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CoronaVirus 03Mars2020

Sous le ciel sénégalais, le temps se gâte. Une poussière ocre, salissante pousse les populations à s’enfermer dans leur demeure.
Pour sortir, des lunettes de soleil et un turban sont nécessaires, pour ne pas dire obligatoires.
Mocirédin n’a aucune envie de s’exposer à un quelconque danger surtout avec ce CORONAVIRUS qui affole le monde en ce moment. Il a appris, à travers la presse que, déjà soixante-onze pays sont infectés, avec 89 780 cas et 3057 décès. C’est alarmant. L’Afrique a aussi ses premiers infectés : l’Algérie, l’Egypte, le Nigéria et tout dernièrement, notre pays le Sénégal. Mocirédin préfère, comme il a l’habitude de le faire, en cas de situation compliquée, s’asseoir sur son tapis de prière, face à l’Est, puis tendre les mains vers le bon DIEU afin qu’IL vienne au secours de l’humanité.

Le monde se diabolise de jour en jour. Les rapports entre les hommes se déshumanisent. Une fissure profonde éloigne, en écartant de plus en plus, les vivants de leurs devanciers à l’au-delà. Les ancêtres, au fond de leur tombe, pleurent sans doute la déchéance humaine.
Ne peut-on pas comprendre, qu’au début du monde, l’homme n’était pas si développé intellectuellement, incapable qu’il était de se hisser à un niveau si élevé que le nôtre actuellement ?
Malgré tout, des armes ont été créées, au départ, archaïques, par la suite atomiques pour devenir ce qu’elles sont aujourd’hui, avant de changer de forme demain, tuant par millions des hommes innocents qui ne demandent qu’à vivre, vivre assez longtemps.
Une autre ère plus folle, et pourtant beaucoup plus « éveillée » que celle des ancêtres, arrive au galop, mais au lieu d’orienter les êtres vers des créations « constructives », des inventions inimaginables voient le jour et poussent vers la destruction du genre humain.
Les guerres se multiplient aux quatre coins de notre planète. Les armes tuent. Des maladies incurables aussi. Les hommes s’entredéchirent, s’entretuent, s’entremangent, s’entredévorent sans laisser de reste. Même les os sont broyés.
Contre les hommes, la nature se fâche. L’environnement se dégrade honteusement sous les regards humains. Le changement climatique se déclare ouvertement et avertit le monde qui semble sourd, aveugle, insensible à ses remarques pertinentes et effrayantes.
Les années passent. L’environnement se détériore de plus en plus. Les fleurs se fanent. Les fruits s’assèchent. Cependant les hommes ignorent exprès les dangers qui les regardent en riant de leur insouciance, leur inconscience, leur innocence naïve.
Comme le disait l’autre : « L’HEURE EST GRAVE ! »
A chaque époque, nait un événement international, mondial qui aurait pu créer une nouvelle vision, une autre manière de vivre ensemble, de penser positivement, de changer la vie, celle des hommes.
Combien de « nouvelles » maladies, avec des noms bizarres, ont-elles vu le jour en l’espace d’un peu plus d’un demi-siècle, c’est-à-dire, un an seulement après le début de la première guerre mondiale (1940) jusqu’en 2004 : SIDA, EBOLA, DENGUE, CHIKUNGUNYA, CORONAVIRUS… ?
Combien de morts ont-ils été dénombrés ? A-t-on même le temps de les compter qu’une nouvelle catastrophe ameute ailleurs. Notre terre est transformée en cimetière béant.
Le monde est devenu un village, un tout petit village, un hameau où l’on se voit et se parle à longueur de journée. Plus besoin de se déplacer : tout se règle sur place.
Pourquoi l’homme ne profite-t-il pas de ses « diaboliques » créations, de ses inventions « sataniques » pour « moudre » toutes les crises, anéantir les tensions à travers le monde, éliminer toutes les armes, se focaliser sur l’EDUCATION et la SANTE ?
Au nom de quoi, pour une durée de vie qui n’atteint que rarement les quatre-vingts ans, existe-t-il encore cet affreux gouffre entre RICHES et pauvres ?
Tandis que quelques privilégiés mangent à leur faim et remplissent après leurs repas les poubelles avec leurs restes de plats, d’autres, la majorité, « jeûnent », dorment à la belle étoile, étudient sous des abris provisoires, meurent à côté des hôpitaux ou des égouts, n’ayant aucun franc pour se faire soigner, tendent toujours la main dans leurs sales haillons qui puent pour demander de l’aumône, une manière voilée d’exiger le partage des biens de la terre, de notre TERRE.
Ah ! Si, pour une journée, une seule petite journée, Voltaire se réveillait volontairement pour mettre sur scène le grand PANGLOSS, ce Philosophe optimiste, professeur de Métalophysico-Théologo-Cosmolo-Nigologie (OUF !) et son élève CANDIDE, peut-être nous enseigneraient-ils (les deux) que <<TOUT EST POUR LE MIEUX DANS LE MEILLEUR DES MONDES POSSIBLES.>>
Les hommes partageraient équitablement sans tricher, cette vision ; ils vivraient bien EDUQUES et bien SAINS dans un monde paisible, sans guerre, sans politique-politicienne, sans corrompus ni corrupteurs, sans détourneurs de deniers publics, avec des hommes et des femmes convaincus que seule la SOLIDARITE, une SOLIDARITE FRANCHE entre tous, pourrait SAUVER le monde.


Idrissa Diarra, bakelinfo.com

 
 

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