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Lettre d'Information
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Enchaînées aux coutumes, les filles subissaient le rituel de l’excision et des mariages précoces. Puis, est arrivé le verbe. Les droits humains ont été vulgarisés sous le chapiteau d’une classe d’alphabétisation. Maintenant, il n’existe plus ces bonheurs fanés à la fleur de l’âge.
Lassana Dramé a le sourire. Sa prise de parole avait laissé indifférents les habitants de Gathiary, village enclavé et situé à une vingtaine de kilomètres de Kidira. Maintenant, il a leur oreille. « Aujourd’hui, je me sens aimé et apprécié des populations », lance-t-il. Le facilitateur de l’Ong Tostan retrouve un souffle d’espoir et fait face à un nouveau défi : transmettre des connaissances qui changent la vie des bénéficiaires et de leur communauté.
Il avait débarqué, quelques mois auparavant, dans ce village pour alphabétiser les populations et les sensibiliser aux droits humains. Lassana avait patiemment expliqué le but de sa présence dans le village. L’accueil glacial avait douché son enthousiasme. « Lors de la première rencontre, il y avait un problème de compréhension entre les populations et moi », note-t-il. « Je me demandais s’il valait la peine de rester quelques jours de plus », ajoute-il. L’ambiance était délétère. Il devait faire face à la méfiance des uns et à l’hostilité des autres. « Les gens répondaient à peine à mes salutations », se rappelle-t-il. Lassana Dramé a évolué dans ce climat pesant pendant un certain temps. Sans relâche, il a poursuivi son plaidoyer.

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Gathiary  le  premier arrondissement que l’on atteint en s’enfonçant dans la poche de la Falémé à l’extrême Est du pays fait face  à l’adversité des difficultés. L’enclavement le manque d’émancipation de l’école, l’insuffisance de l’approvisionnement en eau, la non  valorisation des ressources forestières et le démarrage de l’électrification  déjà installé freinent le développement de cette localité. Avec un taux de déperdition scolaire qui frise les 80% ce sont les ressources intrinsèques endogènes supplémentaires qui sont recherchées  et trouvées dans  la synergie inter-villageoises. Le nom Gathiary renvoie à calvaire. Rien qu’en préparant le  voyage on ne peut ne pas penser aux   difficultés  de ce voyage à cause de l’état de la route. Route. Il n’y a pas. Le pont de Sitibantang sur la Falémé qui  donne sur Laly est tristement seul et attend de chaque coté des routes d’accès. Le chemin de Nayé à  Sitanbantang déjà adossé à la nationale 1 est coupé les fortes pluies  sont passées par là. Il faut aller chercher son chemin dans les sillages tracés par les charrettes à ânes entre les méandres des rivières qui se précipitent dans la Falémé. De chaque coté du  fleuve le Panorama est digne  de champs d’essais de  mine ou d’explosifs. Notre conducteur Baldé  se tord et s’équilibre entre deux feux non entre  deux trous béant laissés par les eaux qui chaque année dépasse les 1000 mm de cumul. La végétation luxuriante laisse visible le passage des transhumants. Epineux sabrés au tronc laissant trainer le fourrage aérien très appété par les bêtes qui laissent derrière eux un arbre qui ne se relèvera presque pas pour la plupart. Et ou difforme qui  laisse passé les nouvelles pousses n’importe ou et n’importe comment. Un  disharmonie cette espace clame et boisé. Les forets de baobab et de gomme Mbeup de Dimbe et de Venn donne un aperçu des immenses potentialités de cette poche de la  Falémé. La contemplation de cette verdure seule refuge pour endosser stoïquement les affres de ce parcours de combattant qui prennent les aires de safari laminé par les feux provoqués pour faire  déguerpir les transhumants.  Avec leur cortèges de problèmes conflits de tous  ordres avec malheureusement des plaintes pour coup et blessures mortelles les transhumants continuent à être sur le banc des accusés dans cette partie orientale du pays qui reçoit les deux tiers du cheptel national au moins neuf mois sur les douze. Et aussi les conflits sont  liés à leur mode de traitement des massifs boisés. Leur passage est souvent et pour la plupart très critiqué par les  autochtones qui déploient beaucoup  de stratégies pour des mises en défends, la formation de brigades de vigilance   ne  s’arrête pas dans cette foret que l’on est pressé de quitter pour atteindre le village à une vingtaine de km parcouru en une heure. Ici le moindre brassage est synonyme de réjouissance de festivité et de communion. Pour comprendre cela selon le chef de village Coly Sané il faut remonter la tradition d’accueil des peuples Soninkés.

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