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Construction Mosquee

L’infatigable Diambéré Khoumba a déjà placé tout ce qu’il faut pour son époux Mocirédin avant l’heure de la rupture du jeûne à 19 heures 20 minutes : du « Fondé », du « Bissap », des dattes, de la glace qui flotte dans de l’eau et même une cuisse de poulet du pays.

Le regard du mari de Diambéré à ce moment de la journée fixe un seul endroit : le service bien présenté par la reine de la maison. Ses narines ne cessent de lui envoyer l’arôme dégagé par les mets sans nul doute savoureux même à partir du regard.

 

<< ALLAHOU AKBAR ! ALLAOU AKBAR !>> C’est la voix forte, imposante et non moins belle du « Bilal » du quartier, le muezzin Salam Koité, ce handicapé visuel qui invite les fidèles à se restaurer après cette éprouvante journée (46°). La prière suivra ensuite.

En bon chef de famille, Mocirédin appelle ses enfants et son épouse pour respecter la tradition. Comme à son habitude, Diambéré est toujours devant son « bureau », la cuisine. C’est là où elle se servira et attendra que tout le monde finisse de manger pour débarrasser la place. Quelle brave dame !

Cette éducation, héritée de sa mère, elle veut la léguer à sa fille Mma Tokhora, chargée à son tour de perpétuer la tradition. Dans les grandes familles, les hommes mangent ensemble, les femmes d’un côté, les fillettes de l’autre tandis que les garçons partagent leur repas en groupe, à part. Malgré cette séparation, l’œil du maître est là, surplombant tous les plats afin que tout se passe dans les règles de l’art, la discipline.

Une fois le repas terminé, il faut remercier les parents et prier pour que DIEU leur prête longue vie et leur donne assez de moyens pour les nourrir. Leur souhait le plus ardent, c’est que le TOUT PUISSANT leur permette de grandir afin de venir à leur tour en aide aux parents.

Le mois de Ramadan marche désormais à grands pas. Bientôt son passage ne sera qu’un souvenir, lointain souvenir d’une période de dévotion, de retenue, de piété, de partage, de pitié, d’amour, de résistance, tout ce qu’il faut pour rendre le monde « civilisé », vivable.

Comme au début de ce mois béni, les regards cherchaient la lune pour la situer, ces mêmes yeux scrutent encore le ciel, fatigués de supporter les affres de la faim et de la soif.

Déjà, certains non-alignés se sont rangés derrière les musulmans maliens pour fêter la Korité (Aïd el Fitr) ce lundi 03 Juin. Le mardi 04, peut-être le mercredi 05 et même le Jeudi 06 Juin d’autres groupes suivront dans un désordre inadmissible. Ainsi l’UNITE tant voulue par les religions s’envolera à travers les minuscules fenêtres des croyances (???).Un pays sous développé peut-il supporter ces innombrables fêtes qui lui font perdre des milliards? La réponse est nette : non. Alors, il faut se concerter, instaurer le dialogue afin d’avoir une vision claire (au propre comme au figuré) sur certains points qui ne méritent pas de divertir les populations.

Mocirédin pense, en âme et conscience, que la dégradation des mœurs est à la base de la situation catastrophique actuelle du monde : le changement climatique avec les déforestations entre autres raisons, la course éhontée vers l’avoir sans retenue, l’école qui se meurt à petit feu sans aucun secours.

D’ores et déjà, la perche est tendue en ce mois béni de Ramadan pour revoir les comportements et changer ensemble notre monde qui n’est même pas celui des vivants mais totalement pour ceux qui viennent après nous.

Osons, ayons la force, le courage, l’honnêteté de leur léguer mieux que ce que nous avons hérité de nos devanciers. Que le monde soit une chaîne de fraternité éternelle.

Idrissa Diarra

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