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La Voix du département de Bakel

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 Sénégal, région de Tambacounda, département de Bakel, arrondissement de Moudery, communauté rurale de Gabou. Le site de Gabou s’étend sur 34 196 ha et polarise 48 villages partenaires du projet appartenant à la communauté rurale du même nom, située dans le département de Bakel, dans la région de Tambacounda. La ville la plus proche est Bakel, située à moins d’une heure de route du village le plus éloigné. L’enclavement des villages de Gabou est quelque peu tempéré par la présence d’une route nationale très praticable qui traverse le site sur toute sa longueur.

Population
Le site se caractérise par sa diversité ethnique, dominée cependant par les Peul et les Bambara qui sont suivis par les Soninké et les Maures. Saré est exclusivement peuplé de Peul, Gabou, par contre, est très cosmopolite avec 65% de Peul, 25% de Soninké et 10% de Bambara. Le village de Béma est quant à lui majoritairement peuplé de Bambara (70%), les Maures représentant (30%).

Economie
Les principales activités au niveau du site sont structurées autour de l’agriculture et de l’élevage. Le commerce et l’artisanat sont pratiqués par endroits comme activités d’appoint. Globalement, l’exploitation des ressources naturelles demeure déterminante et constitue le pilier sur lequel repose l’économie rurale dans ce site à vocation agro-sylvo-pastorale à tendance sylvicole. L’agriculture assure aux populations du site de Gabou l’essentiel des revenus des carrés. Soit près de 78% des carrés qui tirent au moins 80% de leurs revenus de cette activité qui se renforce au cours des vingt dernières années. Cependant, dans deux carrés répartis entre les villages de Gabou et de Saré cette activité a connu une légère baisse au cours des dix dernières années au profit de l’élevage. Sa part dans la contribution aux revenus des carrés est de 30%. Avec un minimum de 10% et un maximum de 40%. D’autres activités génératrices de revenus sont identifiées dans les villages enquêtés. Il s’agit principalement du commerce qui contribue pour près de 30% dans le revenu annuel de 22% des carrés enquêtés. Les autres activités relèvent de l’artisanat exploitant les ressources naturelles. Ce sont les bûcherons, les tisserands, les potiers et cordonniers signalés exclusivement à Gabou. Dans les autres villages, les acteurs peuvent être occasionnellement occupés par le travail d’ouvrier ou la recherche de bois de chauffe. L’exploitation artisanale des ressources naturelles se fait également par l’entremise des bûcherons, cordonniers, tisserands et potiers signalés notamment à Gabou. Tandis que les ressources en eau sont valorisées à travers le maraîchage relativement développé dans les terroirs villageois de Gabou et de Guéthié. L’augmentation graduelle de la distance moyenne parcourue par jour pour chercher du bois de chauffe au cours des vingt dernières années, restitue de manière évidente la baisse des valeurs écologiques du site. En effet le caractère multiforme de la régression des formations végétales illustre parfaitement l’évolution de la biodiversité végétale et animale au niveau de ce site.

Végétation
Les principales espèces ligneuses présentes signalées par les populations enquêtées sont au nombre de huit (Adansonia digitata, Anogeissus leiocarpus, Balanites aegyptiaca, Acacia seyal, Zizyphus mauritiana, Combretum glutinosum, Terminalia macroptera, Ficus gnaphalocarpa). Mais depuis 1993, douze espèces auraient disparu et on déplore la perte d’un nombre similaire en 1983. Cette importante régression de la diversité biologique pourrait s’expliquer principalement par l’exploitation abusive du bois pour les besoins domestiques. Sans doute, cette strate qui a connu les pires formes de dégradation au cours des vingt dernières années avec le maintien de quatre principales espèces seulement et la disparition d’au moins treize espèces depuis 1983. C’est au cours de la dernière décennie que le processus s’est accéléré avec onze espèces disparues. Les effets combinés des séjours fréquents de plusieurs dizaines de troupeaux transhumants et des feux de brousse, expliqueraient en partie cette tendance qui s’est renforcée depuis 1993.

Le site de Gabou, qui présente une importante steppe arbustive à arborée sur sols latéritiques, connaît d’importantes différenciation entre 1984 et 2003. On note ainsi, une importante dégradation de 34% de la végétation naturelle et une progression faible de la végétation naturelle de 6%.

Faune
La baisse cumulée de la diversité végétale s’est traduite immanquablement par la destruction des habitats de la grande et de la petite faune. La grande faune demeure, cependant, relativement remarquable. On dénombre à cet effet des singes, des chacals, des phacochères, des hyènes et des biches. Les serpents et le petit gibier (lièvres, civettes, genettes et porc - épic) sont encore bien représentés par endroits. S’agissant de l’avifaune, on signalera que la grande outarde est menacée ; tandis que les Pintades sont encore signalées. Toutefois, le processus n’est pas irréversible car on a noté la réapparition d’une espèce nommée Ndiabaré durant ces dix dernières années. Il en est de même de l’antilope qui réapparaît en saison des pluies, en provenance du PNN, en suivant le couloir ou le corridor Tamba – Gabou – Ranérou. C’est aussi le cas des gazelles à front roux, de la gazelle dorcas et des cephalophes à flancs roux.

www.biodiversité.org

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