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La Voix du département de Bakel

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Mocirédin ne comprend plus rien à la situation actuelle du monde. Ce monde, il est vrai, agité depuis assez longtemps, avec ses tueries, ses vols, ses viols, ses mesquineries, ses corruptions, ses maladies avec des noms effrayants comme le SIDA, l’EBOLA et aujourd’hui le CORONAVIRUS.
Les prix, dans les marchés, commencent déjà à grimper, à flamber d’une manière impitoyable pour les pauvres ménages. Gouraye, ce village mauritanien face à Bakel n’autorise plus la traversée de produits tant prisés par les Sénégalais comme le sucre, le thé, le lait, le poisson, les tissus…
Ce qui est plus difficile à supporter, c’est le confinement qui oblige à ne pas quitter sa région pour une autre. Le couvre-feu, véritable prison, gêne davantage les populations, habituées (surtout sa frange jeune) à flâner jusque tard dans la nuit à travers les rues.

Il fait 20 heures à Bakel comme partout au Sénégal. Mocirédin, Diambéré Khoumba son épouse et leurs deux enfants Mma Tokhora et Taata s’apprêtent à dîner à ce moment imprévu de la nuit. Le bon « Déré » cuisiné par la maîtresse des lieux n’aura pas d’intrus ce soir. Des « marqueurs » de repas qui font le tour des maisons à certaines heures particulières pour se faire inviter à partager le déjeuner ou le dîner sont bloqués par le couvre-feu. D’ordinaire, c’est longtemps après la dernière prière que la famille dînait. Aujourd’hui, c’est différent, totalement contraire aux vieilles habitudes des Sénégalais. Le petit écran réunira tout à l’heure toute la famille : il n’y a plus de choix ; les chaînes de télévision défilent sans arrêt présentant des conseils sur le CORONAVIRUS, de la musique en passant par la politique.
Mma Tokhora sait qu’après les repas, son père attend toujours avec impatience sa première tasse de thé avant de refaire ses ablutions puis se remettre sur sa natte de prière pour ensuite égrener son chapelet.
Les nuits sont maintenant assez longues. Plus longues que d’habitude à cause de l’état d’urgence, du couvre-feu. L’ennui ronge, l’oisiveté et le désœuvrement scient le moral des hommes. La maladie, cette pandémie venue de Wuhan, en Chine, le COVID-19, comme un oiseau, étend ses ailes, survole les terres et les mers et se répand sur les continents, tous les continents, sans exception.
A l’intérieur des maisons, alors que les paisibles populations passent contre leur gré, de longues soirées, dans les rues désertées (et non désertes), le service d’ordre sécurise les hommes et leurs biens, de 20 heures à 6 heures du matin.
Quand est-ce que les écoles vont-elles rouvrir leurs portes ? Pour le moment, à part les cours dispensés à distance à travers les médias (radios et télévisions) pour les classes d’examen (CM2, 3e et Terminales), les élèves et étudiants sont laissés à eux-mêmes. Quels impacts ont d’ailleurs ces cours sur nos enfants ? Puisqu’on nous interdit les regroupements, quels sont les ménages qui disposent de ces médias ? Toutes les conditions sont-elles réunies pour que les enfants reçoivent ces leçons normalement à domicile ? L’électricité, un encadreur à côté pour appuyer le présentateur, la durée des leçons, les moments des cours, autant de problèmes qui méritent d’avoir des solutions !
Va-t-on vers une année « BLANCHE » qui ne dit pas son nom ? Dans moins d’un mois, le Ramadan se présentera aux musulmans. Et malgré la rigueur du climat (plus de 45°), il faut se plier, respecter les lois de la religion musulmane. En ce moment, élèves et enseignants usés par l’arrêt imposé par la pandémie, la chaleur et l’approche de l’hivernage dans certaines zones du pays rendent difficiles la concentration et le sérieux pour des études.
Demain, peut-être, mercredi 1er avril (jour des poissons d’avril), sans essayer de tromper les scolaires, la vérité crue leur sera dite. Ils sauront à quel saint se vouer désormais.
En espérant que le COVID-19, après presque quatre mois au cours desquels hommes, femmes et animaux ayant vécu dans la peur, la crainte de mourir par le CORONAVIRUS, retrouve ses esprits et se retire de la planète-terre pour disparaître discrètement comme il est venu.
Le monde entier, à son tour, avec les difficultés qui vont frapper tous les pays (riches, développés, sous-développés, en voie de développement, pauvres) tremblera. Sans être économiste, il faut s’attendre, après des situations aussi alarmantes vécues partout dans le monde, sur tous les continents, à une crise économique. C’est certain, des pays (pauvres ou riches antérieurement), par leur génie créateur, leur sens de l’adaptation, leur esprit d’entreprenariat, vont profiter de cette période diabolique pour sortir, non pas leur tête seulement de l’eau mais tout leur corps pour ensuite brandir leurs muscles devant les faibles qui n’ont pas pu réagir comme eux dans ces moments critiques !
Le CORONAVIRUS, n’est-il pas un message DIVIN, une leçon de morale envoyée à l’HUMANITE afin que depuis la cellule familiale, au niveau des pays, des continents, les hommes comme les femmes apprennent à vivre SOLIDAIREMENT, à se regarder HUMAINEMENT, à partager les biens gagnés sur cette terre et qui resteront sur cette terre après notre mort inéluctable.
Soyons des élèves sages : apprenons notre leçon de morale et appliquons-la sérieusement dans n’importe quel endroit où nous serons ! Notre monde sera sauvé et nous avec lui !


Idrissa Diarra, bakelinfo.com



 
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