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La Voix du département de Bakel

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 circoncis

Quand le soleil dort, la lune et les étoiles s’amusent. L’astre du jour ne commencera à bâiller qu’après les premières lueurs de l’aube, période au cours de laquelle ses rayons sortent et chassent les reines de la nuit.

Mocirédin admire ces moments féeriques, diaboliques, à la limite, qui impressionneront n’importe qui sauf un natif de « Guidinkhama », c’est-à-dire la Montagne Centrale, premier quartier à voir les lumières du jour et à entendre le chant des coqs.

Comme il fait beau temps ce matin, l’époux de Diambéré Khoumba profite de cette aubaine pour se dégourdir les jambes et se remémorer l’histoire incroyable de ces cent circoncis morts le même jour dans des circonstances assez émouvantes.

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 Mociredin Drogue

Mocirédin a toujours été, depuis sa tendre enfance, de nature calme, timide et très sensible. Sans pour autant être casanier, solitaire, il sort de temps en temps rendre visite à ses amis d’enfance. Tous les gens de sa génération sont fonctionnaires ou émigrés en Europe. Généreux, il a aussi de tout temps, partagé tout ce qu’il possède. Ce qui fait de lui l’éternel « tireur de queues de diables ». Pourtant il ne se plaint jamais, Mocirédin : c’est la volonté du bon DIEU, se dit-il ! Chacun son tour chez le coiffeur ! Un jour viendra, espère-t-il toujours.

Mocirédin ne s’est pas éloigné, ce matin de son domicile. Il a préféré se mettre à l’ombre du « Nîmes », l’unique arbre de la maison qui permet aux hommes et aux animaux (grenouilles, poules, chats, margouillats) de fuir les ardents rayons du soleil pour chercher de la fraîcheur sous ce témoin de notre indépendance.

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                                    BergesFleuvesSN
Sakho Wakkané, l’ami de Mocirédin était Directeur de l’école de Diawara, son village natal durant trente ans (1984-2014). Un record qu’il est difficile de battre ! BOUBACAR SIDY SAKHO : c’est désormais le nom de cette école ! Attaché à ses terres, Sakho Wakkané a toujours lutté, d’abord dans son domaine (l’Enseignement) en transformant la petite école de six classes d’autrefois en établissement de douze classes. Il ne s’est pas arrêté là : voyant grand pour son Diawara natal, avec son entregent et l’appui des populations du terroir et surtout de la diaspora (le COREDIA), l’ancien élève de la prestigieuse Ecole Normale William Ponty a beaucoup œuvré et contribué pour que le « village » ait aujourd’hui quatre écoles élémentaires de 12, 12, 9 et 8 classes, un collège, un lycée, une Case des Tout-Petits (CTP), une école Arabe moderne, une école privée (la Lumière) et bientôt un Centre de Formation Professionnelle (CFP).

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 Les pluies se raréfient. Même si leur absence n’inquiète pas trop certains paysans, quelques gouttes auraient fait le bonheur d’autres dont les cultures ont encore le vertige. Pour beaucoup de cultivateurs, la rosée seule ne peut mener les céréales à maturité. Les champs ont encore besoin d’eau, assez d’eau pour compléter leur épiaison en ce qui concerne le mil et le maïs ou la formation et le remplissage des gousses pour l’arachide et le haricot.

A beau scruter le ciel, matin et soir, l’on remarque la même activité des nuages. Les hommes s’habituent peu à peu aux pluies espacées et à leur prochaine disparition jusqu’à la saison prochaine.

Dans les villages, c’est la période normale des récoltes. Bien qu’il y ait un décalage, aux soirs de clair de lune, le tam-tam appelle les jeunes et même les moins jeunes à se défouler, à chanter et à danser, à chasser le stress. Ces rencontres nocturnes animent le village et amènent la joie dans le cœur des hommes et des femmes.

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 Diambere Khoumba

Quand se lève le soleil, les bruits du soir disparaissent. La lune, malgré sa grandeur, sa majesté, accompagnée de ses filles, les étoiles, laisse la place à l’astre du jour et va se reposer pour avoir veillé sur la terre en l’éclairant durant des heures. Le jour, la nuit. La nuit, le jour. Ils se suivent. Ils se succèdent. L’un précède l’autre. Ils se rencontrent même et ont le temps, un court instant pour se dire bonjour, se saluer avant que l’un ne remette le témoin, le flambeau, à l’autre. Un cycle normal, immuable, que rien ne peut perturber.

Entre Konatécounda et « Louba », la Grande maison des griots, sur la Montagne Centrale, tout près de la Maison d’Arrêt et de Correction (MAC), des fillettes forment un cercle et dansent une à une. Follement, elles s’amusent. Comme des grandes, elles s’organisent pour éviter le désordre même s’il s’agit d’un jeu. Celle qui semble détenir le « pouvoir », leader naturel, Mmafily, dirige à la manière d’un chef d’orchestre les entrées et les sorties de ses camarades au milieu de la figure géométrique qu’elle a bien pris soin de tracer avant que ne commencent les chants et les danses.

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