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chemin de fer

Le train « voyageurs » s’arrête. La vie tourne au ralenti dans les villes et villages abritant gares et haltes. Suffisant pour que les populations formulent un plaidoyer pour le sauvetage des Chemins de fer.Un nouvel espoir de voir la vie resurgir des quais !La demande est la même. De Thiès à Guinguinéo en passant par Bambey, Langnar, etc. Cheminots à la retraite ou en activité, populations appellent le gouvernement à sauver le chemin de fer. Que les trains « voyageurs » reprennent du service ! Les arguments ne manquent pas.Ousmane Ly, agent municipal, souligne que Gossas a perdu de sa vitalité avec l’arrêt des trains « voyageurs ». « Les activités sont au ralenti dans une ville où il y avait tous les jours de l’ambiance. Les gens venaient et partaient. On pouvait se procurer tous les produits à la gare », rappelle-t-il. Fils de cheminot, Ousmane Ly était garçon de quai. Il vendait des billets de quai qui autorisent le porteur à accéder aux quais d’une gare, mais pas à monter à bord des trains.

 

Ce ticket permet notamment d'accompagner les voyageurs jusqu'à leur voiture, en limitant l'accès des autres personnes. Un gage de sécuritéPour le vieux Amadou Lamine Bâ, pas besoin d’être un économiste pour savoir que l’arrêt des trains « voyageurs » a accentué la pauvreté dans les villes et les villages desservis par le train. « Le train contribuait à la lutte contre le chômage et la pauvreté dans les villes et les campagnes traversées par le rail », affirme-t-il. Il ajoute que les trains voyageurs permettaient également de fixer les populations, notamment les jeunes, dans leur terroir. Le vieux cheminot note que depuis l’arrêt des trains « voyageurs », les marchands ambulants sont devenus plus nombreux. Et le phénomène s’est accentué avec les problèmes liés aux campagnes agricoles. « Les gens quittaient leur ville ou village le matin pour rentrer le soir. Certains se livraient au petit commerce dans le train », dit-il. En sus de ces avantages, le train est un moyen de transport sûr. « On enregistrait des accidents mais c’était rare », note Youssoupha Gangaly Cissokho. « Aujourd’hui, on ne peut pas en dire de même pour les voitures. Ce qui est arrivé sur la route de Tambacounda est inadmissible », commente-t-il. Le transport par train coûte aussi moins cher. En prenant ce moyen de locomotion, le voyageur découvrait son pays en faisant des escales dans certaines villes et autres villages. Autre avantage : il n’y a point d’embouteillage. Enfin, souligne le vieux Cissokho, l’investissement sur le fer, même s’il est plus coûteux, dure plus longtemps.Pour toutes ces raisons, les populations ont porté la toge d’avocat pour plaider le sauvetage du chemin de fer. Ibrahima Siby, chef de gare de Guinguinéo, préconise la reprise des chemins de fer par l’Etat, la réhabilitation de la voie qui nécessite des investissements lourds que seul un gouvernement peut faire, le recrutement d’un personnel d’entretien. « Les bénéficiaires de la concession sont des commerçants. Ils sont venus pour se faire de l’argent. Seul le gouvernement sénégalais peut permettre au chemin de fer de reprendre leur envol. Depuis 2003, il y a eu quatre repreneurs. Cela n’est pas normal », déclare-t-il. « Si l’Etat ne prend pas en charge les chemins de fer, toute tentative sera vouée à l’échec », ajoute-t-il. La Gare de Dakar, le sacré et le symboleDe l’avis du chef de gare de Guinguinéo, la réhabilitation de la voie doit commencer par l’axe Dakar-Thiès. « Actuellement, la voie est bonne de Thiès à Kothiary. Pour l’instant, on peut faire l’entretien sur cet axe », dit-il. M. Siby suggère aussi le renouvellement de la voie Kothiary-Kidira.

Après la réhabilitation de la voie, il faut des trains, surtout des trains « voyageurs ». « Le chemin de fer, ce n’est pas seulement les rails. Sans marmite, on ne peut pas cuisiner. Il faut que les trains-voyageurs reprennent du service », répètent en chœur Youssoupha Gangaly Cissokho et Abdou Sène. « Un chemin de fer sans train « voyageurs » n’en est pas un. Il faut remettre tous ces trains en marche ainsi que les autorails », estime Amadou Lamine Bâ. Il indique que le développement du Sénégal ne peut se faire sans le chemin de fer. De plus, le Port de Dakar a besoin de cet outil pour son repositionnement. « Si le gouvernement néglige le chemin de fer, le Sénégal sera toujours en panne », prévient-il. « Les gens ont besoin de cela et ils pourront voyager en toute sécurité », renchérit Ibrahima Siby.Mais, dans cette relance du chemin du fer, M. Siby demande le maintien de la gare de Dakar et sa rénovation pour diverses raisons. « C’est un site historique, la référence du chemin de fer au Sénégal. Toutes les grandes figures religieuses sont descendues à cette gare. On doit la conserver », argumente-t-il. 

 

D’une époque à une autre : Quand la gare de Louga devient un ghetto pictural…Le train n’entre plus en gare comme au bon vieux temps de la gloire du rail ! A Louga, l’inspiration siffle un air mélodieux au gré de la musique ou des tableaux attestant du génie du jeune artiste Mamadou Mbaye Tall.La gare, c’est un bâtiment à étage. Dès l’entrée, se découvre, au rez-de-chaussée, un atelier de peinture. Trois jeunes, Pape Seck, Malick Diallo et Cheikh Tacko Diaw, trois jeunes de cette localité, sont à l’intérieur. Le maître des lieux n’est pas sur place. Ces derniers nous installent en attendant son arrivée.Dans les locaux, on trouve un désordre révélateur : trois tables, des bouteilles vides par-ci, des pots de peinture par-là, des morceaux de tissus, des tableaux accrochés sur le mur que les tâches de peinture de couleurs différentes rendent très attirants. Malgré ces fresques, le site est loin de sa raison d’être : une étape pour le trafic ferroviaire, entre Dakar et Saint-Louis.Dix minutes après notre arrivée, un jeune de taille moyenne, vêtu d’une chemise « Lacoste » orange et en jeans, débarque sur les lieux. Il s’agit de notre homme. Mamadou Mbaye Tall est âgé de 36 ans. Avec une mine radieuse, M. Tall, très sympathique, ouvre le débat. « C’est vous les journalistes. Soyez les bienvenus dans notre ghetto », lance-t-il. Ouvert, le jeune artiste peintre répond à nos questions avec une précision déconcertante. D’abord sur les raisons du choix de ce métier et le début de sa carrière, il explique : « J’ai embrassé ce métier dès que j’ai quitté l’école, vers les années 1990. J’étais un grand dessinateur. Un ami artisan, qui dessinait sur des bouteilles, m’a initié à la peinture », explique-t-il. Il poursuit : « Devenir artiste-peintre, à part entière, est un rêve que j'ai pu réaliser au fil du temps. J'avais souhaité en faire mon métier, mais ce n'était pas le souhait de ma famille qui ne considère pas cette profession comme une occupation sérieuse ». Serigne Touba, le destin, l’inspiration…Malgré tout, le bonhomme, qui croit en ce métier, s’est frayé son propre chemin pour monter son entreprise. M. Tall a fini par s’installer à la gare. « Il y a un peu plus de dix ans maintenant, quand le chef de gare de l’époque, Baye El Hadji Malick Dieng, nous donnait l’autorisation d’installer cet atelier ici », souligne-t-il. « Ce choix est guidé par le simple hasard mais, sûrement, le destin m’a amené ici, sur un site où Serigne Touba est passé », se glorifie-t-il.Dans l’enceinte de la gare, il cohabite avec le conservateur de la mosquée « Kad Gui », où le vénéré Cheikh Ahmadou Bamba avait effectué les prières de « Tisbar » (14 heures) et de « Takussaan » (17 h), avant d’être embarqué dans le train pour Saint-Louis. Une cohabitation pleine de symboles et d’enseignements, car, à en croire le jeune plasticien, « c’est une source d’inspiration ».Pour lui, entre le culte et la culture, il n’y a vraiment pas de différence. L’artiste peintre estime qu’il ne pouvait rêver d’un meilleur endroit pour son atelier. Mamadou Mbaye Tall partage ce lieu avec trois jeunes qui ont presque le même âge.Ils peignent presque sur tout support pour fabriquer des tableaux d’art, des « sous-verres », des bouteilles de sables et des toiles. « Nous faisons également de la sérigraphie et de la décoration de bâtiments », précise Pape Seck, un peu plus âgé. Un travail qui nécessite plusieurs matériaux, notamment du tissu, du bois, des bouteilles vides, de la peinture, du pétrole, de la colle blanche, des pinceaux, etc. 

Un génie en quête d’engouementCes peintres tirent leur inspiration du paysage qui les entoure : le patrimoine bâti, la mer, les personnages historiques et religieux. La religion est également très présente dans leurs œuvres. On retrouve des personnages religieux comme Serigne Touba, des noms d’Allah, etc. Une orientation que confirme Cheikh Tacko Diaw dont la plupart des œuvres traitent de la grandeur d’Allah, de l’histoire du fondateur du Mouridisme. Des œuvres qui, pourtant, n’intéressent pas beaucoup les clients. « Ils ne comprennent pas la valeur des objets et des œuvres que nous réalisons, au point de ne pas payer le prix qu’il faut », déplore M. Tall qui a participé à plusieurs expositions collectives d’art contemporain et traditionnel au centre culturel et au Festival international de folklore et de percussion (Fesfop) de Louga.Cet événement lui a permis de recevoir, chaque année, dans son atelier, des groupes de touristes qui s’intéressent à ses œuvres. Celles-ci sont également constituées de produits de musique. Artiste accompli, Mamadou Mbaye Tall aime alterner sa passion avec la musique. Grand guitariste, il fut membre de l’orchestre « Ndiambour Salsa ». L’atelier sert aussi de studio de répétition pour les membres de son nouvel orchestre « Dêg Dathie ». Il aime partager sa passion, en donnant des cours de peinture et de musique. Des fois, ses collaborateurs et lui organisent des séances de peinture en plein air et jouent de la musique. Avec son équipe, il aspire à des formations et veut surtout bénéficier de financements.El hadj Ibra Thiam, attaché commercial au Port autonome de Dakar : « Le chemin de fer accroît la compétitivité du Port de Dakar »Dans le repositionnement du Port autonome de Dakar, la réhabilitation du chemin est un enjeu stratégique. Ce mode de transport permet d’expédier ses marchandises à un coût minimum, dans des délais raisonnables et dans la sécurité du transport.Les difficultés dans lesquelles se débat Transrail ont aussi des répercussions négatives sur des secteurs d’activité comme le Port autonome de Dakar. El Hadj Ibra Thiam, attaché commercial au Port autonome de Dakar et chargé du suivi du transport des conteneurs, estime qu’un port a besoin pour sa compétitivité d’être connecté à la route et au chemin de fer. Ces infrastructures permettent, selon lui, de soutenir les efforts des autorités portuaires qui ont investi d’importantes sommes dans le cadre de la politique de modernisation du Port autonome de Dakar et d’accroître sa compétitivité par rapport aux autres ports de la sous-région, particulièrement celui d’Abidjan. « Si, aujourd’hui, le port investit dans le but d’augmenter le trafic, il est important d’avoir d’autres modes de transport performants pour favoriser une circulation fluide des marchandises », affirme-t-il.

Une bonne connexion à un réseau routier et ferroviaire permet une expédition rapide des marchandise, et cela a l’avantage de décongestionner le port de Dakar. « Le Port n’est pas le lieu de stockage des marchandises, mais un lieu de transit. On a besoin d’avoir des dessertes intérieures qui permettent, après le transbordement, l’acheminement des marchandises dans les plus brefs délais », explique M. Thiam.Il donne l’exemple des ports d’Europe qui sont connectés aux autres modes de transports. « Certains mêmes disposent de réseaux fluviaux », souligne-t-il. D’ailleurs, El hadj Ibra Thiam souligne que le colon avait compris l’importance pour le Port de Dakar d’avoir une bonne desserte ferroviaire. « La voie ferroviaire constituait un moyen de communication important et d’expédition de marchandises et de personnes. C’était une option économique prise par le colon afin de raccorder les différentes parties de l’Afrique et de développer les échanges, la circulation des personnes et des biens dans un contexte où il y a peu de voies routières de communication », explique-t-il.En termes de coûts, M. Thiam soutient qu’’il est plus avantageux pour l’opérateur économique d’expédier ses marchandises par la voie ferroviaire. « Ce mode de transport permet à l’opérateur économique d’expédier ses marchandises à un coût minimum, dans des délais raisonnables et dans la sécurité du transport», avance-t-il.A cela s’ajoute le fait que le train peut transporter d’importantes quantités de marchandises. « Quand on parle de transport de masse, le train est l’outil le plus indiqué. Il est capable de transporter des centaines de tonnes et des milliers de passagers », note M. Thiam.   El hadj Ibra Thiam estime que la réhabilitation de la voie et l’achat de wagons suffisants pour le transport de marchandises est une question stratégique. Les avantages sont multiples. Cela va accroître la compétitivité du port autonome de Dakar par rapport aux autres ports de la sous-région, particulièrement celui d’Abidjan qui concurrence le Port autonome de Dakar sur le trafic vers le Mali.Conscient de l’importance de cet outil pour le port autonome de Dakar, M. Thiam suggère une réflexion sur les problèmes du chemin de fer en vue d’apporter les solutions idoines à cet instrument capital dans la compétitivité du port de Dakar.   «En l’absence d’une offre de wagons suffisante, cela peut entraîner une congestion des marchandises », avance-t-il.Amadou Kanté, le cheminot qui a participé à la grève de 1977Né vers 1940, Amadou Kanté, cheminot à la retraite, regrette la léthargie des chemins de fer.

Entré par effraction dans le métier, il a fini par le chérir. Aujourd’hui, il souhaite la réhabilitation et la relance du chemin de fer pour le développement du pays.Il a le sourire las, le débit lent. Le vieux Amadou Kanté reçoit à son domicile à Thiès. Ancien cheminot à la retraite, il est entré à la Régie des chemins de fer par effraction. Il aurait pu devenir ingénieur ou technicien dans un autre domaine, mais le destin en a décidé autrement. « Pour l’examen, j’ai composé le matin ; le soir, je suis arrivé en retard en classe. Ils ne m’ont pas accepté », rappelle-t-il.Loin de se décourager, le jeune Kanté part à Guinguinéo retrouver son oncle qui était chef mécanicien à la gare. Pendant trois ans, il apprend le métier d’électricien. A la fin de sa formation, il travaille dans une société privée. Il révèle : « J’ai monté les postes de transformation de Guinguinéo ». En novembre 1963, il tente le concours des aides conducteurs des chemins de fer et le réussi avec brio. «Nous étions 212 candidats et j’ai été parmi les 15 premiers », se souvient-il. Alors, commence une carrière professionnelle de trente ans. A l’époque, appartenir à la famille des cheminots était une fierté.Les trains sifflaient presque partout au Sénégal et procuraient du plaisir aux populations. Les gares grouillaient comme une ruche. L’entrée en gare était l’occasion, pour les galopins, d’admirer et d’envier ces nombreux voyageurs qui avaient le privilège d’être à bord de ces machines. Quand le train reprenait la route, lâchant ses sifflets sourds, les enfants courraient jusqu’à essoufflement. « C’était merveilleux et inoubliable. Et c’est très difficile de ne pas être nostalgique de ces temps », avoue Amadou Kanté. Aujourd’hui, il évoque cette séquence de sa vie le cœur lourd. Avant de terminer sa phrase, il laisse éclater son amertume. « Quel gâchis ! » lâche-t-il. Le vieux cheminot estime que le Sénégal aurait beaucoup gagné en entretenant ce formidable outil légué par le colon. Grâce au train, le Sénégal était presque désenclavé.Au rayon des souvenirs, Amadou Kanté range la grève de 1977. Une manifestation sur laquelle il revient pour rétablir la vérité. « Certains agents devaient être reclassés, mais le patronat voulait nous maintenir dans des grades inférieurs. On a déclenché une grève et le président Léopold Sédar Senghor a dit que les cheminots voulaient provoquer un coup d’Etat au Sénégal.

On ne pensait même pas à cela. Nous demandions seulement l’amélioration de nos conditions de travail », insiste-t-il.Leur entêtement leur avait coûté un licenciement. « Le président Senghor avait demandé à Oumar Ndiaye (responsable syndical) de tout faire pour éviter le déclenchement de la grève. Seulement, quand l’ouvrier est décidé, personne ne peut l’arrêter », rappelle le cheminot. Selon lui, presque tous les cadres de la traction, de l’exploitation et de la voie étaient licenciés. Mais le gros du lot était constitué de conducteurs, parce que c’est eux qui avaient immobilisé les trains.Dans l’épreuve, la solidarité de corps s’est merveilleusement manifestée. « Les travailleurs se cotisaient pour nous soutenir. Le premier mois, tous les exclus ont reçu l’intégralité de leur salaire », se félicite-t-il. Mais, à la longue, les camarades se sont essoufflés et le soutien était moins important. Il confesse : « C’était une période assez difficile pour nous ».Agent discipliné, le cheminot Kanté faisait consciencieusement son travail. Au grand bonheur de ses chefs qui le lui rendait bien. « Je n’ai jamais eu de problèmes aux chemins de fer. Il y avait des gratifications trimestrielles. J’avais toujours une majoration de 3, la note maximale. Je n’ai jamais eu M2 », s’enorgueillit Amadou Kanté. Il abhorrait les fainéants et les défaillants. Cette catégorie d’individus le mettait hors de lui, lui qui se départi rarement de son calme. «  J’étais virulent avec les défaillants. J’avais un doyen qui est décédé il y a cinq ans et que je respectais beaucoup. Quand il a défailli au cours d’une grève, je l’avais traité de tous les noms d’oiseau. Il était même surpris, parce que j’avais beaucoup d’égards envers lui », dit-il. Il dit aussi ne pas pouvoir supporter l’injustice.Né vers 1940, Amadou Kanté est parti à la retraite en 1994 avec le plan social à la Société nationale des chemins de fer du Sénégal. Depuis, il se bât pour le paiement de tous les droits dus aux cheminots retraités. Il a présidé, jusqu’en 2005, les destinées de l’Association des cheminots à la retraite. Durant sa carrière, le vieux cheminot a été marqué par le directeur général Khalilou Sall. « Il était en avance sur son temps. Il avait une vision progressiste par rapport à cette période, témoigne-t-il. Malheureusement, il n’est pas resté longtemps ». Il souhaite la réhabilitation et la relance du chemin de fer. « Cela me fera vraiment plaisir », sourit-il.

  • Par Babacar DIENG, Mamadou GUEYE et Ousmane MBENGUE - Photos : Ndèye Seyni SAMB

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