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 Tambacounda, 12 mai (APS) - L’Agence autonome des travaux routiers (AATR) a perdu la moitié de sa rapidité d’intervention, suite à l’entrée en vigueur du nouveau Code des marchés publics qui a mis fin à tous les ‘’allègements’’ dont elle bénéficiait en matière de procédure, a indiqué le chef de l’antenne régionale de Tambacounda. ‘’La dérogation réduisait de beaucoup nos procédures. Avant le nouveau code des marchés, entre une publication d’appel d’offres et l’exécution des travaux au niveau de l’agence, c’était 45 jours, actuellement c’est trois mois’’, a indiqué à l’APS Lamine Ndiaye. L’AATR est chargée des travaux annuels d’entretien du réseau routier, notamment les ponts, les routes en terre et les routes bitumées, ainsi que des travaux de réhabilitation. ‘’Maintenant, c’est encore difficile’’, a dit M. Ndiaye, soulignant que ’’les allègements qu’on avait avec l’AATR, on les a perdus, il n’y a plus d’allègement, il y a un nouveau code des marchés et ce code des marchés n’a pas de restriction. Tout le monde y est soumis, aussi bien l’agence que les administrations’’. Pour l’ancien chef de région des TP, ‘’on revient à l’ancien système’’, concernant les procédures, même si la rapidité d’exécution reste intacte. L’AATR est un ‘’prolongement’’ des Travaux publics, qu’elle a remplacés, a expliqué M. Ndiaye, selon qui, elle a été créée dans un souci de simplifier les procédures et d’aller plus vite en matière de travaux routiers. ‘’On s’est dit que les TP avaient une gestion très lourde du patrimoine routier et qu’il fallait créer une agence à qui on allait alléger les procédures pour que le travail se fasse plus rapidement’’, s’est souvenu l’ancien chargé de projets des TP.

Avec la création de l’AATR en 2001, a-t-il poursuivi, les procédures avaient été allégées. L’agence ne faisait plus passer ses marchés à la CNCA et avait créé en son sein, un conseil des routes qui procédait ’’aux contrôles a priori et a posteriori’’ des appels d’offres. L’autre dérogation que l’AATR a perdue, porte sur le ‘’seuil des marchés’’, a-t-il signalé, rappelant qu’avant l’entrée en vigueur du nouveau code des marchés, ‘’le chef d’agence pouvait consulter trois entreprises minimum pour des travaux jusqu’à 50 millions’’. ‘’Ça veut dire que s’il y avait une coupure sur la nationale, au niveau régional, je pouvais faire une consultation et en dix jours, je pouvais faire intervenir une entreprise là-bas’’, a-t-il dit à titre d’exemple. Si les travaux coûtaient ‘’moins de 20 millions, je pouvais faire intervenir une entreprise le jour-même de la coupure’’, a-t-il poursuivi, indiquant que ‘’les procédures d’urgence (…) se géraient entre une semaine et 20 jours’’. ‘’Maintenant, il n’y a plus d’urgence’’, a-t-il dit, évoquant l’exemple d’une brèche qui a coupé la route reliant Tambacounda à Bakel et qui n’a pu être réparée depuis un an. ‘’Le code des marchés, c’est vraiment très transparent, mais malheureusement les procédures sont très longues, ça ne travaille pas pour les urgences’’, a commenté le chef d’antenne régionale de l’AATR. ‘’Quand il y a inondation, il faut agir très vite. Les populations ne vont pas attendre que la DCRP donne son avis de non objection’’, a-t-il avancé. Toutefois, en tant que membre de l’administration, Lamine Ndiaye dit ‘’applaudir des deux mains’’ le nouveau code qui, à son avis, lui facilite la tâche. ‘’Si je ne fais pas la coupure de Bakel, personne ne peut me dire pourquoi tu n’as pas fait, alors que sans la procédure, je serais obligé de me démerder, et c’est à mes risques et périls’’. ‘’Mais là, j’attends, je fais les correspondances et les demandes que j’ai à faire. Si ça passe, c’est bon. Lle cas contraire, j’aurai fait mon devoir, a-t-il relevé. ‘’Avant (le nouveau code des marchés), ça ne pouvait pas arriver, je suis obligé de le faire’’, a-t-il ajouté. Le responsable régional de l’AATR a souligné la nécessité de ‘’se caler’’ sur les procédures en vigueur, compte tenu des audits et de ‘’tout un programme de contrôle derrière’’. ’’La possibilité offerte auparavant de trouver une entreprise avec laquelle on s’entendait sur un devis pour effectuer des travaux, serait dans la situation actuelle assimilée à de l’entente directe’’, a-t-il relevé. ’’Un auditeur qui examinerait plus tard la gestion antérieure, pourrait aussi estimer qu’il y a eu surfacturation’’, a-t-il laissé entendre, avant de préciser que tout dépend des conditions dans lesquelles l’entreprise a été mobilisée.

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