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La Voix du département de Bakel

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CimetiereBakel
Les journées sont torrides en ce moment dans tout le département de Bakel avec 46° à l’ombre. Les habitants rasent les murs à la recherche d’un peu de fraîcheur pour faire leurs courses.

Il n’est pas rare de croiser dans les rues des hommes ou des femmes couverts par un turban mouillé sur la tête afin d’atténuer les effets de la canicule.

Durant cette période « impossible », les jours se suivent et se ressemblent. Le thermomètre affiche toujours au-dessus des 40°. Les animaux aussi ressentent les affres du climat. Domestiques comme sauvages, tous se terrent sous les arbres qui n’ont plus gardé leurs feuilles.

Les pauvres petits bergers qui conduisent les troupeaux dans la brousse sont pitoyables à voir. Sans aucun abri, du matin au soir, ils retournent quand même, à la tombée du jour avec un sourire aux lèvres. Quel courage !

Mocirédin transpire : son vieux grand boubou semble avoir été trempé dans de l’eau. Avec un pan de son habit, il s’essuie à intervalles réguliers la figure. Le mois béni du Ramadan se présentera aux Musulmans dès ce lundi 6 Mai 2019. Il les accompagnera pendant 30 jours. La fête de la Korité viendra à son tour faire oublier les douleurs du jeûne : la faim et la soif. Cependant, rien qu’à penser à ces chaudes journées, attriste l’époux de Diambéré Khoumba.

Malgré sa situation d’illettré, Mocirédin sait faire des remarques, des constats. De sa jeunesse à nos jours, sans avoir jamais quitté son Gadiaga natal, il a appris à comprendre que la vie d’autrefois diffère de celle d’aujourd’hui. Les saisons hivernales perdent leurs pluies. Elles apeurent les hommes en leur montrant des saisons plus longues et plus sèches.

LE CLIMAT A CHANGE ! A cause de l’Homme, la nature s’appauvrit, petit à petit se meurt, créant la désolation partout dans le monde. Une misère collective s’installe sans surprise car l’Homme ne veut pas s’imaginer dans des difficultés. Seule la SOLIDARITE peut nous sauver : se partager les avoirs, les savoirs et les pouvoirs en assumant individuellement, chacun son devoir.

La vie n’est pas éternelle ! Tout ce que nous possédons, exception faite chez certains peuples, restera sur terre tandis que nous nous retrouverons seuls au fond de notre tombe sans bijoux ni compagnon.

Dans cette dernière demeure, ce gros village, appelé cimetière, se côtoient, comme dans une cité normale des hommes, des femmes, des enfants, grands, petits, gros, maigres, noirs, de teint clair, fous, aveugles, sourds, muets, imams, médecins, enseignants, gendarmes, agents de Douanes, chômeurs, riches, pauvres…

Dans ce monde du silence, des regrets, il y en aura ! Le riche, d’avoir ignoré la misère des autres, l’enseignant, le médecin, d’avoir négligé son travail…

La mort n’épargne personne ! Avant de quitter cette terre que nous aimons tous pour le village du « silence », ornons, embellissons notre cadre de vie, reboisons, plantons partout des arbres pour reverdir notre planète.

Puisque chacun, un jour partira, autant alors laisser après nous, des messages forts qui serviront les vivants.

Idrissa Diarra




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