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La Voix du département de Bakel

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Pratiquement tous les véhicules offerts aux présidents de conseil rural des départements de Bakel et Goudiry ont rendu l’âme. L’état valétudinaire des routes, les multiples déplacements y sont pour beaucoup. Cette situation se traduit sur le terrain par les énormes difficultés que certains présidents éprouvent à sillonner leur collectivité. Par endroits, c’est la croix et la bannière pour être joint au téléphone. Les véhicules offerts par le président de la république aux présidents de conseil rural des départements de Bakel et Goudiry ont presque tous rendu l’âme, ou sont devenus de véritables épaves. Dans la communauté rurale de Gabou par exemple où les multiples tentatives du président Diarra Diawara de remettre en état sa voiture sont restées vaines, les choses deviennent intenables pour cet élu connu pour ses nombreuses initiatives de développement. En effet, le président qui   traine un handicap physique a frôlé la catastrophe quand la moto qu’il avait louée pour une de ses odyssées dans le département, s’était retrouvée dans le décor au niveau de l’ouvrage d’art de Béma. Fort heureusement qu’il ne s’en était tiré qu’avec des blessures légères. Sur la quarantaine de villages que compte sa communauté rurale, seuls 4 à 5 villages se situent le long de la nationale 1, tout le reste se trouve confiné dans des zones  dont l’accessibilité est plus que difficile. Pour lui et l’ensemble de ses pairs qui se trouvent dans la même situation, les déplacements pour rallier Bakel ou Tambacounda  pour les rencontres de planification et de coordination deviennent des  paires de manches. Il faut se bousculer dans les véhicules de transport en commun, ou, dans la mesure du possible, louer de vieilles guimbardes au cas où des urgences sont signalées. Cela, de l’avis des présidents de conseil rural, n’est pas sans impacter négativement sur les performances de développement, notamment dans la sensibilisation pour le recouvrement de la taxe rurale afin de verser l’apport des collectivités dans les différents projets ficelés soit par le Pndl, soit dans le cadre du Co-développement ou du Groupement d’Intérêt Communautaire de Bakel.
UN FORUM EST EN GESTATION POUR STATUER SUR LES PROBLEMES DE DEVELOPPEMENT DE GABOU.

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Le mercure est monté ce mercredi dans le thermomètre à Gabou, chef lieu de la communauté rurale du même nom situé dans le département de Bakel. Au nom des populations de la collectivité, le président du conseil rural et le chef de village ont laissé exploser leur colère ce mercredi contre les sociétés de télécommunication que sont la Sonatel et Expresso dont ils diront qu’ »elles font la sourde oreille pour ne point payer de redevance avec l’occupation de leur espace par leurs stations hertziennes ». A Gabou ce mercredi, grande était la colère des populations au nom desquelles se sont exprimés le président du conseil rural et le chef de village. Ces derniers soutiennent ne pas comprendre que les sociétés de télécommunication que sont la Sonatel et Expresso ne payent le moindre centime pour l’implantation de leurs antennes qui leur ont pris des espaces. Si l’on en croit Diarra Diawara, le bouillant président du conseil rural de Gabou, « cela doit se faire dans les meilleurs délais car depuis près de 20 ans que la station hertzienne de la Sonatel est implantée ici, l’entreprise ne verse aucune taxe dans nos livres ». Ce qui semble courroucer le président, c’est que les correspondances adressées aux deux sociétés sont restées sans suite. Pour Bacar Sy, le chef du village de Gabou, « cette attitude est d’autant plus incompréhensible que les populations avaient pris langue avec des représentants de Expresso pour parapher une sorte de convention dans ce sens, et que jusqu’ici, ceux-ci n’ont daigné réagir. Le président Diarra Diawara n’y est pas allé par quatre chemins pour qualifier cela de « mépris vis-à-vis des populations », alors « qu’ailleurs elles payeraient des taxes », laissera-t-il entendre. Dans ces collectivités aux ressources financières faibles, l’on affirme que l’Etat doit pouvoir les aider à trouver dans les meilleurs délais, une solution à ce problème, surtout que par moments la collecte de la taxe rurale pose énormément de difficultés.

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Le sort des populations de la communauté rurale de Gabou est plus que triste. Pas un seul axe routier n’est praticable, surtout durant l’hivernage. La conséquence est que par endroits la mortalité infantile flambe, faute d’infrastructures sanitaires, le décollage socio économique de la contrée, malgré les efforts de la nouvelle équipe à la tête du conseil rural, est plus que jamais hypothéquée. Dans la communauté rurale de Gabou, les populations sont loin d’être enthousiastes. Ici, d’aucuns ont vite franchi le Rubicon pour s’interroger sur les raisons qui font qu’ils « n’entrent pas dans les plans de développement des pouvoirs publics centraux ». A Gabou, il n’y a curieusement pas un seul axe routier carrossable, même en saison sèche, accéder dans certaines zones comme Lingourol est assimilable à déplacer des montagnes. L’état de dégradation de la route coloniale qui reliait Bakel à Tambacounda, dans sa partie située entre Bakel et Lingourol, les tronçons Gabou/Siradoundou long d’une vingtaine de kilomètres, autant pour Gabou/Sira Torobé, tout comme les axes Saré/Marsa et Saré/Gourel Mandina d’environs dix kilomètres, dépasse l’entendement humain. Par endroits, ce sont d’énormes cratères et des vallées remplies d’eau en saison hivernale qui constituent le décor. Faire un petit tour dans la collectivité devient quasi impossible, surtout dans le secteur de Lingourol. La communauté rurale de Gabou en souffre énormément et jusqu’ici, elle semble ne pas être prise en compte dans le cadre du programme de désenclavement de la région annoncé à grande pompe par Macky Sall à l’époque premier ministre.

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Le nom très célèbre de Gabou, une communauté rurale du département de Bakel, laisse présager un paradis terrestre. En réalité, dans cette collectivité locale forte de 40 villages (de gros bourgs très peuplés) et de près d’une vingtaine d’hameaux, presque tout est à refaire. La nouvelle équipe du conseil rural remue ciel et terre pour concocter un nouveau Plan Local de développement pour arracher les populations des griffes du mal développement. Gabou a très mal. Cette communauté rurale du département de Bakel manque de tout. L’eau potable n’y coule point à flot. Seuls Gabou, chef lieu de communauté rurale et Gourel Mandiou se prévalent d’un château d’eau chacun, d’ailleurs fruits de l’investissement des émigrés de la contrée. Partout ailleurs dans les autres villages, l’épineuse problématique de l’accès à l’eau potable demeure sous les rampes de l’actualité, même si des techniciens évoquent des difficultés d’ordre physique et géologique.
L’autre grosse difficulté est inhérente à l’accessibilité des villages outre que Gabou. Les pistes ralliant Gabou à Sira Mamadou Bokar, ou encore celles ralliant Gabou à Sirandoundou, tout comme les axes Saré/ Gourel Mandiou, Saré/Marsa sont dans un inimaginable état de délabrement. Partout, ce sont de terribles ravinements et des crevasses d’une très grande profondeur. Il s’y ajoute l’ancienne piste coloniale le log de laquelle se dressent d’importants villages comme Ololdou, Lingouronne jusqu’à Goudiry. La conséquence logique de cette situation est que les activités économiques de cette zone ont du plomb dans l’aile. La couverture sanitaire des communautés en prend aussi un sacré coup
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 Sénégal, région de Tambacounda, département de Bakel, arrondissement de Moudery, communauté rurale de Gabou. Le site de Gabou s’étend sur 34 196 ha et polarise 48 villages partenaires du projet appartenant à la communauté rurale du même nom, située dans le département de Bakel, dans la région de Tambacounda. La ville la plus proche est Bakel, située à moins d’une heure de route du village le plus éloigné. L’enclavement des villages de Gabou est quelque peu tempéré par la présence d’une route nationale très praticable qui traverse le site sur toute sa longueur.

Population
Le site se caractérise par sa diversité ethnique, dominée cependant par les Peul et les Bambara qui sont suivis par les Soninké et les Maures. Saré est exclusivement peuplé de Peul, Gabou, par contre, est très cosmopolite avec 65% de Peul, 25% de Soninké et 10% de Bambara. Le village de Béma est quant à lui majoritairement peuplé de Bambara (70%), les Maures représentant (30%).

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