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L'AGRICULTURE DANS LE DEPARTEMENT
INSÉMINATION ARTIFICIELLE : Près de 4000 vaches touchées au Sénégal oriental PDF Imprimer Envoyer

Ce sont quelques 1132 éleveurs de la région de Tambacounda qui ont été touchés par la présente campagne d’insémination artificiel qui a permis d’obtenir 52% de taux de diagnostic de gestation, soit 835 vaches gestantes sur les 3 837 têtes présentées dans les 116 centres. Koumpentoum et Tambacounda sont sortis du lot tandis que Bakel et Goudiry sont à la traine mettant en exergue leur tradition poussée de pastoralisme au détriment de l’intensification. Avec ses 720 milles bovins, la région de Tambacounda reste l’un des principaux viviers du pays. Avec l’avènement de la Goana selon Dr Bernard Faye, inspecteur régional des services vétérinaire de Tambacounda, la région pour chaque année ne dépassait guerre les 200 à 250 vaches inséminées. A présent, c’est une explosion remarquable, selon lui, qui a permis de toucher quelques 4000 vaches, les efforts de l’Etat ayant permis de rendre l’Ia gratuite. Avec un taux d’exécution de 102 %. Koumpentoum est parvenu à 2004 vaches inséminées avec un taux de réussite de 58,36% alors que Tambacounda est à 54,18 %, 1252 vaches touchées. Du coté de Bakel, les manquements et difficultés constatées dans les différentes campagnes a fini d’exacerber les réticences si l’on en juge au nombre de 281 bêtes inséminées avec un taux de réussite de 40,44%, tandis que Goudiry en était à seulement 40% de réussite pour 298 vaches. A signaler le plancher au niveau national est de 45%. Le défaut de stabulation et la rupture dans l’alimentation, l’enclavement et les distances sont du reste, selon Dr Faye, les causes de ces retards et autre mauvais résultats. Les éleveurs qui se sont félicités de cette opportunité comptent se mobiliser pour mettre à profit le fond de stabulation dont les taux inégalables de 3 à 5,5% leur permettent de se procurer des aliments et des graines de coton.

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Interview : Cheikh Hamidou Kane, ancien ministre, écrivain : «Nous n’avons pas besoin d’aller chercher des experts en agriculture pour recenser nos maux» PDF Imprimer Envoyer

Ancien ministre sous Senghor et Diouf, Cheikh Hamidou Kane en sait beaucoup sur les problèmes de l’agriculture sénégalaise. L’ancien ministre du Plan et de la Coopération est, aujourd’hui, d’avis que sans une implication effective des paysans, aucune politique agricole ne s’aurait prospérer dans notre pays. Dans cet entretien accordé à Wal fadjri, l’auteur de ‘L’aventure ambiguë’ soutient par ailleurs que, face à la crise mondiale, le gouvernement du Sénégal se doit de bien planifier son développement économique. Non sans réclamer sa part de responsabilité dans la situation de la vallée et lister ce qu’il a pu réaliser pour cette zone.

Wal Fadjri : Vous faites partie des nombreux cadres originaires de la vallée du fleuve. Quelle est votre part de responsabilité dans le retard socio-économique de votre terroir ?
Cheikh Hamidou Kane :
J’ai, sûrement, une part de responsabilité comme vous le dites. Mais, je dois vous dire que je me suis beaucoup battu pour le développement de cette vallée et du Sénégal en particulier pour que notre pays ait un développement réfléchi et planifié. Puisque, en 1958, avec Mamadou Dia, nous avions beaucoup réfléchi à la manière de mettre en place des structures de développement à la place des structures administratives coloniales. C’est ainsi que nous avions pensé à la création de coopératives de commercialisation de l’arachide puisque nous avions jugé que c’était la première priorité, c'est-à-dire casser le commerce de traite. Ces coopératives de commercialisation devaient se transformer, progressivement, en coopératives de production et de consommation, c'est-à-dire une espèce de socialisme auto-gestionnaire. En troisième lieu, nous avions jugé nécessaire de mettre en place une politique agricole, en créant la Siscoma pour la production des instruments agricoles à Pout. Des instruments qui seront, bien sûr, à la portée de nos paysans. Et en ma qualité de ministre du Plan et de la Coopération, j’avais beaucoup participé à la réflexion pour créer les barrages au niveau de la vallée. D’ailleurs, c’est moi qui ai créé le commissariat à l’après-barrage. Ensuite quand je fus nommé à l’Unicef - puisque, pendant 11 ans, j’étais hors du Sénégal. Lorsque j’ai démissionné après l’arrestation de Mamadou Dia par Senghor, j’avais décidé de travailler pour les organisations internationales. Et c’est pendant que j’étais responsable régional au niveau de l’Unicef que j’avais demandé et obtenu de cette structure d’aider le Sénégal pendant les sécheresses en réglant le problème de l’eau dans toutes les régions. En ce temps, l’Unicef avait implanté des forages et affecté plus de 400 motopompes que j’ai distribuées dans la vallée, de Bakel à Dagana.

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Conférence de l’Amicale des Elèves et Etudiants Soninkés de l’UCAD de Dakar : Evolution de l’agriculture en milieu Soninké, Souveraineté et Perspectives, animée par l’ingénieur agronome et égyptologue Adama Dramé. PDF Imprimer Envoyer

C’était dans une salle pleine de monde, que l’agronome Adama Dramé a fait un exposé sur l’agriculture en milieu Soninké. D’entrée, l’égyptologue a remonté l’histoire depuis « Assouan »,   terre ancestrale des Soninké en Égypte. Cette incursion dans l’histoire avait pour objectif de montrer et d’expliquer l’attachement très ancien des Soninkés à la terre et aux valeurs agricoles. Selon le conférencier, l’installation des Soninkés aux abords des grands fleuves et rives n’est pas fortuite, la culture de décrue ayant toujours occupée une place importante dans l’autosuffisance alimentaire. Les Soninkés avaient intégré ce paramètre depuis la nuit des temps. Un pays ne peut se développer sans l’agriculture. Depuis les indépendances, en 1960, aucune politique agricole n’a encore réussi au Sénégal parce que nos gouvernants n’ont pas été à la hauteur dans le cadre de l’élaboration des stratégies en amont comme en aval pour sauver le monde rural. Depuis 1960, dixit l’agronome, deux grandes théories ont été développées sur l’agriculture à savoir : la méthode participative et le training système. La méthode participative consiste à inclure les agriculteurs aux recherches menées par les centres de recherches mises sur pieds. Cependant M. Dramé prône pour le training système, source de résultats satisfaisants. «Tant que les manuels sur l'agriculture ne seront pas écrits dans nos langues locales, le monde rural vivra toujours dans la misère. Je l’ai dit et redit à plusieurs reprises, les langues étrangères telles que le français ou l’arabe ont beau faire des manuels sur l’exploitation de nos ressources, les agriculteurs ne peuvent pas les comprendre, voire les appliquer. Il faut impérativement promouvoir nos langues maternelles », afin de permettre une meilleure compréhension des manuels et autres techniques. D'ailleurs, cela permettrait aux étrangers d'apprendre nos « langues maternelles », comme le chinois est appris par bon nombre d’étrangers aujourd’hui. Il poursuit : « Cela fait plus de trente ans que je me bats pour un retour aux sources afin de développer nos localités. Mais malheureusement, les Soninkés refusent le développement et c’est regrettable. Une petite étude nous révèle que dans un hectare de terre cultivable d'oignons à Bakel peut produire une récolte de 8 tonnes qui pourront être cultivées et commercialisées en trois mois. Ces dernières donneront six millions de francs CFA avec un investissement d’un quart du chiffre d’affaires ».

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Horticulture : Les maraîchers de Bakel confrontés à des problèmes de semences PDF Imprimer Envoyer

Les difficultés rencontrées par les maraîchers de Bakel sont liées aux intrants, notamment à l’insuffisance en quantité et en qualité des semences mises à leur disposition, a indiqué mardi, Moussa Ndiaye, technicien horticole à l’Union des producteurs horticoles du département.‘’Les difficultés qu’on rencontre ici ce sont des problèmes d’intrants, semences et engrais. Donc des semences de qualité’’, a-t-il indiqué, ajoutant que pour ce qui est des engrais, les quantités reçues sont ‘’insuffisantes’’.Le technicien qui s’adressait à la presse en marge de la rencontre avec du Bureau national des agriculteurs, éleveurs et pêcheurs, a signalé que les engrais qui sont distribués aux producteurs ‘’ne sont pas adaptés au maraîchage’’. ‘’Généralement à la place du 10.10.20 (engrais destiné au maraîchage), on a d’autres variétés’’ a-t-il noté.Il a aussi souligné le problème lié à la conservation des oignons et de commercialisation du piment, pour lesquels il n’y a que deux magasins pour les stocker.Moussa Ndiaye a, en outre évoqué le manque de motopompes. Celles qui existent sont là depuis le temps de la Société d’horticulture de Bakel (HORTBAK) et sont ‘’maintenant à l’usure’’, a-t-il affirmé.Certains participants à la rencontre ont également déploré que des motopompes soient cédées à des bénéficiaires qui n’ont pas de terres cultivables.‘’L’arrivée de la syndicalisation est un apport par rapport à nos activités quotidiennes afin de trouver des solutions à nos problèmes. Certes l’Etat ne peut pas tout faire, mais le syndicat ébauche des solutions par rapport à ces contraintes’’, a expliqué Moussa Ndiaye.Les autres difficultés répertoriées par les producteurs se résument en substance, à la raréfaction du poisson dans le fleuve, du fait de sa surexploitation. Ils ont préconisé la mise en œuvre d’un repos biologique.Dans le même sillage, le préfet de Bakel, Amadou Moctar Cissé, a souligné l’importance des mares qui existent, notamment à Manayel et qui regorgent d’un potentiel halieutique qu’il faut exploiter.‘’Nous ne sommes pas venus pour régler vos problèmes immédiats, mais nous sommes venus vous écouter, recenser vos problèmes’’, leur a répondu le président du Syndicat national des agriculteurs, éleveurs et pêcheurs (SYNAEP).

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Tambacounda : les faiblesses de la dernière campagne d’insémination seront corrigées cette année (inspecteur régional) Imprimer Envoyer

L’inspecteur régional des services vétérinaires, le docteur Bernard Faye, a déclaré vendredi que ses services s’attèleront à ’’corriger’’ les faiblesses notées pendant la dernière campagne d’insémination artificielle dans les départements de Bakel et Goudiry, lors de l’édition 2010 lancée le même jour. ’’Cette année, on va corriger à coup sûr, parce que d’abord on a changé de prestataire, qu’on pense être le meilleur au niveau du Sénégal et qui a été affecté dans la région de Tambacounda’’, a-t-il dit en marge de la cérémonie de lancement de la campagne 2010. ’’Les points faibles ont été enregistrés dans les départements de Bakel et Goudiry’’, a-t-il relevé, précisant que 2635 vaches ont été inséminées l’année dernière dans le département de Tambacounda, pour un taux de 48%, sur les 3.000 femelles qui avaient subi cette opération. Bernard Faye a souligné que les difficultés de la campagne 2009 étaient liées à ’’l’inexpérience du prestataire qui agissait au niveau de Bakel et Goudiry qui a montré ses limites dés le démarrage’’. Selon lui, c’est au milieu de la campagne que cet état de fait a été constaté avec un taux d’insémination inférieur à celui enregistré dans le département de Tambacounda. A l’inexpérience de l’inséminateur, se sont ajoutées les ’’difficultés techniques’’ qui ont fait que ’’beaucoup plus’’ d’intrants que nécessaire ont été utilisés, a-t-il expliqué. D’après le docteur Faye, la correction de ces disparités et de ces difficultés, permettra de ’’relever le défi, afin que les départements qui n’ont pas enregistré de bons résultats puissent le faire cette année’’. Tirant les leçons de la campagne précédente, l’inspecteur des services vétérinaires, qui a souligné l’existence dans chaque campagne de ’’points forts et (de) points faibles’’, s’est félicité de ce que la région a eu une ’’contribution intéressante’’ avec dans le taux national plus de 3.000 vaches inséminées sur les 30.00O enregistrées plan national. Soit environ un dixième.

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