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Le ministre des Infrastructures et des Transports, Thierno Alassane Sall, a procédé, mardi, à une visite de chantiers routiers sur le tronçon Keur Massar-Sangalkam-Bayakh-Kayar débouchant sur le Km 50 de la route nationale numéro 2. Il s’agit de deux projets routiers d’un coût de plus de 8 milliards de FCfa qui vont  améliorer la mobilité et  l’essor économique de la zone des Niayes, un pôle de développement du maraîchage et de la pêche.

Casquette bien vissée sur la tête, cache-nez au vent, le ministre des Infrastructures et des Transports a effectué, ce mardi, une visite au pas de charge dans la zone des Niayes. Première étape, le chantier routier sur l’axe Keur Massar-Tivaouane Peulh, Ndiakhirate-Sangalkam. Ce projet, d’un coût de 4, 61 milliards de FCfa, est exécuté par l’entreprise Cde. Les travaux connaissent actuellement un état d’avancement significatif, grâce à l’activité des compacteurs et autres finisseurs trouvés sur le terrain.

 

Le directeur des travaux de Cde, Bassam Ineiné, a informé qu’il s’agit d’une route bitumée qui fera le bonheur des populations. Des dalots (ouvrages d’art) sont, par ailleurs, construits par l’entreprise pour faciliter l’écoulement des eaux de ruissellement.  A hauteur de Tivaouane Peulh, les ouvriers s’affairent à la confection de la couche de base stabilisée au ciment à 3 %. Deuxième étape de la visite, le tronçon  Km 50 - Bayakh-Kayar, long de 19 kilomètres. Un chantier d’un montant de 4, 412 milliards de FCfa. Pour le directeur régional d’Ageroute des régions de Thiès et Diourbel, Mamadou Faye, il s’agit de la reconstruction totale  d’une route départementale en état de dégradation très avancé. L’axe Bayakh-Kayar est achevé à près de  95 %, selon les techniciens trouvés sur les lieux. Les moines de Keur Moussa peuvent, eux aussi, afficher le sourire, car une bretelle menant à leur célèbre monastère est en cours de réalisation. Le Père Ange Marie Niouky, un des anciens de l’Abbaye, a vivement remercié les autorités en charge des Infrastructures avant de signifier à la délégation ministérielle que ses congénères et lui prient pour la paix et la prospérité sur toute l’étendue du territoire national.

Un programme d’urgence pour les régions
Le chef de l’Etat, Macky Sall, accorde une importance capitale à  la réalisation d’infrastructures de qualité dans les régions. A titre d’exemple, lors du dernier conseil des ministres tenu à Tambacounda, une enveloppe supplémentaire de 50 milliards de FCfa a été ajoutée à la somme préalablement dévolue à la région orientale, pour aider au désenclavement de la zone. Des sites comme Bakel ou Kéniaba sont inaccessibles dès la tombée des premières pluies. Le ministère des Infrastructures et des Transports entend remédier à ce déséquilibre infrastructurel entre la capitale et les régions. « Il faut des actions hardies, conformément aux instructions du chef de l’Etat. Les populations et la société civile demandent des infrastructures, à savoir des routes, des hôpitaux, des écoles, etc. », a dit le ministre Thierno Alassane Sall.
C’est  sans doute la raison pour laquelle l’Etat est dans une nouvelle dynamique de lancer des programmes ambitieux  et prioritaires pour le désenclavement des régions éloignées du pays. Pour cela, des mécanismes de financement adaptés sont nécessaires,  surtout par rapport à l’ampleur des besoins, a souligné le ministre,  qui a donné l’exemple du tronçon Kédougou-Tamba, long de 75 km et  qui nécessite 4 heures de route  en véhicule tout-terrain, en période hivernale. Ce n’est pas normal,  a-t-il affirmé. Car, dès qu’on franchit un ouvrage d’art, aucun véhicule ne peut poursuivre sa route.

Permis de conduire : L’Inspection technique  des transports enquête sur les fraudes
Le dossier des permis de conduire mal acquis est au devant de l’actualité depuis quelques semaines avec la grève des gérants d’auto-écoles récemment reçus en audience par le ministre Thierno Alassane Sall. Il y a eu un mécanisme d’acquisition des permis qui n’a pas épousé la réglementation en vigueur. Cela pose la question cruciale de la corruption qui mine notre pays dans tous les secteurs d’activités, y compris dans notre administration, et qui a été dénoncée récemment par le président Macky Sall, a analysé le ministre de tutelle. « C’est inadmissible de constater ce niveau de corruption qui handicape grandement les populations dans le processus d’acquisition des pièces administratives », a-t-il estimé. Dès le 9 avril dernier, une commission d’enquête dirigée par l’inspecteur technique du ministère a été diligentée pour voir les causes structurelles et les personnes concernées par cette fraude sur les permis de conduire. Certaines personnes ont été arrêtées, mais c’est l’arbre qui cache la forêt, car les responsables du transport entendent s’attaquer aux racines du mal. Il va falloir situer les responsabilités des uns et des autres, et ne pas privilégier une justice expéditive, a informé l’autorité. « Nous attendons les conclusions de la commission d’enquête pour  prendre les mesures qui s’imposent en rapport avec toutes les parties concernées pour l’établissement de règles transparentes sur l’acquisition des permis de conduire », a conclu M. Sall.

Réalisation d’ouvrages de prévention contre les inondations
Ces travaux se font aussi dans le cadre de la lutte contre les inondations avec à la clé, la réalisation de 2500 mètres d’ouvrage d’assainissement  et d’autres constructions importants pour l’évacuation des eaux. La question des inondations a été posée par les populations au cours de cette visite de terrain. Pour le ministre des Transports, la zone concernée par ces travaux routiers est une bande inondable, située sur des bas-fonds. Cela pose le problème de l’occupation des espaces. « Les gens viennent se mettre en amont et en aval des ouvrages d’art réalisés sur les tronçons. Je vais saisir les autres membres du gouvernement concernés par cette situation, car ce sont des problèmes qu’il ne faut pas laisser prospérer et créer ainsi de nouvelles zones inondables », a-t-il assuré. Parallèlement, la philosophie de la réalisation de ces ouvrages repose sur la récupération de  l’eau, pour qu’elle n’aille pas dans les maisons. Des collecteurs ont été édifiés le long de la route. La récupération et l’évacuation des eaux sera assurée par les ouvrages réalisés dans le cadre du projet.

Mamadou Lamine DIATTA

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