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Mociredin conseille concitoyen

Les nerfs sont à fleur de peau ! L’irritation atteint son paroxysme dans la plupart des milieux ! Toutes les habitudes, bonnes ou mauvaises, sont mises entre parenthèses, gardées dans les placards. L’on se réjouit cependant de la prise de conscience des populations, même si elle est due, en grande partie, à la peur. Peur d’abord de la maladie transmise par le CORONAVIRUS, ensuite l’inquiétude grandissante face au choix problématique du vaccin.

 Les écoles étaient en fête pour une dizaine de jours. La COVID-19, elle, loin de marquer une pause, continue son massacre, installant une hécatombe sur son passage.

La deuxième vague, bien crainte, n’a pas trouvé sur place, dans les lieux publics comme les écoles, les marchés, les mosquées, la rue, un dispositif de protection plus élevé que lors du début de la pandémie.

Il est bon de parler de mesures-barrières à tout moment ; ce qu’il faut surtout, c’est déposer dans ces lieux cités beaucoup plus de masques, de gels hydro alcoolisés, de lave-mains, de savons, de thermos-flashs, tout en respectant la distanciation physique.

Pour ce qui concerne ces endroits (écoles préscolaires, élémentaires, collèges, lycées, universités) qui reçoivent des millions d’enfants (garçons et filles), une attention particulière doit leur être accordée.

Les abris provisoires doivent disparaître du milieu scolaire : certaines écoles donnent l’image de marchés hebdomadaires; les établissements doivent avoir des toilettes et de l’eau : c’est le minimum dans une période pandémique !

Nos classes ayant des effectifs pléthoriques, le système du double flux proposé par certains syndicalistes a ses avantages mais aussi ses inconvénients. Si la quantité d’élèves par cohorte diminue, le temps de travail imparti à l’enseignant devient lourd, créant non seulement une inégalité entre les deux groupes, mais un quantum horaire réduit par rapport à l’emploi du temps des classes traditionnelles.

Pour faire des omelettes, il faut oser casser des œufs, direz-vous. Cependant, pour manger mon œuf je peux le cuire ou le mettre sur le plat !

Ce qu’il ne faut surtout pas tenter, une seconde fois, c’est fermer les écoles. A notre humble avis, la maladie est là, il faut apprendre désormais à vivre avec elle, comme nous avions vécu avec EBOLA, avec le SIDA, même si ce ne sont pas les mêmes virus !

Plus de sept mois sans cours pour les élèves des classes dites intermédiaires durant l’année scolaire 2019/2020, trois mois pour les classes d’examens auront un impact sur le niveau de nos élèves déjà lésés par les grèves des enseignants qui grignotent durant chaque année scolaire plus de deux mois de cours. A chaque cinq ans, dix mois de cours sont perdus ; ce qui fait une année scolaire normale enlevée de la scolarité de nos enfants.

C’est l’occasion inespérée offerte par la COVID-19 qu’il faut saisir des deux mains, en réunissant les acteurs, tous ceux qui tournent autour de l’école (de la majorité comme de l’opposition) pour une réflexion partagée de la situation imposée par la pandémie.

Pour cela, il n’y aura qu’un seul langage, celui de la vérité, à tenir par tous et pour tous: Etat, Enseignants, Elèves, Parents d’élèves afin que notre système scolaire relève la tête et redevienne comme avant.

Le niveau académique de nos enseignants est assez relevé de nos jours : l’on ne recrute que des bacheliers dans l’élémentaire alors qu’au début des années 60, des titulaires de Certificat d’Etudes Primaires (CEP) quittaient les classes de 5e ou de 4e pour s’engager dans ce noble métier, devenir Moniteurs et offrir au Sénégal ses premiers cadres.

L’école ne doit pas être le seul lieu public sur lequel il faut accorder une attention particulière: les hôpitaux méritent aussi, sinon plus de considération en cette période de pandémie. En plus du personnel médical, des moyens colossaux doivent être déployés pour sauver des vies. Sans la SANTE, il n’y a pas de travail. Et sans travail, il n’y a pas de développement.

Les marchés de quartiers mais surtout les marchés hebdomadaires comme Diawbé où se côtoient parfois sans aucune protection des vendeurs et des acheteurs venus de différents pays de la sous-région, représentent des dangers pour les populations avec les deux cas réunis : les cas communautaires et les cas importés.

L’intérieur de nos mosquées (comme à Bakel) donne une image terrifiante à celui qui y entre et respecte les mesures-barrières : sur une centaine de fidèles, seuls quatre ou cinq portent des masques ! Une sensibilisation ou une présence

dissuasive, musclée des services d’ordre mettra un peu d’ordre dans l’esprit de nos concitoyens, leur faisant comprendre la nécessité de protéger les autres en se protégeant soi-même d’abord.

La peur du « gendarme » a assaini les rues : piétons et automobilistes respectent en majorité le port du masque !

Chaque individu, chaque Sénégalais, chaque Sénégalaise, doit prendre conscience, désormais, que ce virus, propagateur de la COVID-19, entré dans notre pays depuis bientôt un an (11 mois et une semaine) existe bel et bien. La pandémie fait des ravages à travers le monde : des millions de morts sur les cinq continents.

Apprenons donc à vivre avec la maladie tout en prenant toutes nos précautions pour l’éviter ! Avec le vaccin, protégeons-nous en protégeant nos parents, nos voisins, nos concitoyens, l’humanité.

LA SANTE N’A PAS DE PRIX MAIS ELLE A UN COÜT !

Idrissa Diarra

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