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La Voix du département de Bakel

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             Cimetiere Militaires
Qu’arrive-t-il ce matin à Mocirédin ? Lui qui, d’ordinaire est réglé comme une horloge, ose perturber aujourd’hui son programme.
Après la prière de l’aube, ses pas l’ont machinalement conduit au Pavillon René Caillé. En se levant de la natte de prière de la mosquée de son quartier, il agissait comme un robot. Ses vieilles babouches à peine chaussées, ses gestes instinctifs reviennent : sortir, passer devant la demeure des Cissokho (Tagonka), celles des Diébakhaté, des Sakho, des Diarra, encore des Cissokho (chez Khambo), bifurquer à droite, côtoyer la maison du Vieux Kaba Diarra pour atteindre, au sommet de la colline, le Pavillon René Caillé, du nom de cet explorateur Français qui n’a jamais vécu dans ce pavillon.

Monument Bakel

Surplombant la ville, Mocirédin se plaît, avec les premières lueurs de l’aube, de respirer l’air pur qui circule abondamment en ce moment et ensuite guetter le beau lever du soleil.
Le mari de Diambéré Khoumba, Mocirédin se demande ce qui a bien pu le mener là, à cet endroit, en ce moment précis, sans aucun objectif. Il se mit alors à penser. Il ne trouva aucune explication plausible. Il continua à regarder autour de lui et remarqua le Fort Faidherbe, à l’Est, face Jauris au fleuve, le Tour du Mont aux singes, au Sud, la Tour aux pigeons, au Nord et une pensée pour la Tour Jauris complètement rasée, derrière la demeure des Cissokho et le Cimetière des Militaires Français.
Il s’étonna que, Bakel, sa ville natale, déjà loin de la capitale du Sénégal qu’il n’a jamais visitée et donc située à plus de cinq mille kilomètres (à vol d’oiseau) de la France, soit envahie par des noms comme Faidherbe, Caillé, Jauris…
Depuis la nuit des temps, nous avons toujours été envahis d’abord puis « piétinés » sur notre propre sol. La peur du Blanc transformée en vénération nous fait rêver à ce pays « édénique », chez des êtres supérieurs où tout est OR, où tout se ramasse, où sans effort on accumule des biens ! Plus grave, les habitudes, nos bonnes vieilles manières de faire sont « rangées » dans des tiroirs en fer et l’on épouse les faits et gestes des Colonisateurs.
Est-ce surprenant que nos jeunes, garçons et filles (qui ne sont du reste que notre photocopie) aient une autre attitude, une autre manière de penser. Le petit Talibé ne récite que ce qu’il a appris dans le Daara et le petit Maure ne répète que ce qu’il a entendu sous la tente familiale !
A Diogountouro, en Mauritanie, lors de la célébration des 50 ans de l’ONG GRDR (6, 7 et 8 Décembre 2019), un thème important et accrocheur << MOBILITES HUMAINES, GOUVERNANCE LOCALE>> a montré, à partir des exposés de messieurs Mamadou Kalidou Bâ Maître de Conférences à l’Université de Nouakchott et de Ladji Nianghané, Migrant, précurseur, initiateur du retour au pays, en compagnie de treize autres Africains en 1969, ajoutés aux poignants témoignages de messieurs Balla Diallo (Malien) et Diabé Touré (Mauritanien) que l’émigration a encore de beaux  jours devant elle !
Deux mots sont revenus au cours des exposés et des débats animés par le Professeur d’Université Daouda Ndiaye en grand maître de cérémonies : CULTURELLE et ECONOMIQUE.
L’émigration est d’abord CULTURELLE. Les guerres ont pris nos hommes valides pour secourir la France. Pour sa reconstruction, d’autres hommes valides ont traversé, non pas le désert, mais la mer pour encore une fois secourir l’Europe en général, la France en particulier ! Naturellement, sans difficulté, des milliers d’autres (pour ne pas oser dire des millions) des envieux, ont imité, suivi, revenant après au pays et en réalisant des « choses de Toubabs » : des maisons à étages, des voitures, des fermes, plusieurs épouses, une manière de vivre à la française, des idées françaises, des repas français…jusqu’à l’accent français.
Rester donc au pays, auprès de papa et maman qui vivent misérablement, devient synonyme de fainéantise, d’inconscience, de mauvais fils, d’irresponsable ! <<Barça ou Barsakh !>>, réussir comme les autres où mourir, un slogan diabolique qui, malheureusement n’apeure plus les jeunes, culturellement atteints par le syndrome du « voyager au pays des Blancs pour devenir…>> A beau sensibiliser, les candidats au voyage à travers le désert et les mers agitées dans de frêles embarcations ne reviendront pas sur leurs pas. Il faut atteindre l’autre rive, la rive des Blancs, l’Eldorado, la clé de la réussite, l’ouverture des portes du Paradis terrestre, la réalisation de toutes les envies…
Même si la vérité d’hier n’est pas celle d’aujourd’hui, il difficile pour ne pas dire impossible de faire changer les jeunes ! La vie en France et même dans beaucoup de pays Européens devient pire que chez nous. Ceux qui y vivent (les Africains), de retour au bercail ou à travers les réseaux sociaux ne relatent pas la réalité. Ils continuent à entretenir des idées fausses qu’ils transmettent à ceux qui sont restés au village, les incitant à faire tous les sacrifices pour les imiter.
Des mères de familles entrent aussi dans le jeu, vendant leurs bijoux et le bétail de la famille, quitte à vivoter, à vivre dans la misère, peut-être pour un temps, afin que leurs enfants aillent aussi là-bas, là où l’on « ramasse » TOUT !
Est-ce que l’emploi offert par l’Etat peut retenir ces milliers de jeunes tentés par l’EMIGRATION CLANDESTINE ?
En tout cas et de toutes les manières, rien ne vaut la vie chez soi !
Puis l’EMIGRATION ECONOMIQUE ! Les sécheresses ont d’abord poussé les populations rurales à abandonner leurs terres, leur mère, leurs épouses, leurs enfants pour les grandes cités : c’est l’exode rural. Avec le jeu des vendeurs d’illusions, de mirage, le rêve de « DEVENIR » s’installe et le dos est tourné au village ! L’on regarde et ne voit que devant soi. Devant, il n’y a qu’un seul point à l’horizon : l’Europe ! Et pourtant, avec les trois à quatre millions de francs amassés (on ne sait comment), n’est-ce pas un bon départ pour un projet sérieux capable d’aider le propriétaire mais de tendre la main à d’autres pour les employer dans la petite entreprise d’aviculture, d’agriculture, d’apiculture, de commerce, d’embouche bovine…
Pourquoi se sous-estimer et croire que sans l’Europe, rien n’est possible ? Des exemples d’hommes et de femmes restés au pays, faisant de grandes réalisations existent. Les voyages de découvertes suivront après ! Crois en toi, jeune de mon continent et regarde ces vieux, jeunes d’alors, bons vivants de 1969, ces quatorze Africains du bassin du fleuve Sénégal (Maliens, Mauritaniens et Sénégalais), abandonnant tout le soi-disant « confort » en France pour se lancer dans l’agriculture. Ils ne l’ont pas regretté ! Fais comme eux. Tous tes désirs, tes rêves de voyages aux quatre coins du monde peuvent être assouvis.
La balle (pas celle que joue Sadio Mané) est dans ton camp ! Saisis-la et utilise-la à bon escient !


Idrissa Diarra, bakelinfo.com    

 

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