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Le ministre de l'éducation nationale du Sénégal Kalidou Diallo peut se bomber le torse car il vient de réussir un trés grand coup. Pour mémoire de mortel, jamais un audit digne de ce nom n'a été organisé au Sénégal pour répondre aux deux questions suivantes : QUI EST QUI ? QUI FAIT QUOI ? Pour un budget de 6.000.000 FCFA, toutes les  IDEN ( Inspection Departementale de l'Education Nationale ) et IA (Inspection d'académie ) du Sénégal ont été passées au peigne fin. Il s'agissait de convoquer les enseignants et les soumettre à l'exercice fatidique de l’acte de présence. Un exercice qui peut s'avérer coquine mais qui a révélé des comportements peu musulmans de la part de certaines autorités académiques : l'existence d'enseignants fantômes mais qui se présentaient les fins de mois devant les caisses pour toucher de l'argent public ; des billeteurs de mauvaise foi ignorant les règles les plus élémentaires de la comptabilité ... Le dossier a été selon ses dires transmis à L'IGE mais espérons que Madame Nafi Ngom Keita et ses hommes appliqueront la loi et que les coupables seront punis très  sévèrement. Mais pour comprendre ce phénomène, il faut faire un feed-back vers les années 95. Le Sénégal sous la pression de la banque mondiale avait signé le PDEF (Plan décennal de l'éducation et de la formation). Depuis l’application de ce plan les maux de l'éducation sénégalaise n’ont cessé de s’accroître : recrutement de volontaires, de vacataires, de contractuels...pour enseigner. C'est pourquoi nos frères et sœurs de nos jours n'ont plus de niveau. C’est scandaleux de voir des élèves passer en classe supérieure sans moyenne. A ce rythme, le Sénégal va tout droit vers une catastrophe intellectuelle. Pire, les décideurs de ces plans envoient leurs fils dans les plus grandes écoles étrangères pendant que les fils des paysans grossissent le rang des analphabètes.

 

On fait  passer ses élèves desoeuvrés qui arriveront à l'Université avec un réel handicap. Beaucoup cartoucheront facilement dés la 1ère année. Conséquence : quand on cartouche au Sénégal, la première alternative qui s’offre est l'enseignement. Ces malheureux étudiants iront enseigner leurs propres frères et soeurs sans leur offrir un bagage scolaire digne de ce nom. Pire, certains n'auront même pas le temps d'arriver à l'université.Avec le BFEM ( Brevet de Fin d'Etudes Moyen ) en poche, ils  choississent le volontariat pour aller enseigner nos jeunes frères sans aucune pédagogie. Ce spirale qui ne dit pas ce nom perdure. C'est grave mais où va le Sénégal...

Nouhou dit Iba Diallo pour bakelinfo.com

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