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La Voix du département de Bakel

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Pour paraphraser LENINE, je dirai que " L'État, c'est nous " dans le département de Bakel. Cinquante un ans maintenant, un demi-siècle de duperie, de fourberie et de tour de passe-passe par des hommes et des partis politiques peu orthodoxes. Inutile de revenir sur tous ces vendeurs d'illusions qui nous ont spoliés avec la complicité d'une partie du peuple, receleuse des sacs de riz, de poissons séchés, de billets du franc CFA de ces « délinquants » politiques au col blanc. Le département de Bakel à qui tout souriait par son rayonnement historique et sa position géopolitique scintille aujourd'hui par son déficit d'infrastructures. De flop en flop, Bakel est devenue l'une des localités les plus délabrées du Sénégal.

Dans le département de Bakel, " l’Etat, c'est nous". Associations villageoises, Artisans, commerçants, Emigrés et  " Gorgoorlu " sont les âmes de ce grand département. L'État ne se souvient de Bakel qu'à la veille des échéances électorales. A chaque veille des consultations électorales, les "charognards" en quête de légitimité nationale viennent sillonner les routes sinueuses de la contrée de Waoundé N'diaye. Le buste de Senghor, les effigies d'Abdou Diouf et les portraits du vieux chauve "Coco taillé vilain garçon" Wade témoignent encore de cette mascarade dont les bakélois furent victimes. Rien ne brille à Bakel. Le visage des villes et des villages est amorphe. Le quotidien est dur. Dans certaines localités, les structures sanitaires sont vieillottes sinon dépourvues de tout confort. Vestiges historiques moribonds, manque criard d'infrastructures font le triste décor du département de Bakel.

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Cartes crises AfricaineQui a dit que " vivre digne ou mourir " est un slogan archaïque ?
Ce qui se passe actuellement dans le monde arabo-musulman n'est qu'une étape tardive des indépendances confisquées par l'impérialisme au moment de la Guerre froide. Cette révolution contagieuse n'a pas dit son dernier mot car il reste l'Afrique Sudsaharienne qui doit nécessairement construire une nouvelle relation avec le monde.
C'est la continuité de la lutte de libération des peuples anciennement colonisés qui veulent récupérer l'intégralité de leur liberté en se débarrassant des derniers vestiges du colonialisme, que sont les régimes néocoloniaux corrompus à la solde de l'étranger.
C'est ce que le gouvernement actuel de la France comme son ambassadeur à Tunis et de nombreux hommes et femmes politiques se réclamant de gauche n'ont pas encore compris…

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" En octobre 1999, quand il s'engageait devant nous, «wax dëg yalla», nous étions très loin de penser que cet homme qu'on avait en face de nous avait un masque. C'est pourquoi, pour moi, aujourd'hui, c'est un engagement tout aussi moral de faire en sorte que cet homme-là débarrasse le plancher " assène Abdoulaye Bathily dans les colonnes du quotidien le populaire le 25/08/2010. Cette phrase historique dédouane t-elle le Tuabunke Abdoulaye Bathily ? Lors de la campagne présidentielle 2000, Abdoulaye Bathily était loin d'imaginer qu'il sera victime d'une « mascarade » inouïe. Avait-il le choix ? Le Sénégal bouillonnait sous les feux ardents de la caravane bleue de l'opposant historique Abdoulaye Wade. Une seule alternative était possible : Soutenir Wade comme tous les Sénégalais afin de bouter le PS hors du pouvoir. Wade fût le plus grand menteur de l'histoire du Sénégal. Un jour du mois de Mars 2000, la marche bleue arriva à la place de l'indépendance de Bakel, à quelques encablures de la préfecture de cette vieille ville du Sénégal. Soninkés, Peuls, Bambaras, Wolofs, Diakhankés du Gajaaga et du Boundou étaient tous présents. Certains villageois étaient arrivés à Bakel dès l'aube. Ils étaient loin d'imaginer qu'ils patienteront 18 heures pour voir le duo infernal du jour " Wade & Bathily ". Ce jour là, le sol a failli trembler à Bakel. Un bruit immense s'empara de la capitale du Gajaaga cette nuit, au moment du passage du cortège de Maître Wade sur l'artère principale de Bakel pour rejoindre la place de l'indépendance, lieu du meeting. Dans la même voiture que son compagnon du jour, Abdoulaye Bathily exhorte le peuple Bakelois à marquer également l'histoire du Sénégal en votant pour le candidat Abdoulaye Wade. Dans l'euphorie, Wade prit la parole et débita alors cette phrase qui me hante toujours, dix ans après : " Je suis un des vôtres. Ma grand-mère est originaire de Tuabou (Village natal d’Abdoulaye Bathily). Elle s'appelait Thillo BATHILY ". Est-ce qu’il s’agit d’un clin d'œil historique à ses origines ou d'une duperie électorale ? Ce jour là, j'ai compris que Laye Wade était originaire de partout et de nulle part. On devait depuis ce jour noter que "son crâne désertique n'était qu'une encyclopédie de mensonges".

Lors de son investiture, il berna tout le Sénégal en mettant en veille son plan minutieux (Voler, toujours voler, beaucoup voler et encore voler ; dévolution monarchique) et forma un gouvernement d'union nationale. Le Sénégal est aux anges. Bakel jubile. Après le déclin de Cheikh Cissokho, Abdoulaye Bathily revient aux affaires. Il hérite du portefeuille de l'Energie et de l'Hydraulique du Sénégal dans le gouvernement de Moustapha Niasse. Une nouvelle opportunité pour l'un des plus grands départements du Sénégal. Bakel allait enfin panser ses plaies, croyait-on ! Un an plus tard, aucune réalisation nouvelle à Bakel. Bathily nous avait t-il oublié ? Non, je ne pense pas. En Mars 2000, quand Wade et lui venaient haranguer les foules bakéloises, une méchante coupure avait eu lieu. N'est-elle une preuve évidente que Bakel souffrait ? Bathily n'avait pas le doit à l'erreur, mais il était loin d'imaginer qu'il goutterait aux affres de la trahison. Il perd son portefeuille à l'accession de Mame Madior Boye à la primature. Une nouvelle occasion manquée pour Bakel. Celui qui se disait un des nôtres (Wade) vient de sévir. Comme dit l'adage " Il y a des services si grands qu'on ne peut les payer que par l'ingratitude". Les langues se délient. Les Soninkés de tout bord fustigent l'attitude de Wade. Le Jallarbiste était notre seule chance de sortir de la promiscuité après l'escroquerie de Cheikh Abdoul Khadre Cissokho. Mais, au delà de ce " Cadeau de Janvier, Ingratitude de Février" de Maître Wade, qu'a fait réellement Abdoulaye Bathily pour son terroir ?

 

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Une statue géante construite à l'initiative du président Abdoulaye Wade sur une colline de Dakar fait scandale. Trop cher, de mauvais goût, politiquement incorrect, contraire à l'Islam, principale religion au Sénégal: le monument de la "Renaissance africaine" construit dans la capitale sénégalaise défraie la chronique depuis plusieurs mois. Cette attraction touristique controversée est le grand projet d’Abdoulaye Wade, le président libéral du Sénégal, âgé de 82 ans: "C’est l’Afrique sortant des entrailles de la terre, quittant l’obscurantisme pour aller vers la lumière", a-t-il expliqué au journal Libération. Le monument, représentant un couple portant un enfant et haut de 50 mètres, sera plus grand, selon ses promoteurs, que la statue de la Liberté. Il est construit par la société nord-coréenne Mansudae Overseas Project Group of Companies dans un style rappelant les statues soviétiques. C'est donc en majorité des ouvriers nord-coréen qui ont construit cette statue de métal, ce qui a choqué bon nombre de sénégalais. Sans compter le coût de ce monument qui s'élèverait à près de 20 millions d'euros, un budget monstrueux dans un pays qui souffre économiquement à cause du poids de la dette. Autre sujet de colère, le président Abdoulaye Wade a l'intention de s'octroyer 35% des recettes des visites du monument, à titre selon lui de droits d'auteur comme concepteur de la statue. Le reste des royalties iraient non pas dans les caisses de l'Etat comme c'était initialement prévu, mais reviendraient à "la Case des tout-petits", une fondation gérant des crèches à travers le pays. Ce "projet somptuaire", selon les termes de Jean-Christophe Ruffin dans Le Canard enchaîné, cristallise donc les mécontentements. Il est d'ailleurs très vivement critiqué par l'opposition et la presse privée.

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" Les pires maux qu'aient eu à endurer l'humanité ont été infligés par de mauvais gouvernements. L'État peut être, et a souvent été dans le cours de l'histoire, la principale source de dommages et de désastres". Ludwig von Mises. Nous avons toujours voulu à l'Etat de nous avoir oublié. Nous avons toujours crié à l'injustice. Nous avons toujours imputé notre triste sort à l'Etat. Bakel est une ville pleine d'histoire. Bakel a été une ville sentinelle pendant les périodes coloniales. Nous avons toujours alterné le chaud et le froid. Notre malheur a été d'accepter dans nos maisons, les belles photos du buste de Senghor, les sacs de riz et de poissons fumés du PS, les billets de banques du PDS, les Tee Shirts et les grands boubous aux couleurs de ces maudits partis politiques. Il fallait dès l'aube des indépendances refuser les beaux parleurs et leur ribambelle de cadeaux. Comme disait Nietzsche " L'Etat est le plus froid de tous les monstres froids, il ment froidement et voici le mensonge qui rampe de sa bouche: "Moi, l'État, je suis le Peuple". Notre grand malheur a été de danser aux rythmes de " Djembés " de Yaferankos, Golminkos, Diawarankos...sous les voix triomphantes de feues Cissé Soumbounou et de Maïmouna Coly. J'ai dansé le célèbre tube " Sapé CPC" de notre grand chanteur Demba DIARRA et je le regrette profondément. Nous avons longtemps écouté les belles mélodies de Bambo SAKHO et de Dembo DRAME sans oublier le " Yela " de la famille de Babayel Sall. Bakel a toujours aimé la fête. Bakel et ses centaines de villages ont toujours aimé le folklore. Nous sommes la cause de notre propre retard. Nous avions préféré danser que d'éduquer politiquement notre peuple. Nous avions choisi les " métro" parisiens que de resister aux grands "sophistes"( beaux parleurs= politiciens) Bakélois. Je ne vais pas encore taper sur Cheikh Cissokho, Abdoulaye Bathily, Ousmane N'diaye, Animata Diallo...comme à l'accoutumée. Les Soninkés disent : " Sindiké no xu depe nia ga tele dioxino nia" ( Les ordures se jettent dans les coins les plus accessibles des déchéteries). Je refuse les raccourcis. Après les "Abdou N'diaye show", nous avions eu droit aux "Cheikh Comedy Club" et au "Bathily Standoupologie". Comme des américains aux Mc Donald, nous avions consommé sans se soucier des conséquences. Nous avions picoré et grignoté sur les maigres " CFA" qui nous ont été octroyés par les convoyeurs du PS et du PDS. Maintenant assumons  !. L'adage Soninké dit " Tongué gana kébé foutou , an ni wali i kama dio gna " ( Tout ce que la daba laboure, elle le laisse devant les pieds du paysan). Nous avions pas su dire non au "système rat" et maintenant le grenier est vide. Le retard et la pauvreté du département sont à imputer aux bakélois d'abord. Nos cadres, notre intelligentsia local, nos marabouts et nos "leaders d'opinion" n'ont pas pu dire merde à ces " charmeurs de serpent". Ces derniers, plus voraces que les fauves nous ont sucés durant des décennies. Une partie de la population en a bénéficié. Tant mieux, c'est mieux que " zero". Maintenant soyons des chinois ! Je dis bien des chinois ! Pour le chinois : "L'échec est le fondement de la réussite". Aujourd'hui, on veut la régionalisation de notre cher département ! Tant mieux, les Soninkés disent : " Reme be ga nti souxounou ! xada keeri " ( Tue ton enfant qui n'a pas de vergogne). Nous sommes peut-être sur la bonne voie. "Imiter peut avoisiner la copie".

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