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 Mociredin Drogue

Mocirédin a toujours été, depuis sa tendre enfance, de nature calme, timide et très sensible. Sans pour autant être casanier, solitaire, il sort de temps en temps rendre visite à ses amis d’enfance. Tous les gens de sa génération sont fonctionnaires ou émigrés en Europe. Généreux, il a aussi de tout temps, partagé tout ce qu’il possède. Ce qui fait de lui l’éternel « tireur de queues de diables ». Pourtant il ne se plaint jamais, Mocirédin : c’est la volonté du bon DIEU, se dit-il ! Chacun son tour chez le coiffeur ! Un jour viendra, espère-t-il toujours.

Mocirédin ne s’est pas éloigné, ce matin de son domicile. Il a préféré se mettre à l’ombre du « Nîmes », l’unique arbre de la maison qui permet aux hommes et aux animaux (grenouilles, poules, chats, margouillats) de fuir les ardents rayons du soleil pour chercher de la fraîcheur sous ce témoin de notre indépendance.

La cohabitation est presque naturelle ! Les hommes et les animaux ne se remarquent même pas dans leur quête de « bonheur » sous cet abri planté là par l’ancêtre de la famille, le vieux Mociré.

Mocirédin se met aussitôt à penser aux bienfaits des plantes. A part l’ombre qu’elles offrent gratuitement, leurs racines, leur écorce, leurs feuilles nous soignent tandis que leurs troncs sont utilisés pour le chauffage ou pour sécuriser les champs et les concessions par des haies. L’utilité de la plante doit être chantée partout afin d’éloigner les déserts qui nous guettent, ces immenses étendues de sable qui représentent de sérieuses menaces pour notre survie (les hommes et les animaux). Ombre, médicaments, moyens de chauffage et de sécurisation : quelle utilité des plantes !

S’il est vrai que les plantes ont des vertus curatives, seules ou associées à certaines substances, elles peuvent devenir nocives : des drogues.

Les drogues sont nombreuses et…variées : le Cannabis, l’Ecstasy, la Cocaïne, le LSD, l’héroïne… Ces drogues ne sont pas à la portée du fils du Sénégalais lambda. Elles coûtent excessivement chères. Le gramme revient à quelques pauvres billets de mille de francs près à la pension d’un instituteur à la retraite : 80 000 Francs le gramme ! Imaginez, s’il vous plaît, le prix d’un kilogramme de cette « horreur » !

Certaines drogues sont « herbales », c’est-à-dire à base de plantes, d’autres sont synthétiques car synthétisées à partir de produits chimiques. La plupart représentent un mélange de plantes médicinales et de produits synthétiques.

Les drogues modifient la façon de penser, de se sentir, de se comporter. A part le risque de dépendance, leurs effets inquiètent en ce qui concerne la santé physique (accidents, dégradation visible du corps…) et mentale (cas fréquents de folie).

Les enfants des pauvres, entraînés sur cette mauvaise pente par des vendeurs inconscients, ne sont abonnés qu’au « Yamba », cette herbe qui tue (lentement mais sûrement), maintenant exploitée presque partout par des hommes sans vergogne, dans les vergers, les jardins, les champs, et même à l’intérieur de certaines maisons.

Abrutir les enfants, les faire dépendre à l’alcool et aux drogues, les pousser vers le dévergondage, n’est-ce pas le meilleur moyen pour un pays de renouer avec l’esclavage par rapport à nos colonisateurs ? D’où nous viennent ces « meurs-s ’il-te-plaît », ces « joints » qu’on fume partout ?

De nos jours, ce sont des tonnes de drogues dures qui transitent ou qui sont envoyées dans notre pays. Chaque jour, des saisies plus impressionnantes les unes que les autres font les titres des médias. A force de les entendre, on s’ennuie, surtout si parfois l’on nous dit qu’une partie (importante) de certaines saisies a disparu, on ne sait où et comment !

Pendant que la FAO alerte notre pays dans son récent rapport rendu public le 08 Novembre 2019, sur une insécurité alimentaire accrue et une malnutrition qui planent sur le Sénégal, à cause d’une saison des pluies désastreuse, <<NOUS>> avons tout intérêt à faire front contre le terrorisme qui nous guette, la malnutrition inquiétante et la drogue ce fléau des temps modernes qui tuent à petit feu. Notre devoir à nous parents, nous qui vivons actuellement, c’est d’avoir pitié des générations futures qui n’ont rien fait, rien demandé pour venir dans ce monde devenu pourri.

Pour notre santé, pour l’avenir du monde, changeons ! Changeons notre manière de vivre.

Idrissa Diarra

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