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Malijet. Désormais votre bimensuel vous propose une rubrique d’histoire. En effet, de nombreux lecteurs de Ségou et d’ailleurs ont sollicité cette rubrique qui certainement va contribuer à une meilleure connaissance du passé de notre région et par extension de notre pays. Nous vous proposons l’Histoire de Ségou depuis l’implantation des premières communautés au 13ème siècle jusqu’à la naissance du royaume bambara de Ségou. Un regard sera jeté sur son histoire contemporaine également.

Le peuplement de la région de Ségou est très ancien. Beaucoup de villages de la région  reconnaissent s’y être installés depuis plusieurs siècles.  Les premiers habitants du pays de Ségou semblent avoir été les « maraka » et les « boso ». Venus par vagues successives surtout depuis la dispersion soninké consécutive au déclin de l’empire du Ghana, soninkés  fondèrent dans la région des cités dont les neufs célèbres « marakadougoukonoton » qui sont : Tien- markala, Kirango –markala, Sama- markala, Boussin, Dougouba, Koukoun, Togou, Soké-markala, Tatrima. Certaines de ces cités allaient devenir des centres commerciaux ayant un grand rayonnement.

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El Hadj Omar Foutiyou Tall, le guide religieux qui a tenu la dragée haute aux Français a laissé des traces indélébiles à Bakel. Ici, il se dit que le saint homme établissait, lors de ses périples, ses quartiers au sommet d’une des montagnes qui font le charme de la ville. Situé au dessus du quartier Darou Salam, le site est un endroit qui fascine grâce notamment à sa quiétude. En plus d’être un sanctuaire religieux, l’endroit était aussi une forteresse imprenable pour le natif d’Halwaar et ses compagnons qui pouvaient, à partir du sommet de la montagne voir les ennemis et se préparer en conséquence. Visite guidée.

Le visiteur qui arrive pour la première fois à Bakel, est d’emblée fasciné par les gigantesques montagnes qui surplombent de part et d’autre la ville. Un beau décor digne d’une carte postale qui fait tout le charme de cette localité atypique.

C’est pourtant le côté historico-cultuel de ces monts qui semble le plus intéresser les Bakelois et autres étrangers. Ici, on raconte que lors de ses déplacements dans la zone, le guide religieux, El Hadj Omar Foutiyou Tall qui a tenu tête à l’occupation étrangère, établissait ses quartiers au sommet d’une des montagnes située juste derrière le quartier Darou Salam.

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Ce matin, je pense à tous ces quolibets qui s'agrippent au cou de l'Afrique. On m'a dit que mon Afrique rime avec maladie, famine, souffrance et guerre. On m'a dit que mon Afrique excelle dans l'art de voler les rêves. Je me souvins des mots de la récitation " Afrique mon Afrique " de David Diop. Une belle réponse à toutes ces balivernes. Mieux, je vous mets dans la confidence pour montrer que mon Afrique rime avec joie.

Ce matin, je veux crier sur tous les toits que ma terre natale fut un havre de paix. Cette même terre qui vomit ses fils aux portes de l'Atlantique n'est pas que famine et malheur.  Mon Sénégal plus précisément sa partie orientale fût également un nid de plaisir et de bonheur. En cette douce matinée glaciale, assis dans le Tram parisien roulant sur les rails qui exploitèrent mes aïeux, mon esprit emprunta la bretelle des souvenirs. Il fit une brève rétrospective. Il s'en alla revisiter les délices de mon enfance.  Rien à voir avec celle de tous ces visages pâles et fermés que je croisais tous les matins.

 

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Voici les chefs de village de 1910 à aujourd'hui : Samba Touré TIMERA Modinkani Diabéka : 1910 – 1940 = 30 ans de chefferie. 5 années de vacance de la chefferie en partie due à la présence coloniale (mobilisation pour la deuxième guerre mondiale 1939 – 1945) et aux querelles intestines. L’administration coloniale avait choisi Sada Ciré TIMERA en récompense de son héroïsme militaire lors de la guerre au détriment du chef coutumier héréditaire.
Sada Ciré TIMERA Khodié Khoré------------------------------ 1945  – 1956 = 11 ans
Yaya Khoumba TIMERA Khodié Tougouné ----------------  1956 – 1972 = 16 ans
Abdou Sawané TIMERA Berséfé Diabéka Khoré--- ------1972 - Février 1974 = 3 ans
Aladji Diadié TIMERA Khodié Khoré-------------------------1974 – 25 Août 1985 = 11 ans
Samba Diélé TIMERA Somanka ------------------------------86 – Août 1986 = 7 mois
Hamidou Cissé TIMERA Berséfé Diabéka Khoré  -------- Janvier 1987 - …2002 = 15 ans
Samba Moussa TIMERA Modinkani Diabéka   ----------- 2002 – mai 2008 = 6 ans
Ladji Niouma TIMERA Khodié Tougouné-----------------4 oct 2008 – 22/23 avr 2010 = 1 an 6 mois
Bouna Woury TIMERA Berséfé Diabéka Khoré  -------27 sept 2010

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www.bakelinfo.com est allé à la rencontre d'Amadou Sy. Originaire du village de Djimbé dans la communauté rurale de Ballou ( Arrondissement de Moudéry ), Amadou est un jeune Haalpuular vivant dans la région parisienne. Dans cet interview, il nous éclaire sur l'histoire de son Boundou natal. Le Boundou fût le premier état théocratique au Sud du Sahara. Région frontalière et véritable carrefour de civilisation le Boundou semble avoir été occupé dès l’aube pléistocène (1,8 millions à 11 000 ans avant notre ère) à la suite de conditions géologiques et biogéographiques favorables. Très vite, il a fourni un milieu adéquat aux activités de l’homme préhistorique et est fait de nos jours le point d’ancrage du paléolithique au Sénégal. C’est d’ailleurs sur le site de GUITA à 40 Kms en amont de SARE entre KIDIRA et SENEDEBOU, qu’il a été découvert un hachereau typique, ce qui correspond au paléolithique inférieur (1 million à 200 000 ans avant notre ère). De même, sur les sites de NAYE, DIBOLI, SANSSANDE… une industrie lithique riche et variée y a été découverte, ce qui atteste d’une part la succession de plusieurs civilisations et montre également que le Boundou a été le cadre de refuge, un lieu d’épanouissement de la culture avec une grande diversité ethnique. En plus des bribes d'histoire, il nous parle également de sa vision actuelle de cette localité. " Puulo Houlata Puulo Dogata, Puulo Houlata o Hersay" dit -on chez les Peuls. Amadou a justifié cette assertion. Nous l'avons interpellé sur l'incompréhensible relation séculaire entre les Peuls et le bétail ainsi que sur l'image écornée des bergers peuls dans le département de Bakel. Sans hésiter, il nous éclaire sur ces points en condamnant fermement certains agissements de ces parents Haalpuulars dus à des questions de fierté. Selon lui, le Haalpuular doit changer de fusil d'épaule et respecter ses concitoyens. Il invite ses frères et soeurs Haalpuulars à dilluer leur fierté pour une meilleure cohabitation entre les peuples. Il a également dénoncé l'analphabétisme et les gueguerres internes qui ralentissent le dévoloppement et l'épanouissement des Boundounkos.

INTERVIEW AMADOU SY, ORIGINAIRE DU BOUNDOU

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