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Viol

Triste histoire que celle d’Awa Koné, une sourde-muette vivant à Bakel avec son mari également sourd-muet. En effet, Alassane Kanté, « coxeur » (rabatteur) de son état, ivre-mort comme un Polonais, a profité de l’absence du mari de la dame pour la violer, après l’avoir malmenée. Mais la gendarmerie a pu mettre la main sur ce maniaque sexuel.

 

La victime, Awa Koné est une sourde muette, ménagère de profession et domiciliée à Bakel où elle vit avec son mari également sourd-muet. De leur union est né un bébé de sexe féminin, âgé de cinq mois. Dans la soirée du 29 octobre, elle a vécu un cauchemar entre les mains de Alassane Kanté, coxeur à la gare routière de Bakel, décidé à satisfaire sa libido sur la jeune femme plongée dans les bras de Morphée, en l’absence de son mari. Né en 1982, le maniaque sexuel, après une soirée passée dans un bar, s’est présenté ivre-mort comme un polonais au domicile de Awa Koné. Ce dernier n’a éprouvé aucune honte, encore mois de gêne pour violer la dame sourde-muette qui avait laissé ouvert la porte de sa chambre pour l’aérer. Selon Awa Koné qui a expliqué sa mésaventure, avec le langage des signes : « c’est aux environs de 2 heures du matin que ce dernier (pointant du doigt la victime) a débarqué chez moi. Il était ivre comme un Polonais, je lui ai dit de sortir et il a refusé et m’a giflée malgré mes cris de détresses », a-t-elle déclaré. Ajoutant : « il a soulevé mon pagne et m’a violé en me proposant deux milles francs, ce que j’ai refusé ». A en croire la sourde-muette, le coxeur aurait planifié son forfait, parce qu’il a attendu que son mari soit absent pour venir à la maison avant d’abuser. Suffisant pour que la victime dépose une plainte auprès de la brigade de gendarmerie de Bakel. Le violeur avait reconnu les faits devant les pandores. Mais à la barre il a tenté de nier, en servant une autre version : « c’est elle-même qui m’a abordé en me proposant une partie de jambe en l’air moyennant deux mille francs ». Le coxeur qui a maintes fois tenté de se disculper a fini par craquer suite à une question du représentant du ministère public, Baye Thiam. Le maitre des poursuites de lui signaler que ce sont des individus comme lui qui ternissent l’image des hommes. Estimant que les faits sont constants et établis, le procureur Thiam dans son réquisitoire a demandé au Tribunal de reconnaître le prévenu coupable des faits qui lui sont reprochés et de le condamner à 10 ans d’emprisonnement ferme. Le juge Ousseynou Sy a finalement disqualifié les faits en attentant à la pudeur avec violence et a infligé une peine de 2 ans ferme au « coxeur ».

Assane Diallo, www.loffice.sn

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