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La Voix du département de Bakel

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Mociredin Ferme Bouche   

Depuis bientôt un semestre, le monde entier vit avec la peur au ventre. Wuhan (en Chine) devenue tristement populaire et son célèbre virus, minuscule mais dangereux, ont perturbé la quiétude des hommes et des femmes de la terre. De nos jours, tous les programmes nationaux sont gérés autrement, d’une manière drastique, les Politiques nationales aussi, c’est-à-dire d’une autre façon que celle prévue avant l’apparition du CORONAVIRUS. Tous les domaines sont concernés : l’Education, la Santé, l’Agriculture, l’Elevage, la Pêche, le Sport, la Culture, l’Economie d’une manière générale, tout s’écroule au grand dam des pauvres populations.

De la puissante Amérique, trônant du haut de sa Tour d’ivoire, au plus petit pays du monde, piteusement blotti entre des montagnes, vivant dignement sa misère, en passant par les Européens, les Asiatiques, les Africains, sur le plan économique, tous les pays souffrent déjà de cette crise engendrée par la pandémie de la COVID-19.

Qu’en sera-t-il dans six mois, dans un an, deux, trois ? Quel nouveau visage le monde présentera-t-il à ses locataires fatigués par des confinements, des couvre-feux, des mosquées, des Daaras, des écoles, des ateliers et des marchés fermés. Quel comportement auront les « terriens » dans la future période post-pandémie (proche ou lointaine) ? Quand atteindrons-nous le pic pandémique pour amorcer la pente, la descente, le retour à la « Normale », vers la disparition de la COVID-19 ?

<<-Le département de Bakel, le Sénégal, l’Afrique et le monde entier face à la situation précaire, instable, déstabilisatrice, installée par le CORONAVIRUS s’inquiètent. Mocirédin, s’adressant à Diambéré Khoumba son épouse, s’étonne du laisser-aller presque généralisé des innocentes populations qui enfreignent les mesures-barrières édictées par les autorités, à commencer par le port du masque de protection. Les regroupements sont plus fréquents dans les marchés, les mosquées, sur les terrains de sports, les plages, au cours des mariages, des baptêmes, des décès…

-Cela ne doit plus surprendre la moindre personne sensée, intervient Diambéré Khoumba : la mort est banalisée, on ne la craint plus ! De nos jours, des enfants de moins de dix ans accompagnent les morts vers leur dernière demeure, osant même se placer en tête du cortège funèbre pour mieux voir le processus de l’enterrement. Autrefois, les jeunes se cachaient quand on annonçait un mort dans le village. Ils ne sortaient de leur cachette qu’une fois le défunt inhumé.

-Ma chère épouse, Diambéré Khoumba, trop de bizarreries de ce monde actuel contrastent d’avec les pratiques anciennes. Les progrès dans tous les domaines : Sciences, Technologie, Technique…ne demandent pas de microscopes pour être visibles à l’œil nu ! Les hommes d’aujourd’hui ont tous les moyens pour dépasser en visions les points de vue de leurs devanciers d’ancêtres. Cependant, c’est le contraire qui semble s’affirmer. Sans jouer avec les mots : Nouveau Monde, Ancien Monde, Monde tout court, y a-t-il réellement une différence entre eux ? Leur existence ou la survie de l’homme ne dépend-elle pas de l’homme tout court, qu’il soit de l’Est, de l’Ouest, du Nord ou du Sud de notre vaste planète ? Est-ce que son exitance sur cette terre a nécessité un contrôle d’identification ? Une appartenance à une race, une ethnie ?  Comment donc expliquer au commun des mortels, au Sénégalais lambda ces faux sourires, ces sournoiseries, ces mensonges ?

-Partout dans le monde, répond Mocirédin, la fausseté a pris le dessus sur la vérité ! L’on préfère de loin le « paraître » à « l’être » : ici l’habit fait le marabout surtout quand un long turban noir masque son visage et une bonne partie de sa tête ! Que faut-il attendre de l’homme, si ce n’est son côté factice, son paraître, sa partie la plus fausse ? Il ne peut en être autrement ! Il a fallu plus de vingt siècles pour en arriver là ! Quel temps reste-t-il encore à l’homme pour redevenir VRAI ? Sans aucune fausseté ? La route est longue ! Mais il nous faut la parcourir : peut-être pas nous, ni nos arrière-petits-enfants, l’essentiel est que la terre change et transforme par la même occasion l’homme.

-Un événement n’est jamais gratuit ou fortuit : il arrive toujours pour présenter une situation afin que les hommes en tirent toutes les conséquences, des leçons de vie actuelle ou future. Cette COVID-19, comme toutes les anciennes maladies et même des événements heureux (découverte du Gaz et du Pétrole, Sadio Mané Ballon d’Or Africain, Honorable participation à la Coupe du Monde 2002, Relative paix dans le pays, les personnes ressources dans tous les domaines,  les intellectuels incomparables comme Cheikh Anta Diop, Souleymane Bachir Diagne, le Professeur  Moussa Seydy, Amadou Makhtar Mbow, Cheikh Fall, Fatou Diome, Mariama Bâ, Aminata Sow Fall, Makhaly Gassama…) sont là pour éveiller les consciences qui ne dorment pourtant pas !

-Diambéré Khoumba, les hommes doivent suivre le cours magistral de l’Histoire, de notre passé : rouvrir honnêtement les cœurs, les cahiers, les livres, réviser, cesser les mensonges, se tourner résolument vers la VERITE. Montrer des dents blanches sans aucune sournoiserie ! Le monde, celui de demain, c’est la SOLIDARITE qui va ouvrir les portes d’une cohabitation harmonieuse. Vivons donc ensemble, sans arrière-pensée, franchement ! Notre AVENIR dépend de notre volonté individuelle d’offrir chacun, notre disposition morale pour les autres.>>

Idrissa Diarra

 

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