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EcoleBakel Mars20

            
La fin du premier semestre a toujours été une période particulière, difficile et regrettable pour les écoles sénégalaises. L’approche des fêtes de Pâques tout simplement appelées fêtes de fin de semestre aiguise chez les scolaires une folle envie de liberté, d’indépendance, de repos, en général, avant ou après les compositions par les enseignants et par les élèves.
L’Etat (tous les gouvernements depuis 1968) se plaît à suivre le jeu « syndical » sans réagir, comme si les jours perdus par notre ECOLE l’arrangeaient. Le deuxième trimestre est et risque (malheureusement) de devenir le socle des revendications syndicales, la période durant laquelle les nerfs semblent fatigués par l’intensification des cours, les devoirs-surprises et la rigueur du climat.
Les syndicalistes enseignants, las d’attendre et d’atteindre le respect des accords, remuent le cocotier pour voir tomber quelques fruits (verts ou jaunes) aussi minimes soient-ils.

L’Etat ne fait même pas semblant de jeter un regard furtif vers ces « Gens qui Saignent » nuit et jour pour le développement du Sénégal. Au contraire, il les nargue. Il sait que la lutte essouffle vite. Il suffit de faire des ponctions sur salaire pour que le « RESPECT DES ACCORDS SIGNES », ce mot d’ordre tant crié depuis des années, ne vire à « RENDEZ-NOUS NOS SALAIRES !» La lutte, pourtant légitime, est oubliée, rangée dans les tiroirs ! Les luttes syndicales ont toujours existé. Elles ont toujours permis de relever le niveau de vie des travailleurs. Mais il ne faut pas jouer avec tout le système éducatif : tirer la corde jusqu’à ce qu’elle soit bien tendue pour la lâcher brusquement ensuite ; tout va s’écrouler. Sans être « jusqu’au-boutiste », ne faut-il pas « terminer » les batailles ou ne pas les entamer du tout ?
Sans être médecin, guérisseur ou charlatan, qu’on soit proche ou éloigné de l’Education, un diagnostic clair, simple et net se dégage : l’ECOLE SENEGALAISE EST GRAVEMENT MALADE ! Elle souffre d’un mal qui risque, si l’on ne prend garde, de la conduire au cimetière de Yoff.
Le deuxième trimestre, fin du premier semestre scolaire est tellement lourd, tellement chargé par les évaluations successives, les compositions, les formations de Gouvernements scolaires, les clubs de ceci ou de cela que le stress s’installe et pousse les élèves vers les portes des écoles qu’à l’intérieur des classes.
Un autre regard, plus parental, plus éducatif, plus scolaire doit être posé sur le sens recherché par et pour les GOUVERNEMENTS SCOLAIRES ! Outre le fait qu’un clin d’œil doit être jeté, loin devant pour préparer l’avenir des enfants, cette activité responsabilise les élèves en les amenant à jouer des rôles à exercer dans le futur.
La formation des Gouvernements Scolaires est prise au sérieux dans certains établissements où les candidats (comme dans la réalité) battent campagne, en cherchant des voix hors de leur circonscription (classe) pour grossir leur électorat. Les élections aussi se déroulent dans les règles de l’art, à la manière des « grands ».
Le reproche à faire cependant à ce niveau, c’est que tout se passe dans ce seul et surchargé deuxième trimestre : les élections, l’élaboration du plan d’action et surtout le début de la mise en œuvre des projets qui ne sont jamais exécutés entièrement.
Dans ces plans d’action, on retrouve pêle-mêle : rencontres sportives, reboisements, Set-sétal…soirées dansantes…
Les soirées dansantes organisées par les écoles « tordent » la main des parents pour autoriser leurs filles à sortir. En temps normal, tout peut se passer surtout quand il s’agit de lieux fréquentés par des alcooliques, des toxicomanes, des irresponsables, capables de faire n’importe quoi sous l’emprise de l’alcool et de la drogue !
Ne soyons donc pas étonnés qu’au cours de ces soirées « sataniques », interviennent des viols ou des crimes par des détraqués, échappés d’une école qui n’a pas bien joué sa partition, minimisant l’enseignement des bonnes habitudes.
L’Ecole est un lieu d’EDUCATION. Enseignants, faîtes-en sorte qu’en intra comme en extra-muros, l’enfant apprenne. Qu’il apprenne ce dont il aura besoin pour sa vie future. Orientez-le vers des activités saines de développement. Tous y gagnent : l’enfant, l’enseignant, le parent, le pays !


Idrissa Diarra, bakelinfo.com

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