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La Voix du département de Bakel

"Ne détruisez pas, construisez. Ne critiquez pas, organisez" disait un célèbre américain. Nous, âmes du département de Bakel, sommes - nous devenus simplement des adeptes de "l'esprit de critique " ?
Sans doute, il est plus aisé de critiquer que de construire. Bakel, terre aux grands esprits mais abandonné par ces têtes pensantes. Dans chaque contrée du département de Bakel, il existe une intelligentsia locale ou dans la diaspora. Happé par un destin national ou international, le Bakélois brille souvent par sa réussite loin de sa terre natale.
Inutile de revenir sur notre ratage de la locomotive du progrès. Mais, avec le recul, nous sommes plus  " criticologues " que constructeurs.

Certes, la critique est plus que légitime, elle est nécessaire, on peut être d'accord ou pas, mais l'espace critique est absolument indispensable". La critique en tant que telle est indispensable dans une société. Mais, sa finalité soit être productive. Lemaître disait " La seule critique définitive est la création".

 "Les hypocrites, comme les abeilles, ont le miel à la bouche et l'aiguillon caché." disait Jacques Dellile. Depuis plusieurs mois, des informations circulent quant à la corruption qui prévaut dans le département de Bakel. C'est un secret de polichinelle. Depuis 1960, date de la promulgation du décret N°60-074/SG du 17 Février 1960, Bakel rime avec abus, duperie et corruption. Des plaies qui ont résistées au temps et à plusieurs générations sans pour autant être pansées. Administrativement, politiquement, le citoyen Bakélois a toujours été aux antipodes des décisions le concernant. Plus d'une quarantaine d'années de soumission et de condition " béni-oui-oui " L'Etat nous a envoyé toute sorte de fonctionnaires.  Nos hommes politiques nous ont bringuebalés dans tous les sens. Qui est la cause de toute cette corruption ? Au delà de ce passé au parfum amer et plein de frustrations, il devient intéressant de dresser le profil de " l'homo bakelensis " qui concourut à notre perte , celui là même qui fût de connivence avec les fonctionnaires véreux, les politiciens trompeurs... Ce même " Homo Bakelensis " qui prôna le primat de son " gésier " sur l'intérêt collectif. Ce personnage éhonté , cynique et impudent qui se réclamait des nôtres alors qu'il allait remplir sa bédaine dans les chaumières de ces mêmes fonctionnaires véreux et hommes politiques trompeurs qui concourraient à notre perte. Cet énergumène qui épiait les populations sans scrupule et qui s'en donnait à cœur joie dans ses confidences à ses "maîtres". Malheureusement, chaque politicien avait son atrium de  "Doungourous". Chaque fonctionnaire de l'Etat avait sa cour de rapaces dans le département de  Bakel. Le système était si bien huilé que les populations ne voyaient rien venir.

"Plus l'espérance est grande, plus la déception sera violente", disait un penseur américain. Si la politique a rendu des villes vivables et enviables, elle a fait de Bakel une ville agonisante, voire morte, tant l'état actuel du département est catastrophique. En 50 ans d'indépendance du Sénégal, les seules retombées politiques tournent autour du bitumage des tronçons des routes nationales et des diverses réalisations hydrauliques, fruits de la coopération Sénégalo-asiatique. Que serions nous devenus, si cette générosité nipponne et taïwanaise n'était pas tombée sur nous comme une pluie divine ?  On a connu depuis belle lurette les affres de la SENELEC, de la SONEES (devenue aujourd'hui SDE), de la politique politicienne, de la carte d'électeur contre un billet de 10.000 FCFA ... Pendant que le "Sénégal" bénéficiait de réalisations concrètes et bénéfiques, nos politiciens, eux, venaient miroiter du Franc CFA, des sacs de riz et d'autres cadeaux aussi futiles les uns que les autres. Personne ne me condamnera si je clame haut et fort mon dégoût envers nos hommes politiques. D'Abdou N'diaye à Aminata Diallo sans oublier « Sora Diatta » en la personne de Cheikh Adoul khadre Cissokho et le professeur Abdoulaye Bathily, rien de concret n'a vu le jour dans le département de Bakel. Qu'en est t-il de l’apport de nos soit disant cadres ? Ceux même qui devaient nous extirper des griffes de ces hommes politiques véreux. " Nada ! Touss ! Xari baane ! ". Etant minot, j’ai dansé, rigolé et couru des heures derrière les voitures des politiciens, mais grande est toujours ma tristesse à chaque fois que les souvenirs ressurgissent. En faisant un clin œil au socialiste Arnaud Montebourg, je dirai : " Bakel n'a qu'un seul défaut, c'est son compagnon politique ".

Ce compagnon politique qui s'est toujours distingué par ses ambitions personnelles et par son incompétence. Quiconque connaît le cursus du fils du grand vétérinaire Feu Vieux Bambo Cissokho sait qu'il aurait pu vivre paisiblement de son métier d'ingénieur agronome. Cheikh avait de la matière. Un ingénieur agronome, malgré les conjonctures moroses du Sénégal, aurait gagné très bien sa vie. Ce qui devait être notre plus grand succès s'est révélé être notre plus grand flop. Si l'on faisait un sondage pour élire " le plus mauvais politicien Bakélois de tous les temps ", Cheikh Abdoul Khadre Cissokho aurait gagné sans aucune contestation. Il aurait gagné le  "bidon d'or"  de la politique. Les jeunes générations se demandent encore " Comment un homme si puissant qui a détenu pendant une trentaine d’années le pouvoir au Sénégal (Président de l'assemblée Nationale, Ministre) est complètement passé à coté de la plaque ? ".

"Il y a des services si grands qu'on ne peut les payer que par l'ingratitude. " disait A. DUMAS. Entendre Ousmane Tanor DIENG ( Secrétaire Général du parti Socialiste et un des leaders du Benno Siggil Sénégal ) dire que sans l'électorat dakarois, environ 30% seulement, on ne peut accéder à la magistrature suprême est plus qu'exaspérant. L'irritation atteint son comble surtout quand les mots ont été prononcés lors d'un meeting du parti socialiste, le mercredi 20 juillet, à Dakar. Le Sénégal se limite t-il juste à la seule région de Dakar ? Je cite : " On ne peut accéder à la Présidence de la République sans gagner Dakar ".  Ce n'est pas parce que les populations du "ventre mou" du Sénégal, en partance pour Dakar disent : " Nous allons au Sénégal " que les autres régions du Sénégal doivent être considérées comme du beurre. Quelle est la portée d'une telle affirmation de la part d'un homme briguant la Magistrature Suprême et se voyant comme candidat du "Benno "en 2012 ? Cette thèse de l'enfant de Nguéniène est-elle vérifiable ? Les présidents Senghor et Diouf auraient- ils autant duré s'ils n'avaient pas bénéficié des voix considérables des autres régions du Sénégal à chaque élection ? OTD, ancien proche collaborateur des deux derniers présidents du Sénégal, un énarque qui a sillonné longtemps l'intérieur du Sénégal, en quête de stature nationale devient-il amnésique ?

On a pas besoin d'avoir la clairvoyance d'un Babacar Justin N'diaye ou d'écouter " Deug – Deug " de Souleymane Jules Diop pour savoir que l'électorat régional est plus que déterminant pour accéder à la Magistrature Suprême. Pour apporter de l'eau à mon moulin, il suffit de se rappeler des élections 1988 et 1993. Dakar avait toujours voté massivement pour l'opposant Wade sans pour autant l'élire à la Présidence de la République du Sénégal. Si l'électorat de Dakar était si indispensable à l'élection du Président de la République, Abdou Diouf n'aurait jamais emporté les deux dernières élections présidentielles de son règne. Je ne sous-estime point le poids électoral de Dakar, mais faut-il encore qu'il soit dans la corbeille d'un seul candidat pour être quasi déterminant ?

" De la discussion jaillit la lumière" dit-on. Une contribution à la municipalité de Bakel. Une ville est une unité urbaine (un « établissement humain » pour l'ONU étendue et fortement peuplée (dont les habitations doivent être à moins de 200 m chacune, par opposition aux villages[réf. souhaitée]) dans laquelle se concentrent la plupart des activités humaines : habitat, commerce, industrie, éducation, politique, culture.La Commune de Bakel a été créée par la Loi n° 60-025 du 1er février 1960 promulguée par le Décret n° 60-074/sg du 17 février 1960. Au delà du simple décret changeant la structure administrative d'une localité, bien d'autres paramètres doivent être pris en compte pour faire une ville.

Bakel, cette ancienne ville coloniale doit désormais prendre son destin en main. Ainsi, pour afficher pleinement ses couleurs urbaines, la municipalité doit innover et rompre avec les démons du passé. Depuis 51 ans, le décor reste fade, sans goût et sans embellissement. A l'instar des villes du monde, Bakel doit changer profondément et afficher d'autres ambitions urbaines. Cela va commencer par un bon lotissement et une vialibilisation des routes et des avenues de la ville. Chaque quartier doit être fréquentable et agréable à traverser. C'est une nécessité. Oui, la priorité est aux services de base mais il est également judicieux de penser à rendre vivable une ville surtout si celle ci est handicapée d'un point de vue climatique ou géopgraphique. Ainsi, cette contribution consiste à donner quelques pistes de réflexion à Madame la Mairesse de Bakel, Aminata DIALLO et son équipe. Hier, nous avons vu des monuments et établissements scolaires porter le nom d'anciennes personnalités de la ville comme Waoundé N'diaye ( Ancien Maire de Bakel ), M. Mody N'diaye, Bilaly Kanté, Le marabout Thiondy Dramé, M. Ibrahima Malal Diaman Bathily, M. Amadi Waranka N'diaye. Une très belle initiative mais en manque de continuité. Une belle façon de faire revivre ces illustres personnes et permettre à la postérité de s'identifier à ces "momuments".

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