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La Voix du département de Bakel

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" Les pires maux qu'aient eu à endurer l'humanité ont été infligés par de mauvais gouvernements. L'État peut être, et a souvent été dans le cours de l'histoire, la principale source de dommages et de désastres". Ludwig von Mises. Nous avons toujours voulu à l'Etat de nous avoir oublié. Nous avons toujours crié à l'injustice. Nous avons toujours imputé notre triste sort à l'Etat. Bakel est une ville pleine d'histoire. Bakel a été une ville sentinelle pendant les périodes coloniales. Nous avons toujours alterné le chaud et le froid. Notre malheur a été d'accepter dans nos maisons, les belles photos du buste de Senghor, les sacs de riz et de poissons fumés du PS, les billets de banques du PDS, les Tee Shirts et les grands boubous aux couleurs de ces maudits partis politiques. Il fallait dès l'aube des indépendances refuser les beaux parleurs et leur ribambelle de cadeaux. Comme disait Nietzsche " L'Etat est le plus froid de tous les monstres froids, il ment froidement et voici le mensonge qui rampe de sa bouche: "Moi, l'État, je suis le Peuple". Notre grand malheur a été de danser aux rythmes de " Djembés " de Yaferankos, Golminkos, Diawarankos...sous les voix triomphantes de feues Cissé Soumbounou et de Maïmouna Coly. J'ai dansé le célèbre tube " Sapé CPC" de notre grand chanteur Demba DIARRA et je le regrette profondément. Nous avons longtemps écouté les belles mélodies de Bambo SAKHO et de Dembo DRAME sans oublier le " Yela " de la famille de Babayel Sall. Bakel a toujours aimé la fête. Bakel et ses centaines de villages ont toujours aimé le folklore. Nous sommes la cause de notre propre retard. Nous avions préféré danser que d'éduquer politiquement notre peuple. Nous avions choisi les " métro" parisiens que de resister aux grands "sophistes"( beaux parleurs= politiciens) Bakélois. Je ne vais pas encore taper sur Cheikh Cissokho, Abdoulaye Bathily, Ousmane N'diaye, Animata Diallo...comme à l'accoutumée. Les Soninkés disent : " Sindiké no xu depe nia ga tele dioxino nia" ( Les ordures se jettent dans les coins les plus accessibles des déchéteries). Je refuse les raccourcis. Après les "Abdou N'diaye show", nous avions eu droit aux "Cheikh Comedy Club" et au "Bathily Standoupologie". Comme des américains aux Mc Donald, nous avions consommé sans se soucier des conséquences. Nous avions picoré et grignoté sur les maigres " CFA" qui nous ont été octroyés par les convoyeurs du PS et du PDS. Maintenant assumons  !. L'adage Soninké dit " Tongué gana kébé foutou , an ni wali i kama dio gna " ( Tout ce que la daba laboure, elle le laisse devant les pieds du paysan). Nous avions pas su dire non au "système rat" et maintenant le grenier est vide. Le retard et la pauvreté du département sont à imputer aux bakélois d'abord. Nos cadres, notre intelligentsia local, nos marabouts et nos "leaders d'opinion" n'ont pas pu dire merde à ces " charmeurs de serpent". Ces derniers, plus voraces que les fauves nous ont sucés durant des décennies. Une partie de la population en a bénéficié. Tant mieux, c'est mieux que " zero". Maintenant soyons des chinois ! Je dis bien des chinois ! Pour le chinois : "L'échec est le fondement de la réussite". Aujourd'hui, on veut la régionalisation de notre cher département ! Tant mieux, les Soninkés disent : " Reme be ga nti souxounou ! xada keeri " ( Tue ton enfant qui n'a pas de vergogne). Nous sommes peut-être sur la bonne voie. "Imiter peut avoisiner la copie".

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Le ministre de l'éducation nationale du Sénégal Kalidou Diallo peut se bomber le torse car il vient de réussir un trés grand coup. Pour mémoire de mortel, jamais un audit digne de ce nom n'a été organisé au Sénégal pour répondre aux deux questions suivantes : QUI EST QUI ? QUI FAIT QUOI ? Pour un budget de 6.000.000 FCFA, toutes les  IDEN ( Inspection Departementale de l'Education Nationale ) et IA (Inspection d'académie ) du Sénégal ont été passées au peigne fin. Il s'agissait de convoquer les enseignants et les soumettre à l'exercice fatidique de l’acte de présence. Un exercice qui peut s'avérer coquine mais qui a révélé des comportements peu musulmans de la part de certaines autorités académiques : l'existence d'enseignants fantômes mais qui se présentaient les fins de mois devant les caisses pour toucher de l'argent public ; des billeteurs de mauvaise foi ignorant les règles les plus élémentaires de la comptabilité ... Le dossier a été selon ses dires transmis à L'IGE mais espérons que Madame Nafi Ngom Keita et ses hommes appliqueront la loi et que les coupables seront punis très  sévèrement. Mais pour comprendre ce phénomène, il faut faire un feed-back vers les années 95. Le Sénégal sous la pression de la banque mondiale avait signé le PDEF (Plan décennal de l'éducation et de la formation). Depuis l’application de ce plan les maux de l'éducation sénégalaise n’ont cessé de s’accroître : recrutement de volontaires, de vacataires, de contractuels...pour enseigner. C'est pourquoi nos frères et sœurs de nos jours n'ont plus de niveau. C’est scandaleux de voir des élèves passer en classe supérieure sans moyenne. A ce rythme, le Sénégal va tout droit vers une catastrophe intellectuelle. Pire, les décideurs de ces plans envoient leurs fils dans les plus grandes écoles étrangères pendant que les fils des paysans grossissent le rang des analphabètes.

 

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« Il n'y a pas de petites économies." dit –on !

Les Soninkes vivent pour l’argent. Où qu’ils soient, ils pensent à la fortune. L’argent est aujourd’hui la clé du monde. A la question, quelle est la vraie richesse du monde, plusieurs répondront la santé… Mais pourtant quand ils se lamentent sur leur pauvreté, ils oublient la grande richesse du monde et ne pensent qu’au «  Xalissi » (argent). Depuis belle lurette, les Soninkes ont compris que la fortune se trouvait hors de leurs terroirs. Plusieurs de nos parents ont choisi de partir à l’aventure d’abord en Afrique centrale et plus tard dans les pays occidentaux. Aujourd’hui, les Soninkes sont visibles partout sur la surface de la terre. Là, ou il y a l’or, le diamant, il est probable de croiser un Soninké. Ils ont «  Konko » (vider ) l’or du Congo, ramasser le diamant de l’Angola, récolter les euros de l’Europe et dompter les dollars des USA. Le Soninké sans argent est comparable à un Marabout sans chapelet. Les fils du département de Bakel ne dérogent pas à cette règle. Ils sont nuit et jour à la recherche de ce sésame. Aujourd’hui, nos familles vivent à la sueur de nos fronts… Bakel ne compte pas sur l’Etat mais sur ces fils dispersés dans le monde comme des rebelles dans un maquis, toujours prêts à mourir pour la cause familiale. Mais il est légitime de se demander où les Soninkes de Bakel déposent leur argent. Si l’on sait que la France a un système économique où la banque joue un rôle important, notre département est aux antipodes de ce système. En France, les immigrés déposent leur argent dans les banques… Que ce soit pour recevoir leurs salaires ou mettre leurs économies. Mais tout le monde sait que l’argent de l’immigré doit franchir les frontières. Les Bakélois doivent sans aucun doute rapatrier une partie de  cet argent au pays pour les besoins de la famille mais aussi pour leurs projets. Ils utilisent alors le « Fax »… Le « Fax » n’est rien d’autre qu’un «  Western Union »  à l’africaine.

 

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Le département de Bakel est limité à L’Est par la ville de Gouraye (région de Sélibaby  en Mauritanie), au Nord par  la région de Kayes  (Mali)… Bakel s’ouvre ainsi sur deux pays majeurs de l’Afrique de L’Ouest. Sa position géographique lui donne une dimension multiculturelle. Un véritable carrefour économique à cheval entre trois pays. Bakel témoigne également d’une intégration réussie  entre Maliens, Mauritaniens et Sénégalais en plus d’autres nationalités africaines. Peuplée majoritairement de Soninkés, de Peuls, on y trouve également d'autres ethnies Malinkés comme les Bambara et les Diaxankés. Le département de Bakel, même amputée aujourd'hui de l’ancien arrondissement de  Goudiry, rattaché à la région de Kédougou, est considéré comme le plus grand département du Sénégal. Les habitants de Bakel vivent principalement de l'agriculture, de  pêche, de commerce et des revenus de l'émigration. Le département présente un fort pourcentage d'émigrés... L'ethnie Soninké est la plus touchée. Les peuls sédentaires emboîtent très souvent le pas aux Soninkés tandis que les nomades restent et s'adonnent à l'élevage. Dans plusieurs villages du département, les hommes valides deviennent invisibles.  Les rares hommes que l'on trouve sur place sont soit Maliens ou Wolofs respectivement manœuvres , commerçants ou fonctionnaires.

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