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Dans les années 1950-1960, nous avions, dans notre jeunesse, vu vivre parmi nous les anciens combattants des deux guerres mondiales dans tous nos villages.
Ils étaient hauts en couleur et « animaient » les quartiers où ils habitaient par le non conformisme qu’ils affichaient sans gêne et sans fioriture…
Samané SY mon oncle paternel est revenu de la Première Guerre plus mûr, plus courageux, en effet, il n’avait plus peur de rien après Verdun… Il était devenu plus philosophe sur les choses de la vie quotidienne et de l’existence humaine en général. A son retour de cette guerre 1914-1918,  il a continué à « ingurgiter» avec passion l’histoire générale du Soninkara auprès des anciens. C’est pourquoi, pour son érudition il forçait le respect de tous.

Audio : Yaya SY (Anthropologue):

Mon grand père feu-Demba Fenda Bâ n’échappait pas à la règle ; généreux, courageux et décomplexé… Blessé et amputé de la main, il faisait rire tout le monde sans jamais rire lui-même. Il disait haut ce que tout le monde pensait tout bas…
Sans rancune et sans méchanceté, il donnait à chacun sa « réplique » selon son grade sans sourciller et il n’y avait rien à redire, car il  disait tout…
Ses gestes et paroles au quotidien sont immortels dans la mémoire collective des Bakélois et des villages environnants....
Les anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale étaient plus jeunes que leurs aînés de la Première, mais nous les avons vus revenir à leurs villages avec une nouvelle expérience que mon texte tente d’analyser.
Rendons leur un hommage solennel en ce 11 novembre 2018, centenaire de l’armistice de la Grande Guerre 1914-1918. Ne laissons plus aux autres le privilège de parler de nous à notre place.
Rendons hommage à nos anciens, morts dans les champs de bataille ou revenus, pour que la France sache que nous n’avons pas oublié qu’ils ont donné leur sang et leur vie pour qu’elle reste libre ; même si elle-même nous a maintenus sous son régime colonial…
Tout cela relève de l’histoire, néanmoins pensons-y sans rancune, sans amertume avec résilience et apaisement, mais toujours les yeux ouverts pour la recherche et le triomphe des faits réels…   

            

   
 Yaya SY, Professeur, Anthrlopologue et Historien

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