Deux mois aprĂšs que les autoritĂ©s des deux pays ont dĂ©cidĂ© de le rĂ©activer, le Transit routier inter-Etats (Trie) est entrĂ© en vigueur sur lâaxe Dakar-Bamako pour faciliter les Ă©changer et Ă©radiquer les nombreuses tracasseries routiĂšres tant dĂ©criĂ©es par les populations qui voyagent sur ce corridor. La douane sĂ©nĂ©galaise a, Ă cet effet, pris toutes les dispositions pour que cette mesure soir effective. Elle a en effet sorti, depuis le 15 juillet, une note de service pour informer ses agents des dispositions de ce rĂ©gime. Et pour mieux sensibiliser les opĂ©rateurs sur ce rĂ©gime douanier qui permet dâĂ©viter les multiples contrĂŽles, la Chambre de commerce, dâindustrie et dâagriculture de Dakar (Cciad) a organisĂ© hier une rĂ©union de sensibilisation Ă lâintention des commissionnaires en douanes et des usagers du corridor. Cette rencontre, organisĂ©e en collaboration avec les douanes sĂ©nĂ©galaises et la direction des transports terrestres, avait pour objectif dâinformer lâensemble des acteurs sur ce rĂ©gime douanier, de prĂ©senter ses avantages et son fonctionnement. Elle fait suite Ă la signature du protocole dâaccord entre la caution nationale malienne et la caution nationale sĂ©nĂ©galaise le 1er juillet dernier. En effet, câest lors de la confĂ©rence frontaliĂšre de Kayes des 20 et 21 mai dernier que les Premiers ministres du Mali et du SĂ©nĂ©gal avaient dĂ©cidĂ© de faire appliquer le Trie unique Ă partir du 1er juillet dernier.âDepuis 2008, on a constatĂ© quâil y a eu un frĂ©missement sur le commerce entre le SĂ©nĂ©gal et le Mali Ă travers le transit routier inter-Etats qui est un point important car influant sur le classement du Doing business. Le SĂ©nĂ©gal doit faire un effort parce que le Mali est notre passage naturel vers lâinterland. Notre objectif, ce sont les pays de la sous-rĂ©gion mais notre porte dâentrĂ©e, câest Bamako. Donc, nous devons faire en sorte que ce corridor soit fluideâ, plaide Aly Mboup, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la Chambre de commerce de Dakar