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La Voix du département de Bakel

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" Chacun, Quelqu'un, Quiconque et Personne. Un travail important devait être fait, et on avait demandé à Chacun de s'en occuper. Chacun était assuré que Quelqu'un allait le faire. Quiconque aurait pu s'en occuper, mais Personne ne l'a fait. Quelqu'un s'est emporté parce qu'il considérait que ce travail était la responsabilité de Chacun. Chacun croyait que Quiconque pouvait le faire, mais Personne ne s'était rendu compte que Chacun ne le ferait pas. À la fin, Chacun blâmait Quelqu'un du fait que Personne n'avait fait ce que Quiconque aurait dû faire..." Voilà en quoi se résume notre quotidien.

Dans nos sociétés, la passivité constitue un de nos principaux défauts. Il est plus fréquent de se retrouver seul ou en un nombre très infime quand on défend des causes communes. Cet amer constat est valable dans plusieurs domaines. Que l'on abat un travail immense pour sortir des ténèbres une culture ou une population ou que l'on mette son âme au service d'une révolution, on a de fortes chances de se retrouver seul. Combien de fois avons nous entendu ce genre de mots selon sa langue maternelle : Soninké : Allah Gandi Xa dema ( Que Dieu vous aide ! ) , Wolof " Yallah Na len Yallah Diapalé " ( Que Dieu vous assiste ), Peul " Yo Allah oilou mène "...

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 La capitale orientale a été secouée hier, jeudi 24 novembre 2011, dans l'après-midi par la manifestation des jeunes du mouvement « Tamba va mal » qui dénonçaient leur ras bol contre l’oubli de leur localité. La manifestation a été réprimée par les forces de sécurité pour trouble à l’ordre public. L’un des manifestants a défié le commissaire de police avant de l’insulter. Son arrestation a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Les jeunes ont été dispersés a coups de grenades lacrymogènes avant de passer à la négociation pour la libération de leur camarade.

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Diawara, commune d'environ vingt mille âmes galope. Nid de conflits internes et serpent de mer de la presse départementale ces derniers temps, la ville de Diawara est loin d'être une localité moribonde. Au contraire, elle vit et revêt des couleurs.  Elle s'urbanise et pointe les signaux d'un développement local viable. Depuis quelques années, grâce au concours de ses braves émigrés, la ville de Diawara se démarque des autres communes du département de Bakel.

En effet, chercher une réalisation de l'état du Sénégal dans cette commune rurale serait peine perdue. Et cela même après avoir donné ses suffrages aux différents partis au pouvoir depuis les indépendances. Tel un voyageur largué dans le désert du Kalahari, Diawara devait survivre par ses propres moyens. La ville de Diawara s'est débrouillée toute seule. Et c'est peu de le dire. Il y a quelques années, tout était à refaire. Le décor n'était guère enviable. Diawara était un gros village qui peinait à tirer son épingle du jeu malgré les efforts de ses ressources humaines, mobilisées autour de l'association COREDIA (Comité de Rénovation de Diawara).

L'aube des années 2000 coïncida avec le renouveau de cette ville. Diawara commençait petit à petit à noyer les démons de la promiscuité. Le COREDIA, cheville ouvrière de cet nouvel essor prit à bras le corps les problèmes de cette localité. Le COREDIA est une association, loi 1901, créée en 1969 par les ressortissants de la commune de Diawara en France. Son but est d'atténuer les maux de Diawara et de promouvoir des projets viables pour la béatitude sociale. Il s'est attelé à cette tâche et a réussi des belles réalisations ces dernières années.

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"Ne détruisez pas, construisez. Ne critiquez pas, organisez" disait un célèbre américain. Nous, âmes du département de Bakel, sommes - nous devenus simplement des adeptes de "l'esprit de critique " ?
Sans doute, il est plus aisé de critiquer que de construire. Bakel, terre aux grands esprits mais abandonné par ces têtes pensantes. Dans chaque contrée du département de Bakel, il existe une intelligentsia locale ou dans la diaspora. Happé par un destin national ou international, le Bakélois brille souvent par sa réussite loin de sa terre natale.
Inutile de revenir sur notre ratage de la locomotive du progrès. Mais, avec le recul, nous sommes plus  " criticologues " que constructeurs.

Certes, la critique est plus que légitime, elle est nécessaire, on peut être d'accord ou pas, mais l'espace critique est absolument indispensable". La critique en tant que telle est indispensable dans une société. Mais, sa finalité soit être productive. Lemaître disait " La seule critique définitive est la création".

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