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La Voix du département de Bakel

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                                    BergesFleuvesSN
Sakho Wakkané, l’ami de Mocirédin était Directeur de l’école de Diawara, son village natal durant trente ans (1984-2014). Un record qu’il est difficile de battre ! BOUBACAR SIDY SAKHO : c’est désormais le nom de cette école ! Attaché à ses terres, Sakho Wakkané a toujours lutté, d’abord dans son domaine (l’Enseignement) en transformant la petite école de six classes d’autrefois en établissement de douze classes. Il ne s’est pas arrêté là : voyant grand pour son Diawara natal, avec son entregent et l’appui des populations du terroir et surtout de la diaspora (le COREDIA), l’ancien élève de la prestigieuse Ecole Normale William Ponty a beaucoup œuvré et contribué pour que le « village » ait aujourd’hui quatre écoles élémentaires de 12, 12, 9 et 8 classes, un collège, un lycée, une Case des Tout-Petits (CTP), une école Arabe moderne, une école privée (la Lumière) et bientôt un Centre de Formation Professionnelle (CFP).

Ensuite, Diawara devenu Commune, a deux Banques, la CBEAO et la BOA, un CMS, permettant aux populations de tout le Département de se déplacer là pour faire des transactions.
Puis d’une manière générale, dans le domaine plus vaste du développement, Sakho Wakkané, représentant des dizaines d’émigrés qui ont une confiance totale en lui, les a orientés vers l’agriculture, l’élevage et le commerce.
Enfin, sans être la plus grande ou la plus belle ville du Département, Diawara peut se targuer d’avoir ses ambitieux fils, ses enfants courageux et patriotes, disséminés un peu partout, aux quatre coins du globe, aptes et capables, prêts à se battre pour sa transformation, dans le bon sens du terme.
Mais, Diawara, ce n’est pas seulement cet endroit accueillant, jadis havre de paix, c’est aussi, malheureusement, un souvenir douloureux qui date maintenant de trente (30) ans et quelques six (6) mois ; un souvenir qui continue de hanter les esprits.
Ce 9 Avril de l’an 1989 restera à jamais gravé quelque part dans la mémoire des sénégalais mais en particulier dans celle des habitants de Diawara.
Depuis la nuit des temps, agriculteurs et éleveurs se sont toujours regardés comme des « ennemis », des voisins qui ne peuvent pourtant vivre les uns sans les autres.
Ce fameux jour, à cette date fatidique, un accrochage entre des bergers Peuls mauritaniens et des agriculteurs Soninkés sénégalais de Diawara a dégénéré occasionnant la mort de deux agriculteurs Moussa Kabou Sakho et Ousseynou Makho Sakho, plusieurs blessés graves et douze otages du côté sénégalais.
Ce triste événement a surtout commencé à prendre une dimension alarmante entre les 21 et 24 Avril 1989 quand les commerçants mauritaniens installés au Sénégal ont vu leurs boutiques pillées et incendiées sous leurs yeux. Réponse du berger à la bergère, en fin Avril, des centaines de sénégalais sont tués ou mutilés à Nouakchott et dans plusieurs autres villes de Mauritanie.
C’est à partir de ce moment qu’un pont aérien a été installé grâce à la France, à l’Algérie, au Maroc et à l’Espagne pour rapatrier les ressortissants des deux pays. Auparavant, le Président Abdou Diouf avait ordonné à l’Armée sénégalaise de protéger les ressortissants mauritaniens au niveau du Bataillon du Train avant leur rapatriement.
Au Sénégal, l’état d’urgence et le couvre-feu ont été instaurés pour contrôler les populations qui s’excitent de plus en plus. Si cent soixante mille (160 000) mauritaniens ont été rapatriés, d’un côté, soixante-dix mille sénégalais l’ont aussi été de l’autre.
Les choses s’enveniment de jour en jour, poussant le Sénégal à rompre les relations diplomatiques avec ce pays « frère » à partir du 21 Août 1989. Ce n’est qu’en 1992 (9 ans après) que le nœud est rétabli entre les deux pays, au grand bonheur des populations. Tout le long du Fleuve Sénégal, des villages sont créés pour recevoir les Réfugiés. Dans le Département de Bakel, trois villages (Samba Yidé, Samba Niamé, Salamatou) et le quartier Dar Salam de la commune de Bakel ont permis à ces familles de s’installer pour recommencer une autre vie. Certains Réfugiés ont pu s’en sortir grâce à leur abnégation mais aussi avec le soutien sans faille du Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) et de l’Etat sénégalais. Parmi les enfants de ces Réfugiés, beaucoup ont étudié, devenant même aujourd’hui : enseignants, infirmiers, techniciens, informaticiens, universitaires…émigrés.
Mocirédin a les larmes aux yeux quand il pense à cette période néfaste de notre « histoire » et aux conséquences incommensurables sur les économies de nos deux pays pour un problème qui ne mérite pas cette dimension : durant tout ce temps, la vallée du fleuve Sénégal avait perdu son équilibre, perturbée qu’elle était par cette « guerre » qui n’a pas dit son nom. Les productions ont baissé, la méfiance s’est installée entre des frères et sœurs séparés seulement par un cours d’eau.
Le 9 Avril 1989 n’est pas à oublier : au contraire c’est une date-leçon. Nous devons apprendre, prendre conscience de l’intérêt de la vie en commun, considérer la gravité de cette période regrettable qui nous a arraché des vies, éloigner les uns des autres, fait perdre énormément de temps pour des « broutilles » évitables. Tant que l’on vivra les agriculteurs s’occuperont toujours de leurs terres ; les éleveurs, eux, chercheront toujours à nourrir leurs bêtes, parfois à n’importe quel prix. Une étincelle est vite allumée, embrasant toute la brousse. L’Etat, à tout moment, doit sensibiliser, former, prévoir les risques de tensions et intervenir promptement avant leur dégénération.


Mauritaniens, Maliens, Gambiens et Sénégalais devraient s’unir pour permettre aux peuples des quatre pays de repenser leur histoire, de revoir leur passé, de regarder ensemble l’avenir, ce futur qui exige une union des cœurs des esprits et des bras. L’union fait la force, dit-on ! Pendant que l’Union Africaine (UA) peine à se mettre debout, à se lever pour éteindre les multiples bouches d’incendies créées par nos politiciens, cette nouvelle mode bien en vogue ces temps derniers en Afrique « le troisième mandat », inquiète les paisibles populations qui sortent dans les rues. Des pays limitrophes, uniquement séparés par une ligne imaginaire qu’ils appellent frontière ou par un simple cours d’eau, seront tôt (je préfère) ou tard, obligés de se fédérer pour se développer harmonieusement, ensemble, avec une même monnaie vers de nouvelles ambitions. La Balkanisation de nos états doit entrer dans l’histoire, faire partie de notre histoire. Nous devons nous tourner vivement maintenant vers l’avenir et construire nos pays qui commencent à vieillir, ayant déjà atteint l’âge de la retraite (soixante ans depuis les indépendances seulement !).


Idrissa Diarra, bakelinfo.com  



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