où l’arrivée de nombreux artisans. La demande en parcelle des émigrés est devenue importante. Aussi deux lotissements d’extensions totalisant  210 parcelles  (50 ha) furent-ils réalisés à Wadouga 2 et Samba Dièly en 1984. La construction du poste de santé en 1985 a contribué à renforcer la polarisation et le dynamisme de la commune. La population urbaine passe à 4593 habitants en 1988 selon le Recensement Général de la Population et de l’habitat de la même année. Les lotissements de 1984 ont donné à la commune sa forme actuelle. Cependant, le renforcement de l’économie urbaine (essor de la construction, du commerce, et le retour des émigrés retraités) a contribué à l’accroissement de la population de la commune. En effet, la population passe à 9610 habitants en 2004, d’après les résultats de l’enquête ménage. Le dynamisme économique et démographique de Diawara a décidé les autorités à l’élever au rang de commune. 

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