BAKELINFO.COM

La Voix du département de Bakel

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives

 circoncis

Quand le soleil dort, la lune et les étoiles s’amusent. L’astre du jour ne commencera à bâiller qu’après les premières lueurs de l’aube, période au cours de laquelle ses rayons sortent et chassent les reines de la nuit.

Mocirédin admire ces moments féeriques, diaboliques, à la limite, qui impressionneront n’importe qui sauf un natif de « Guidinkhama », c’est-à-dire la Montagne Centrale, premier quartier à voir les lumières du jour et à entendre le chant des coqs.

Comme il fait beau temps ce matin, l’époux de Diambéré Khoumba profite de cette aubaine pour se dégourdir les jambes et se remémorer l’histoire incroyable de ces cent circoncis morts le même jour dans des circonstances assez émouvantes.

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives

 Mociredin Drogue

Mocirédin a toujours été, depuis sa tendre enfance, de nature calme, timide et très sensible. Sans pour autant être casanier, solitaire, il sort de temps en temps rendre visite à ses amis d’enfance. Tous les gens de sa génération sont fonctionnaires ou émigrés en Europe. Généreux, il a aussi de tout temps, partagé tout ce qu’il possède. Ce qui fait de lui l’éternel « tireur de queues de diables ». Pourtant il ne se plaint jamais, Mocirédin : c’est la volonté du bon DIEU, se dit-il ! Chacun son tour chez le coiffeur ! Un jour viendra, espère-t-il toujours.

Mocirédin ne s’est pas éloigné, ce matin de son domicile. Il a préféré se mettre à l’ombre du « Nîmes », l’unique arbre de la maison qui permet aux hommes et aux animaux (grenouilles, poules, chats, margouillats) de fuir les ardents rayons du soleil pour chercher de la fraîcheur sous ce témoin de notre indépendance.

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
couple discussion lit
Parler de tests prénuptiaux des «  IST » et « MST) (infections sexuellement transmissibles/Maladies sexuellement transmissibles) dans le milieu Soninké soulève moult réactions. Par peur, les uns éludent la question et fuient le débat. Les autres, plus conservateurs, voient dans un tel débat une volonté de jeter l’opprobre sur la femme soninké. Nous comprenons d’emblée que les soninkés font très souvent un rapide raccourci entre la triptyque  « femme », « sexualité » et « IST ». L’homme n’est que rarement indexé.  Aussi, certains esprits font également, de manière hâtive », une rapide relation de cause à effet entre polygamie et « IST ». S’il est vrai que la notion de pluralité de partenaires est à prendre en compte, les modes de transmission restent tout de même méconnus dans notre communauté. Plus surprenant, bon nombre d’entre nous ne connaissent que le « VIH » communément appelé « SIDA » comme « IST » alors que l’on dénombre environ 8 « IST/MST ». On peut citer les hépatites B et C, le syphilis, la Gonorrhée, l’herpès, le Chlamydia et le plus méconnu le papillomavirus humain. Ce dernier est presque inconnu des hommes alors qu’ils en sont très souvent porteurs. Son dépistage est également très compliqué chez le sujet « homme » alors qu’un frottis le révèle chez la femme.
Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives

                                    BergesFleuvesSN
Sakho Wakkané, l’ami de Mocirédin était Directeur de l’école de Diawara, son village natal durant trente ans (1984-2014). Un record qu’il est difficile de battre ! BOUBACAR SIDY SAKHO : c’est désormais le nom de cette école ! Attaché à ses terres, Sakho Wakkané a toujours lutté, d’abord dans son domaine (l’Enseignement) en transformant la petite école de six classes d’autrefois en établissement de douze classes. Il ne s’est pas arrêté là : voyant grand pour son Diawara natal, avec son entregent et l’appui des populations du terroir et surtout de la diaspora (le COREDIA), l’ancien élève de la prestigieuse Ecole Normale William Ponty a beaucoup œuvré et contribué pour que le « village » ait aujourd’hui quatre écoles élémentaires de 12, 12, 9 et 8 classes, un collège, un lycée, une Case des Tout-Petits (CTP), une école Arabe moderne, une école privée (la Lumière) et bientôt un Centre de Formation Professionnelle (CFP).

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives

 Les pluies se raréfient. Même si leur absence n’inquiète pas trop certains paysans, quelques gouttes auraient fait le bonheur d’autres dont les cultures ont encore le vertige. Pour beaucoup de cultivateurs, la rosée seule ne peut mener les céréales à maturité. Les champs ont encore besoin d’eau, assez d’eau pour compléter leur épiaison en ce qui concerne le mil et le maïs ou la formation et le remplissage des gousses pour l’arachide et le haricot.

A beau scruter le ciel, matin et soir, l’on remarque la même activité des nuages. Les hommes s’habituent peu à peu aux pluies espacées et à leur prochaine disparition jusqu’à la saison prochaine.

Dans les villages, c’est la période normale des récoltes. Bien qu’il y ait un décalage, aux soirs de clair de lune, le tam-tam appelle les jeunes et même les moins jeunes à se défouler, à chanter et à danser, à chasser le stress. Ces rencontres nocturnes animent le village et amènent la joie dans le cœur des hommes et des femmes.

Chroniques du Mardi

Religion

Actu. locale

Nous avons 295 invités et aucun membre en ligne

Faîtes un don

pour soutenir bakelinfo.