Bakel : 36 artisans formés à la réparation des pompes manuelles
Quelques 36 artisans réparateurs ont démarré, mercredi à Tambacounda, une formation de trois jours, pour être aptes à assurer la maintenance des 300 forages à pompes manuelles qui seront réalisés par le programme de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) dans les régions de Tambacounda, Kédougou et Matam, pour un coût global de 2,7 milliards de FCFA, a déclaré Salif Sy, chef de projet à l’AGETIP. ‘’Le projet est à 50% d’avancement et il faut à cette étape, penser mettre une équipe soudée pour prendre en charge tout ce qui est gestion et maintenance de ces ouvrages’’, a dit M. Sy, en marge de l’atelier de formation de ces réparateurs. Les ONG que sont le Groupe de recherche et de réalisations pour le développement rural (GRDR) et le Groupe d’action pour le développement communautaire (GADEC) ont été ciblées par le programme pour la réalisation de ces ouvrages, respectivement dans le département de Bakel et dans les régions de Kédougou et Tambacounda. ‘’Il faut penser à la gestion et à la maintenance de ces ouvrages dans la mesure où ces forages seront équipés de pompes manuelles’’, a dit Salif Sy d’après qui, les artisans, au terme de cette formation, seront ‘’assez outillés pour prendre en charge tout ce qui est réparation de pompe’’. Des points de vente de pièces détachées sont en train d’être mis en place, pour éviter qu’il faille aller jusqu’au Mali se les procurer, a ajouté l’agent de l’AGETIP. Près de 500 pompes manuelles ont été réalisées à Kédougou et Bakel lors de la décennie de l’eau, vers les années 1986, a indiqué le chef de la Division régionale de l’hydraulique Fodé Kane. ‘’Malheureusement, a-t-il regretté, on a réalisé et équipé les forages mais on n’a pas pu mettre l’accent sur les artisans réparateurs’’. ‘’Puisqu’on va vers le transfert de la maintenance, les réparateurs sont les mieux indiqués. C’est pourquoi il faut mettre l’accent sur leur formation, les pièces de rechange et les comités de gestion’’, a-t-il poursuivi. ‘’Ces artisans réparateurs sont des relais importants pour la mise en place d’une filière maintenance des pompes manuelles’’, a affirmé pour sa part Mass Niang de la Direction de la maintenance. Ils seront proches du village, afin de pouvoir ‘’intervenir le plus rapidement possible et à un coût moindre’’, a-t-il relevé.
Information : La radio RFI ouvre des relais FM à Bakel et Mbacké
Radio France International (RFI) peut être écoutée en FM dans les villes de Bakel (Est) et de Mbacké (centre) depuis le 1-er Janvier avec l’ouverture de deux nouveaux relais dans ces localités, annonce un communiqué reçu à l’APS. A Mbaké ‘’la radio mondiale’’ est sur 100,2Mhz, précise la même source, ajoutant qu’une population de près d’un million d’habitants est desservie. Elle ajoute qu’à Bakel sur 98.2 FM, chef lieu de département, proche des frontières malienne et mauritanienne, le relais desset une population de 250 000 habitants. ‘’Ces deux relais s’ajoutent aux 6 émetteurs FM de RFI en service au Sénégal : Dakar, Kaolack, Saint-Louis, Thiès, Tambacounda et Ziguinchor’’, mentionne le communiqué. Il rappelle que RFI dispose de 166 relais FM dans le monde dont 107 en Afrique et dans l’Océan Indien et qu’elle est ‘’la 4-ième radio en termes d’audience’’ au Sénégal, après les radios locales.
AGENCE SENEGALAISE D’ELECTRIFICATION RURALE (ASER) Conventions 15 et 17 : les faits
Les Conventions 15 et 17 ont été les armes utilisées pour tenter d’atteindre Modibo Diop, le Directeur général de l’Aser. Nous vous livrons, en exclusivité et avec d’importants détails, toutes les informations sur lesdites Conventions et sur le projet d’électrification de 100 villages. La récente visite de Serigne Bara Mbacké, khalife général des Mourides, chez Modibo Diop et ses ambitions politiques pour Dakar en sont-ils pour quelque chose ? Le Gouvernement du Sénégal a d’ambitieux programmes d’électrification de tous les villages du pays. C’est ce qui a d’ailleurs motivé la création de l’Agence Sénégalais d’Electrisation Rurale (Aser). Et pour cause, des programmes ont été lancés et sont en cours d’exécution depuis la création de cette agence. LA CONVENTION 15 LANCEE EN 2005 En 2005, l’Etat du Sénégal avait lancé la Convention 15, estimée à environ 575 millions de FCfa. A l’époque, Modibo Diop n’était pas encore nommé Directeur général de l’Aser. A cet effet, la réalisation de ce programme a connu des retards après son lancement. Mais avec l’entregent de l’équipe en place, des avancées considérables ont été notées. Quelque part, des chiffres erronés ont été fournis par des techniciens (qui semblent avoir d’autres motivations que de dire la vérité). Concernant la Convention 15, un taux d’exécution de 90% a été réalisé. Présentement, il ne reste qu’à poser les groupes électrogènes, qui sont déjà arrivés à Dakar. D’ailleurs, les fournisseurs s’engagent à boucler tous les travaux avant la fin du mois de janvier. Cette Convention 15 concerne près sept villages. LA CONVENTION 17 LANCEE EN 2007 La Convention 17, lancée en juin 2007 avant l’arrivée de Modibo Diop, a été gérée de manière satisfaisante par les services de cette agence. Ils sont aujourd’hui à près de 70% de taux de réalisation, selon les chiffres que nous tenons de sources dignes de foi. Ces mêmes chiffres ont été mis à la disposition de l’autorité directe de l’Agence. D’abord la remarque qui frappe à l’œil, c’est que les deux Conventions ont été lancées bien avant l’arrivée de M. Diop à la tête de l’Agence ; l’autre constat concerne les taux de réalisation de ces deux Convention : 90% et 70%, dans un contexte marqué par la crise économique et les difficultés de trésorerie qu’a connu le Sénégal depuis 2008.
PROGRAMME MCA DU SENEGAL : Le Nord et le Sud, pôles d’intégration et de développement économique
L’abandon du compact du Sénégal axé sur la Plateforme de Diamniadio avait fait couler beaucoup d’encre. L’annonce du retour du Mca avec un compact équivalent n’a pas pour autant fait taire les inquiétudes. Or les deux programmes (respectivement 300 et 270 milliards FCFA), répondant au même souci de création de pôles secondaires, et alors que la Zone économique spéciale (Disez) est en phase de réalisation par Jafza, les Sénégal ne gagne-t-il pas au change ? La réponse coule de source quand on revisite les projets à financer dont certains datent de plus de 10 ans, tant en ce qui cconcerne les impacts économiques et sociaux que pour leur rôle dans l’intégration sous-régioanle. A condition bien sûr que la mise en oeuvre se déroule dans les conditions optimales de transparence et de rigueur, une autre conditionnalité centrale du MCA, prise en charge par la Mission de Formulation et de Gestion (MFG) Densification du réseau routier national : Géré par le Millenium Challenge Corporation(MCC), le Millenium challenge account (MCA) a octroyé 270 milliards de francs CFA au profit du Compact-Sénégal pour couvrir un important volet routier. A terme, les réseaux routiers du nord et du sud du pays seront complètement remis à neuf avec à la clé des approches techniques respectueuses des directives de la Cedeao. Le MCA prévoit d’abord la réhabilitation de la route nationale 2 (RN2) sur l’axe Richard-Toll-Thilogne-Bakel d’un linéaire d’environ 456 kilomètres. Il faut préciser que l’axe Saint-Louis-Richard-Toll est déjà pris en charge par l’Union européenne. Les études étant déjà terminées, l’appel d’offres pour le démarrage des travaux a été lancé récemment. La route Richard-Toll-Bakel est considérée comme un axe stratégique et créateur de richesses. Elle aura une largeur de chaussée de 7,20 mètres, un revêtement en bicouche sur 5 centimètres d’épaisseur et des accotements de 1, 50 m chacun. L’aménagement de la route régionale 40 Guédé-Ndioum-Alwar-Démét-Cas-Cas-Ngouye-Pété est aussi prévu, de même que le bitumage de la bretelle Médina-Ndiathbé-Cas-Cas longue de 17 kilomètres. La construction d’ouvrages d’art comme les ponts de Ndioum, sur le Doué et de Halwar, sur le Gayo, sera un volet non négligeable du MCA Sénégal d’autant plus qu’elle jouera un rôle de premier plan sur le désenclavement de l’Ile à Morphil.
Avec des ponts endommagés sur les Rn 1 et 2 : La ville de Bakel risque d’être coupée du reste du Sénégal
Les ponts situés sur les principaux axes routiers du département de Bakel s’effondrent un à un. Il en est ainsi des ponts de Bondji et de Moribougou alors que celui construit à 35 km de Bakel-ville menace de s’écrouler. S’il finit par céder, ce département sera coupé du reste du pays. Et c’est pour sonner l’alerte que les populations de Bakel organisent demain, jeudi, une marche de protestation, malgré les assurances données par le préfet quant aux travaux de réfection sur le point de démarrer. Les ponts situés sur les principaux axes routiers du département de Bakel s’effondrent un à un. Il en est ainsi des ponts de Bondji et de Moribougou alors que celui construit à 35 km de Bakel-ville menace de s’écrouler. S’il finit par céder, ce département sera coupé du reste du pays. Et c’est pour sonner l’alerte que les populations de Bakel organisent demain, jeudi, une marche de protestation, malgré les assurances données par le préfet quant aux travaux de réfection sur le point de démarrer.
(Envoyé spécial) - La ville de Bakel risque, à tout instant, d’être coupée du reste du Sénégal avec ses ponts endommagés ou sur le point de l’être, notamment sur les routes nationales n°1 et 2. Cet amer constat pousse les populations de la zone à se faire attendre. C’est ainsi qu’elles ont prévu d’organiser demain, jeudi, une grande marche de protestation pour dénoncer cet état de fait qui, si l’on y prend garde, risque de rendre la localité inaccessible en cette période d’hivernage. Une manifestation d’autant plus légitime que, depuis longtemps, des ponts situés sur ces deux principaux axes routiers sont coupés. Le dernier à se dégrader est celui situé sur la RN2, à hauteur du village de Bondji, qui délimite les départements de Bakel (région de Tambacounda) et de Kanel (Matam). En fait, ce pont cède à chaque hivernage. Sur la RN1, outre le pont de Moribougou, localité située à une dizaine de kilomètres de la commune de Bakel, un autre ouvrage du genre menace de s’écrouler. Il s’agit de celui construit à hauteur du village de Saré, à 35 km de Bakel-ville. Ainsi, si rien n’est fait, Bakel sera, sous peu, coupée du reste du pays.