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Solidarite Mociredin 225 x 225    

Même s’il n’est pas rêveur de nature, Mocirédin aime se perdre dans des pensées tellement alambiquées qu’il ne se retrouve que difficilement lui-même.
Peut-il rêver, a-t-il le courage d’orienter son esprit sur autre chose, ailleurs que sur le CORONAVIRUS, en cette période si cruciale de la pandémie avec beaucoup de pertes en vies humaines ?
Mocirédin se lève brusquement de la natte de prière sur laquelle il égrenait, tout à l’heure son chapelet depuis le début du crépuscule. Il revisite dans sa mémoire fatiguée, usée par les nombreuses et lancinantes questions du moment, son emploi du temps de la journée. Il se rend compte du vide inexpliqué de plus de dix heures (de 6 heures du matin à presque 20 heures) d’oisiveté.

Evidemment, se dit-il, à part les quatre prières, en attendant la dernière du jour, les graines de son chapelet qu’il fait inlassablement tomber, et les deux maigres repas pris sans enthousiasme, qu’a-t-il fait d’autre ?
Diambéré Khoumba, l’épouse fidèle de Mocirédin a rangé dans un coin de sa chambre à coucher, faute de magasin, le kit alimentaire distribué ce jeudi 11 juin pour les cibles vulnérables de son quartier que leur Délégué Mamadou Bakary Traoré a bien voulu inscrire. Elle a bien reçu deux sacs de riz (100 kilogrammes), 10 litres d’huile, 2 sachets de pâtes, 5 kilogrammes de sucre et un paquet de savon.
Un don est toujours bien applaudi dans des moments aussi durs comme durant cette période de pandémie, sans aucune activité rémunératrice de revenus ; cependant, le don en espèces aurait, non seulement facilité la tâche du donateur (en lui faisant économiser de l’argent et de l’énergie) mais il aurait surtout permis au bénéficiaire d’acheter les produits dont il a réellement besoin en enrichissant en même temps, les commerçants de sa localité.
Maintenant que le riz est là, il faut aller au marché chercher le reste, non moins important : le poisson ou la viande et les autres condiments : le sel, le piment, les légumes et les bouillons qui nous tuent à petit feu. Heureusement que DIEU, l’Omniscient surveille la terre et sait ce qu’il faut pour les hommes ! Il a fait tomber la pluie, changer la couleur de l’eau du fleuve, enivrer les poissons puis a offert aux populations l’occasion de faire du libre-service : pêcher les mains nues, sans hameçon ni filet !
<<-Aide-toi et le CIEL t’aidera, Mocirédin, se dit tout doucement, le mari de Diambéré Khoumba ! Ne reste pas couché ou à égrener simplement ton chapelet. Sors de ta maison, va chercher de quoi nourrir ta famille. Sur place, il faut un miracle pour que les choses te trouvent là, sur ton lit ! Remue-toi ! La nature est généreuse, elle t’ouvrira ses portes et t’offrira ce que tu veux. Alors, bouge !
-Sans lire dans tes pensées, mon mari, sans faire de la prestidigitation, je te sens très fébrile, je te vois très stressé, proche de la démence. Avec le début du couvre-feu, tu es obligé de rester à la maison, mais dès sa levée, à 5 heures, sors. Marche dans les rues, respire l’air pur du matin, hume-le, il te fera du bien, plus que tu n’y penses ! Rencontre des hommes et même des animaux : le chien qui aboiera à ton passage et le coq qui chantera pour te souhaiter une bonne journée. Ils participeront à t’ouvrir les voies secrètes de la chance. C’est moi Diambéré Khoumba ton épouse qui te le dis. Seulement, dans cette période particulière, respecte les mesures-barrières : lave-toi les mains avec de l’eau et du savon, porte ton masque de protection, tousse dans le creux de ton coude, salue sans serrer les mains, respecte aussi la distanciation physique.
-Diambéré Khoumba, ma chère épouse, je ne cesserai jamais de prier pour le repos de l’âme de mes inoubliables parents. Je les remercierai éternellement de t’avoir choisie pour être la mère de mes enfants. Tu es simple, humble, prévoyante, sans aucun problème ! Comme une fée, tu nous protèges, nos enfants et moi. De leur vivant, tu as considéré aussi Aissé Moussa ma mère et Mociré mon père comme tes propres parents, en t’occupant d’eux, mieux que leurs enfants ! Je sais, sans te le dire, tous les sacrifices quotidiens que tu endures depuis ton arrivée chez moi. Qui, mieux que toi, me comprend ? Malgré ma situation de cultivateur, tu n’as jamais montré une quelconque lassitude à être à mes côtés.
-Mocirédin, quand tes parents ont débuté les démarches pour nos fiançailles, je te connaissais à peine. Malgré mon jeune âge, j’avais depuis ce temps, une confiance aveugle en toi. Je me suis dit : c’est avec cet homme que je vivrai le restant de ma vie, pas avec quelqu’un d’autre ! Alors, ce qui doit désormais hanter nos esprits, c’est la cohabitation difficile avec la COVID-19 car les enfants doivent aller étudier dans les écoles, toi dans les mosquées, dans ton champ, sous l’arbre à palabre et moi dans les marchés et au fleuve. Il nous faut donc apprendre à vivre en respectant, pour notre bien, les mesures édictées par les autorités.
--Diambéré Khoumba, tu as vite compris les difficultés qui nous attendent (tous les Sénégalais). Cependant, tu as omis de parler de la crise économique qui nous guette : le pays est resté avec moins de 50% de son secteur de développement en léthargie. Cette inactivité ne peut pas rester sans conséquence pour notre économie. Nous allons souffrir, beaucoup souffrir ! Préparons-nous à serrer la ceinture, à vivre en solidarité, en se partageant les idées et les biens, sinon nous disparaitrons tous ensemble plutôt que prévu. L’entraide doit être le maître-mot de notre nouvelle vie. Des maladies existent depuis la nuit des temps et continuent de tuer (Cancer, Malaria, Sida, Ebola, Diabète, Drépanocytose…) par millions chaque année. La malnutrition, les accidents de la route et les maladies infectieuses n’ont pas disparu. Ils résistent et persistent.
Changeons de comportements et vivons solidaires.>>


Idrissa Diarra, bakelinfo.com
 
 

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