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Monsieur_CAMARA

On l’a vu débarquer une matinée de l’année scolaire 1998-1999 quand le Lycée ouvrait sa classe de Première. De teint noir d’ébène, taille moyenne, il intimidait tout élève à première vue par son regard apeurant. Ceux qui osent se prêter à son jeu  finissent toujours par gagner une œillade aux « terminaisons rigolotes » de cet homme  au grand cœur. Lui, c’est M. Mountaga CAMARA, une personnalité qui marqua toute une génération de Lycéens Bakélois. Il occupait jusqu’à sa retraite la fonction de Surveillant Général au Lycée Waoundé N’DIAYE de Bakel. Venu de Bignona après avoir servi pendant plusieurs années en tant qu’enseignant et Surveillant Général notamment au Lycée Ahoune SANE, ce Soninké bon teint eut la lourde tâche de conduire plusieurs générations de jeunes du département de Bakel aux portes des universités du Monde. D’une disponibilité légendaire, il était avec M . SENE ( Censeur ), l'un des poumons de cet établissement scolaire de Bakel.

 

Doté d’une pédagogie hors norme, il était pendant son service «  le père » de tous les élèves. Taquin et très bon «  comédien », il marqua plusieurs générations. La première génération de Bacheliers du Lycée Waoundé N’diaye se souvient encore de cet homme qu’ils décrivent comme disponible et très sérieux dans son travail.

Moussa KEBE, un des premiers bacheliers du Lycée Waoundé N'diaye se plait à raconter cette anecdote :  << On attendait l’appel de Tamba car les résultats étaient communiqués par téléphone à cette époque. A la première sonnerie, nous avions tous un nœud au ventre. Quelques minutes, plus tard, il s’approche de notre groupe. J’étais avec Lass DRAME , Elmy TANDJIGORA et Samba TOUBAB. Il avait la liste entre ses mains et nous demandait un par un : «  Na Ko ba «  ( Puis je délibérer ? )… Et nous répondions tous « Dites, Monsieur ! ». Il remet la liste dans sa poche et plongeait sur une natte qui servait de dortoir au gardien de l’école et éclatait de rires. Il se relevait et continuait de plus belle en nous appelant un a un par notre prénom : « Moussa, Lassana :  Na Ko ba ! » ( Puis je délibérer ? Moussa et Lassana ) … Nous répondions toujours avec le stress «  Dites Monsieur ! ». Ce fut des éclats de rires pendant plusieurs minutes avant qu’il ne mette fin à cette scène que nous relations toujours avec autant de rires. Il était très bon comédien. >>.

«  Monsieur CAMARA fût un surveillant disponible et très pédagogue » renchérit  Libasse Laye DIA, ancien élève du Lycée Waoundé N’diaye, actuellement aux USA. Malgré son humour débordant, il savait très bien faire la part des choses. N’était-ce pas lui qui allait toujours au front à chaque fois que les élèves pestaient ou menaient des mouvements de grève ? Pendant ces moments, M. Camara ne rigolait point et enfilait son costume de " médiateur " pour  casser les mouvements d'humeurs avec tact et diplomatie. C’est dire qu’il était très sérieux quand il s’agissait de son travail. Point de rigolade. Il lui arrivait de pousser des «  gueulantes » contre des élèves en perte de vitesse afin de les remettre dans le droit chemin. Les fumeurs et autres perturbateurs s’en souviennent certainement encore.


« C’est un homme agréable à vivre et un très bon conseiller. Personnellement, il m’a agréablement marqué pendant mon cursus de Lycéen . D’ailleurs, c’était par sa voix que j’ai appris que j’étais admis pour l’Université. Il s'amusait à écorcher mon nom kilométrique par l'abbréviation SFTK. Ceux sont des moments inoubliables. » dit Samba KOITA, un bachelier de la génération 2002. D’autres élèves gardent encore de très bons souvenirs de M. Camara. C’est le cas de Iba DIALLO, Bachelier de la première promotion de Bakel, «  Monsieur CAMARA était un surveillant très proche des élèves. Il était très serviable. Sa touche d’humour me manque » se rappelle-t-il.  A en croire Bambo CISSOKHO connu sous le surnom de Pépé, Monsieur Camara était une base solide pour l’intégration des élèves de divers horizons. «  Il parlait plusieurs langues et savait comment prendre chaque élève. Il était toujours à la recherche de solutions pour un tel ou un tel élève ou parent d’élève. Un très bon surveillant et un très bon conseiller pour les parents d’élèves » poursuit-il .


A la lecture de ces témoignages, on note tout simplement que cet hommeest un très bon éducateur. Moussa KEBE conclut : «  Il est très gentil. Un homme intègre et très agréable à vivre. Même après le Lycée, il a continué à nous apporter son soutien et à nous aider dans nos autres démarches post-Bac ».

Aujourd’hui, à la retraite, M. Mountaga CAMARA peut dormir sur ses lauriers.  Il a vaillamment accompli sa mission. En écrivant cette note, j’aimerai juste, à commencer à moi-même, que l’on se souvienne souvent de ces hommes qui ont contribués d'une manière ou d'une autre à nos modestes ou brillants cursus. Il serait très noble de prendre souvent de leurs nouvelles et de se souvenir du bon vieux temps. C’est une façon de leur manifester toute notre fierté et notre reconnaissance pour leur aide considérable pendant nos années d'apprentissage.

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