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La Voix du département de Bakel

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Les étoiles dans le ciel, ce soir, scintillent. Les hommes et les animaux respirent mieux car un vent frais souffle sur la ville après les rayons accablants du soleil qui ont fait souffrir les populations durant la journée.
Mocirédin regarde son épouse Diambéré Khoumba qui va et vient de sa cuisine à la cour en se dandinant comme une cane. Elle n’a jamais été pressée Khoumba ! Le calme qui la caractérise a toujours été sa force, l’une des raisons de l’attachement de Mocirédin à sa douce et unique moitié.

Pense-t-il réellement à une seconde épouse ? Hormis les difficultés économiques, l’homme n’a pas « la tête » d’un polygame, celui qui a  les yeux  ouverts et dirigés vers toutes les femmes « mariables ». Sa Diambéré Khoumba doit suffire à chaque homme qui l’a.
Pour paraphraser le chanteur Sékouba Bambino Diébaté s’adressant à une femme: <<ce sont ses manières de parler, de marcher, de regarder, de sourire ; c’est aussi son teint d’un noir agréable à voir, sa beauté naturelle sans fard, son abord facile, sa voix douce et rassurante qui font d’elle celle que chaque homme aurait aimé avoir à ses côtés. >>
Mocirédin se dit :
<<-Ma Diambéré et moi, c’est presque un quart de siècle de vie commune ! Que me faut-il encore ?
-Tu as l’air inquiet, mon homme, lance Khoumba en l’air sans regarder son mari ?
-Moi inquiet ? Qu’est-ce qui te le fait dire ? Ai-je l’air d’un écervelé ? De quelqu’un qui perd sa sérénité au moindre contrecoup ? N’ai-je pas bien la tête sur les épaules ? Pourquoi cherches-tu, à certains moments de me sortir de mes gongs ?>>
Diambéré Khoumba n’écoute pas son mari. Elle ne l’entend d’ailleurs plus. Elle prend un banc posé à côté des canaris et d’une démarche plus recherchée, chaloupée, qui dégage toute sa personnalité, elle vient se placer tout juste à la droite de Mocirédin. Le cliquetis des perles nouées autour des  hanches de la bonne dame ont ébranlé l’homme. Il commence à réciter quelques versets du saint Coran pour éloigner Satan de sa maison.
<<-Mon mari, par ton attitude plus calme que d’ordinaire, je sais que tu as des soucis. Que tu me le dises ou non, cela se lit noir sur blanc sur ton visage. Autant me dire ce qui te tracasse pour alléger ta souffrance ! N’oublie pas que l’homme est le remède de l’homme.
-Tu me connais assez maintenant pour savoir aussi qu’à certains moments, je préfère garder le silence, me taire pour digérer mon mal et mieux réfléchir, plus profondément, aux causes et aux conséquences de ma douleur, de ma peine. C’est si simple. Alors, permets-moi de me concentrer sur mon sort.
-Mon mari, ta vie ne t’appartient plus dès lors que tu as une femme et des enfants. Tu dois tenir compte de cette vérité aussi. Nous (tes enfants et moi) existons et faisons partie intégrante de toi. Tu ne peux et ne dois plus penser ni agir sans nous prendre en compte.
-Ce qui me tracasse, Diambéré Khoumba, est très loin de tes préoccupations. Je…..
-Comment veux-tu m’écarter de ce qui te concerne ? Ne formons-nous pas une famille ? Une famille unie, solidaire, partageant tout entre nous, joie et déception, bonheur et malheur ?
-Ne dramatise pas encore une fois,  Khoumba, il s’agit  seulement de politique !
-Voilà ce que je disais tout à l’heure: tu prends trop à la légère certaines choses qui, aux yeux du monde représentent un intérêt incontestable. La politique, de nos jours, fait vivre des millions de personnes, des gens qui, parfois sans aucun niveau académique, mais grâce à leur « langue fourchue » parviennent à sauter les étapes réglementaires et se hisser à une hauteur impensable. Ont-ils tort ou raison ? C’est là la question !
-Diambéré Khoumba, et les élections ? Terminées ! Le Président de la République ? Officiellement installé ! Le nouveau Gouvernement ? Mis en place ! Même si des contestations se font sur le choix porté par le Président de la République (et non le 1er Ministre)  sur quelques ministres, la vie continue. Le PEUPLE, pourtant dit SOUVERAIN, ne fait que constater les « dégâts ».
 Le monde est en ébullition, les peuples deviennent majeurs : en Algérie, au Soudan, comme un peu partout dans le monde, la rue est envahie. Lieu de rendez-vous par excellence des mécontents, la rue accueille les contestataires. De plus en plus, les réseaux sociaux remplacent les cartes électorales et orientent les populations. Plus tard, cette nouvelle force peut être un véritable danger pour les « politiciens spécialisés ». Il suffit tout simplement qu’une bonne organisation soit mise en place. Le choix du leader, d’un dirigeant qui fait l’unanimité sera toujours difficile pour conduire les revendications. Quand la solution sera trouvée dans un pays, elle sera facilement dupliquée ailleurs. L’on assistera alors à la fin du règne des politiciens et à la naissance d’une nouvelle ère de société nouvelle.
-Ta « société nouvelle » ne sera-t-elle pas  plutôt une nouvelle race de politiciens ?
-Dans tous les cas, nous allons essayer avec cette nouvelle trouvaille. >>


Idrissa Diarra, bakelinfo.com

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