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La Voix du département de Bakel

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                                    BergesFleuvesSN
Sakho Wakkané, l’ami de Mocirédin était Directeur de l’école de Diawara, son village natal durant trente ans (1984-2014). Un record qu’il est difficile de battre ! BOUBACAR SIDY SAKHO : c’est désormais le nom de cette école ! Attaché à ses terres, Sakho Wakkané a toujours lutté, d’abord dans son domaine (l’Enseignement) en transformant la petite école de six classes d’autrefois en établissement de douze classes. Il ne s’est pas arrêté là : voyant grand pour son Diawara natal, avec son entregent et l’appui des populations du terroir et surtout de la diaspora (le COREDIA), l’ancien élève de la prestigieuse Ecole Normale William Ponty a beaucoup œuvré et contribué pour que le « village » ait aujourd’hui quatre écoles élémentaires de 12, 12, 9 et 8 classes, un collège, un lycée, une Case des Tout-Petits (CTP), une école Arabe moderne, une école privée (la Lumière) et bientôt un Centre de Formation Professionnelle (CFP).

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 Les pluies se raréfient. Même si leur absence n’inquiète pas trop certains paysans, quelques gouttes auraient fait le bonheur d’autres dont les cultures ont encore le vertige. Pour beaucoup de cultivateurs, la rosée seule ne peut mener les céréales à maturité. Les champs ont encore besoin d’eau, assez d’eau pour compléter leur épiaison en ce qui concerne le mil et le maïs ou la formation et le remplissage des gousses pour l’arachide et le haricot.

A beau scruter le ciel, matin et soir, l’on remarque la même activité des nuages. Les hommes s’habituent peu à peu aux pluies espacées et à leur prochaine disparition jusqu’à la saison prochaine.

Dans les villages, c’est la période normale des récoltes. Bien qu’il y ait un décalage, aux soirs de clair de lune, le tam-tam appelle les jeunes et même les moins jeunes à se défouler, à chanter et à danser, à chasser le stress. Ces rencontres nocturnes animent le village et amènent la joie dans le cœur des hommes et des femmes.

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 Diambere Khoumba

Quand se lève le soleil, les bruits du soir disparaissent. La lune, malgré sa grandeur, sa majesté, accompagnée de ses filles, les étoiles, laisse la place à l’astre du jour et va se reposer pour avoir veillé sur la terre en l’éclairant durant des heures. Le jour, la nuit. La nuit, le jour. Ils se suivent. Ils se succèdent. L’un précède l’autre. Ils se rencontrent même et ont le temps, un court instant pour se dire bonjour, se saluer avant que l’un ne remette le témoin, le flambeau, à l’autre. Un cycle normal, immuable, que rien ne peut perturber.

Entre Konatécounda et « Louba », la Grande maison des griots, sur la Montagne Centrale, tout près de la Maison d’Arrêt et de Correction (MAC), des fillettes forment un cercle et dansent une à une. Follement, elles s’amusent. Comme des grandes, elles s’organisent pour éviter le désordre même s’il s’agit d’un jeu. Celle qui semble détenir le « pouvoir », leader naturel, Mmafily, dirige à la manière d’un chef d’orchestre les entrées et les sorties de ses camarades au milieu de la figure géométrique qu’elle a bien pris soin de tracer avant que ne commencent les chants et les danses.

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arme 2

Les pluies ont tardé à tomber sur notre sol, cette année, causant des inquiétudes auprès des populations. Les animaux qui avaient transhumé, retournent au « bercail » pour croiser en chemin le début de l’hivernage et un tapis herbacé qui fera à coup sûr leur bonheur. Les bergers profitent de leur passage à côté des cités pour s’acheter des vêtements, de la bonne nourriture mais surtout des magnétophones. A longueur de journée, ils écouteront la musique du terroir et se rappelleront avec nostalgie certains moments de leur vie, tympanisant tous ceux qui auront le malheur de se trouver à côté d’eux.

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       MAcky Wade 2019
Après tout juste le premier chant des coqs, le soleil s’est levé, a bâillé puis s’est étiré bruyamment. L’astre du jour a ensuite lâché quelques-uns de ses rayons sur la terre. Heureusement, pour ne pas davantage affoler les pauvres populations déjà inquiétées par la situation de la saison des pluies, il n’en a distribué qu’une infime partie.
Diambéré Khoumba chantonne dans sa cuisine le « Ndougou Demba » qui l’accompagne toujours pour extirper hors d’elle ce début de mélancolie qui l’agresse souvent. L’épouse de Mocirédin balaie coins et recoins de sa demeure. Elle a toujours quelque chose à faire la brave dame ! De l’aube aux derniers bruits du soir, la mère de Mma Tokhora et de Taata est à tout moment occupée. A-t-elle un moteur à la place du cœur ?

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