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La Voix du département de Bakel

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piment 480 x 317
Le département de Bakel est un peu bien fourni sur le plan hydraulique : le fleuve Sénégal, la Falémé, des marigots et des mares (Maani, Lothiandé, Gassambinlakhé, Bassamou…) fournissent assez d’eau pour permettre aux maraîchers de s’adonner, en ce moment, à leur principale source de revenus : le piment même s’il y a aussi l’oignon et la patate.

Malgré ce semblant d’avantages, certains de ces cours d’eau ne sont pas réguliers, s’asséchant à une certaine époque de l’année (avril et mai) comme les mares et les marigots. Les puits difficilement forés, au prix de sommes colossales, tarissent aussi vite, à force d’être utilisés.
Mais le problème crucial qu’endurent les maraîchers du département de Bakel se situe ailleurs : c’est la rupture de semences « GOUANA » qui freine leur ardeur de s’engager dans ce travail bien lucratif. Il devient très difficile de s’en procurer dans ces temps qui courent.
Monsieur « CORONAVIRUS » ne facilite pas les choses dans cette sale période. Le transport des personnes et des marchandises étant perturbé, l’impact se ressent partout, dans tous les secteurs de la vie économique de notre département très éloigné de la capitale du pays.
Les maraîchers du département de Bakel vivent dans des difficultés comme l’explique l’un d’eux, un exploitant de la Falémé monsieur Bocar Samba Niang.
Selon monsieur Niang, le transport de leurs produits vers Dakar, Touba ou les « loumas » prend actuellement plus de temps à cause du couvre-feu. Les véhicules ne se déplacent que le jour et pour ce qui concerne le piment, il arrive très souvent qu’il se gâte après des jours de route.
L’écoulement des autres produits comme l’oignon et la patate rencontre aussi les mêmes difficultés, à en croire monsieur Mamadou Fadé Consultant dans le domaine du Développement. Vu la situation géographique particulière de ces exploitants maraîchers du département de Bakel, très éloignés des points de vente de leurs productions, vu l’impact négatif du CORONAVIRUS sur leur activité, un regard assez particulier et une considération à leur égard leur permettront de relever la tête en étant soutenu dans leur noble quête de participer au développement économique de notre pays en général et de notre département en particulier.


Idrissa Diarra, bakelinfo.com

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