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ApresCAN2019

La brousse a commencé à revêtir sa belle robe verte. Le long des chemins, le paysage présente une photo admirable aux passants. En ce moment de l’année, avec le beau tapis herbacé et les plans d’eau qui viennent de temps en temps agrémenter le regard des voyageurs, ce panorama donne envie de quitter le véhicule dans lequel on se trouve pour s’étaler sur l’herbe, humer le bon air surtout matinal de la nature et admirer les animaux qui s’abreuvent en toute quiétude, loin du bruit de la ville.

Les souvenirs tenaces de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) persistent. Ils reviennent, qu’on le veuille ou non, à travers les discussions, dans les rues par les drapeaux et banderoles qui flottent encore au vent puis avec les enfants qui arborent toujours les maillots des Lions de la Téranga.

La Finale perdue est encore là, présente dans les esprits et dans notre quotidien. Elle nous hantera encore jusqu’à la prochaine CAN, en nous faisant rêver, nous qui étions si proches de la tenir par les oreilles pour l’amener au pays !

Le mari de Diambéré Khoumba, Mocirédin est comme la majeure partie des Sénégalais : sans avoir jamais tapé un ballon dans son enfance (le plus simple et le plus facile à obtenir étant celui du football par rapport à ceux du Basketball, du tennis, du Handball…), il se croit grand connaisseur du sport bien aimé par Edson Arentès Do Nacimento dit Pelé, le Brésilien.

Mocirédin remplit toutes les fonctions au cours d’une rencontre de l’Equipe Nationale. Tantôt gardien de but, il se transforme tout de suite en Kalidou Koulibaly, grand défenseur, avant de se considérer l’instant d’après, mieux qu’un Idrissa Gana Guèye au milieu du terrain. Ce n’est pas tout, il se met rapidement à la place de l’enfant de Bambali, Sadio Mané, arrivant à réaliser dans son esprit fécond des dribles, des feintes de corps, des tirs que ne peut arrêter un « goal », fut-il aussi talentueux qu’Alfred Gomis !

Le père de Mma Tokhora et de Taata, l’époux de Diambéré Khoumba a des regrets. Quand il « prend » la place tant enviée de l’entraîneur à la crinière, le symbole du lion, Aliou Cissé, il voit mal et se rappelle avec douleur pourquoi, ce dernier a persisté à maintenir comme partant, dans son onze de départ, Mbaye Hamady Niang alors que sur son banc, d’autres garçons comme Mbaye Diagne ou Moussa Konaté pouvaient apporter un sang neuf et même déjouer les attentes et les pronostics de nos équipes rivales.

Faut-il encore et toujours penser à cette CAN qui n’aime peut-être pas le Sénégal ou les Sénégalais ?

En tout cas, dans les murmures, les chuchotements, les confidences, les secrets, les palabres, les rumeurs, les humeurs, l’on s’indexe, mutuellement, les uns les autres. Marabouts, charlatans, « sorciers », voyants, entraîneurs, politiciens, joueurs de football…..se jettent la balle ! Comme on le dit : si dix personnes creusent et dix autres remettent la même quantité de sable enlevée, il n’y aura jamais de trou.

Lui, Mocirédin ne croit pas à ces accusations réciproques. Pour le fils de Mpa Mociré, notre Equipe Nationale était moins ambitieuse que celle des Fennecs, moins volontaire, moins teigneuse, moins engagée que sa « rivale ».

Les Algériens étaient plus déterminés ; ils croyaient plus en eux-mêmes ; la chance était plus avec eux que du côté sénégalais ; les Dieux du ballon rond étaient plus Algériens que Sénégalais ; Dame Coupe a préféré être l’épouse de Belmadi que de venir manger le « Thiébou-diène » avec Coach Aliou Cissé. Il faut désormais s’y faire !

Le tour des footballeurs Sénégalais n’est (peut-être) pas encore arrivé pour prendre la Coupe par ses grandes oreilles, l’embrasser, la soulever pour ensuite la brandir et la présenter devant une foule venue les accueillir, les fêter, célébrer avec eux cette première qui permettra d’accrocher une première étoile au-dessus de notre cœur, sur notre maillot national.

La CAN est maintenant terminée ! Les plus de quinze millions de Sénégalais de mon pays sont encore là : plus forts que Belmadi le meilleur entraîneur de la compétition. Ils dissèquent les faits et gestes des joueurs et de l’entraîneur durant cette fête du football continental sur les bords du Nil, là-bas en Egypte.

Il va falloir revenir sur terre maintenant, bien poser les deux pieds en équilibre sur le sol pour ne pas retomber et essayer de repartir sur de nouvelles bases footballistiques et d’une manière générale sportives afin de faire rêver le pays qui attend depuis plus de soixante ans cette Coupe qui se fait désirer.

Etre meilleure équipe africaine du moment, vingtième sur le plan mondial, devant de grands pays de football en Afrique, en Europe et en Amérique, n’est-ce pas un honneur pour le Sénégal ? Au-delà de cet important classement, le Sénégal a-t-il le droit de ne pas se considérer comme FAVORI ? Nous sommes obligés de ne plus nous sous-estimer, mais au contraire de nous prendre au

sérieux, mettre plus d’engagement dans notre jeu pour satisfaire enfin le peuple sénégalais las d’attendre une Coupe admirable, convoitée mais capricieuse.

Idrissa Diarra

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