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Etat Droit SN

L’image du Sénégal depuis un certain moment est écornée. La décision du Conseil Constitutionnel scindant la liste nationale de la coalition Benno Bokk Yaakaar et celle de Yewwi Askan Wi a plongé le pays dans des contestations pré-électorales depuis le mois derniers. Les leaders de l’opposition représentative ont été écartés par le Conseil Constitutionnel pour participer aux prochaines législatives. Cette situation qui a causé un climat délétère a finalement fait sortir les universitaires de leurs réserves. Un mémorandum signé par 51 universitaires, pointe un doigt accusateur à la justice et à l’administration qu’ils accusent d’être à la solde de l’exécutif.

 

C’est la deuxième du genre dans l’histoire du Sénégal. Après la sortie de 102 universitaires en 2011 qui avaient dénoncé les exactions du régime de Abdoulaye Wade, c’est autour de 51 universitaires de briser le silence face aux violations flagrantes des règles de droit sous Macky Sall. Dans un pamphlet, les universitaires mettent leurs doigts sur les manquements de la justice et de l’administration dont les effets sont entrain de mener le Sénégal vers des lendemains incertains. La situation politique du Sénégal est de plus en plus inquiétante. Depuis un certain temps, le Sénégal dont la démocratie était tant chantée est devenue la risée du monde. La justice et l’administration sont aux bancs des accusées. Elles sont soupçonnées d’être à la solde du pouvoir exécutif qui en a fait son arme pour des règlements politiques. Cette stratégie de liquidation des adversaires politiques est devenue une routine pour l’actuel régime dont l’image a fini par écorner des années d’acquis démocratiques. Dans un manifeste qui nous est parvenu,
les universitaires ont brisé le silence pour fustiger le comportement partisan d’une administration et d’une justice à la solde couchées aux pieds de l’éxecutif. Pour les universitaires, le primat de la loi (au sens large) est une marque de l’Etat de droit dont la réalisation passe nécessairement par
l’existence d’une justice indépendante et d’une administration républicaine mues exclusivement par la satisfaction de l’intérêt général. Dès lors, poursuit le manifeste, la justice et l’administration doivent offrir des garanties suffisantes pour l’exercice des libertés fondamentales et la promotion
de la démocratie. Malheureusement, fustigent les universitaires, ce qui se passe aujourd’hui est en porte-à-faux dans un Etat de droit. «Les exigences
évoquées ci-dessus tranchent d’avec le contexte politique actuel caractérisé par une turbulence électorale et une restriction des libertés. Cette situation conforte un constat d’affaissement de l’Etat de droit comme en témoignent les vives controverses suscitées par les récentes décisions rendues aussi bien par l’administration que par la juridiction constitutionnelle. Des décisions dont la teneur s’éloigne manifestement des enseignements dispensés dans les facultés de sciences juridiques et politiques. Les graves conséquences pouvant résulter de cette discordance interpellent tout citoyen, y compris les universitaires. En outre, l’enseignement du droit dans les dites facultés présente un décalage avec le droit tel qu’il est appliqué» peut-on lire sur le document.

suite : lemandat.sn

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