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SUbventions

La subvention octroyée depuis quelques années par la mairie de Bakel a une histoire et quiconque parle d’histoire parle d’hommes et de femmes ayant été au commencement, au centre mais aussi à la fin. Les hommes doués d’intelligence cherchent à savoir en posant les questions du : comment ? Où ? Quand et Pourquoi ? Les sots eux se lancent dans du verbiage, font des affirmations gratuites, plongent et sombrent dans l’amalgame et la diffamation et ne se rendent compte de leur carnage que bien trop tard. 

En effet la bataille pour l’obtention de la subvention est bien antérieure à l’arrivée du député maire à la tête de la commune, mieux, elle est même antérieure à la naissance de l’union communale. (UCEEB). C’est un combat mené depuis bien trop longtemps par l‘union départementale (UDEEB). Samba Ba ancien étudiant de la promotion 2006 explique : 

« Je suis devenu étudiant en 2006 et en ce moment nous avions l’UDEEB et le maire de l’époque refusait de nous aider prétextant que nous n’étions pas la seule commune dans l’union départementale […] C’est au cours de l’année 2009, suite à des demandes incessantes de la part des étudiants de la commune que Madame le Maire Aminata Diallo proposa aux étudiants de mettre en place une structure communale comme intermédiaire entre la municipalité et la jeunesse estudiantine »

[…] Avec les autorités de la commune, Madame le maire et son équipe municipale, ont décidé à propos des dotations, dans les rubriques jeunesse et éducation ainsi que bourse sociale, de créer une voie pour que les étudiants soient pris en compte et soutenus.  C’est par la suite que des fonds ont été obtenus et les autorités avaient décidé que la récupération se fasse à titre individuel, ce qui nous a empêché d’utiliser les fonds comme convenu, c'est-à-dire aider les plus nécessiteux ».  

           Ainsi, depuis l’année 2009, les étudiants recevaient chaque année une somme et le bureau en place se chargeait de faire la répartition selon leurs propres critères. Cela revient à dire que Monsieur Sall n’est nullement le précurseur de cette affaire de subvention. Ce n’est qu’en 2014 avec l’arrivée du bureau actuel que nous l’avons approché pour lui faire part d’un mémorandum dans lequel il était mentionné la reconsidération de la somme, qui à l’époque était de 700.000 FCFA. Dans le but de mieux aider les nouveaux bacheliers. Les étudiants Bocar Diallo, Mpaly Koita, Sada Sow, chouaib Ly respectivement Président de L’UCEEB, secrétaire, trésorier et secrétaire adjoint étaient présents. 

A la fin de cette rencontre, il est retenu un versement annuel de 2.000.000 FCFA aux étudiants pour la location d’un appartement pour les nouveaux bacheliers. Mais cette somme ne sera jamais perçue dans sa globalité par les étudiants pour des raisons jusqu’alors inexpliquées.  Nous avons reçu, pendant trois années une somme de 1.400.000 FCFA, les 400.000 FCFA étaient destinés aux universités régionales sur la base des nouveaux bacheliers orientés. Ce qui voudrait dire qu’il restait 1.000.000 pour prendre en charge l’appartement à raison de 100.000 FCFA le mois. Les deux mois de vacances étaient payés grâce à la caution de 20.000 FCFA versée par chaque nouveau bachelier avant son entrée. Les nouveaux bacheliers logés dans le local payaient également à hauteur de 5000 FCFA par mois, une somme qui permettait la prise en charge de l’eau, de l’électricité mais aussi des petites réparations de circonstances. 

La rupture est intervenue parce que le maire reproche injustement aux étudiants d’avoir pris part aux élections en faveur de son rival politique. Nous l’avons dit et nous le répétons à nouveau, l’UCEEB est une structure apolitique mais les membres qui la composent sont libres de leurs actions et de leur choix.

  Nous sommes les acteurs de cette association, autant que nous sommes l’incarnation de sa réussite, de sa transparence, de son courage, de sa détermination, de sa rigueur mais par-dessus tout de sa liberté. Notre langue ne tremblera pas devant la vérité car Dieu soit loué, les aléas de la vie n’ont en rien fait tarir notre dignité et notre intégrité. Nous parlons au nom de la vérité et prenons Dieu comme témoin.

  Nous avons approché le maire suite au mal entendu qui a occasionné la retraite de la subvention de la main des étudiants. Sachant pertinemment que nous n’avions nullement tort dans ce faux conflit qui, de surcroît, a ranimé de faux débats entre le maire et les étudiants. Nous nous sommes expliqués de la plus belle des manières en face de lui, en précisant chaque détail de l’affaire dite « des votes contre lui ». Mais hélas, l’honorable ne voulut rien entendre.  Monsieur le maire n’avez-vous pas à plus d’un titre affirmé que la subvention serait versée tant que vous serez à la tête de la commune ?     

Penser que priver les étudiants de leur subvention est une manière de les punir ou de les intimider est une sottise, je dirais même une bêtise. Car la réalité est que tout étudiant d’une ancienneté de deux ans est logé à ses propres frais, ce qui revient à dire que l’UCEEB ne prenait en compte que les nouveaux bacheliers, 10 nouveaux bacheliers plus précisément car le local dont les rumeurs ont fait passer pour un joyau n’est en réalité qu’un studio de deux petites chambres dans lesquelles la vie à cinq par chambre relevait de bravoure et de courage de la part de nos jeunes frères et sœurs nouveaux bacheliers. Nous avons recueilli le témoignage de quelques-uns des ex pensionnaires de l’appartement : Abdou Fall explique 

« Le local nous apprend à vivre en communauté, ce qui n’est pas toujours facile, il nous apprend à être des leaders dès la première année […]    Le local avait un rôle primordial pour les bacheliers qui habitaient loin. C’était quelque chose de nécessaire pour l’intégration des nouveaux […] Nous payions une mensualité de 5000 FCFA ce qui était assez chère vu que les moyens diffèrent cependant le fait de vivre à cinq dans une chambre était compréhensible vu qu’on parle d’une vie associative »

 Adama Sow ajoute : « Il n’y a jamais eu de prise en charge, nous étions dépendants de nous-même. Ya jamais eu de rations alimentaires. L’eau et l’électricité étaient prises en charge par nous-même » […] Le plus grand problème était celui de l’espace c’était trop petit pour un si grand nombre d’étudiant. Le manque d’équipements pour les tâches ménagères est aussi à souligner »

Nous tenons à dire que le local n’offrait guère de privilèges aux membres du bureau de l’UCEEB au contraire ces derniers investissaient leur sang et leur sueur mais aussi leur propre économie pour la sauvegarde du local. Si nous nous battons pour cette modique somme ce n’est nullement pour nous autres, membres du bureau ou anciens étudiants. Ce combat est un combat pour les générations futures, un combat pour la stabilité et la dignité de nos jeunes frères. C’est un devoir moral pour nous, mais aussi pour la commune de soutenir ses enfants et le maire plus quiconque devrait le comprendre.

 Il ne se passait pas une semaine sans qu’un parent appelle pour nous parler de son fils nouveau bachelier. Certains ont même fait le déplacement jusqu'à la maison du président.  Les nouveaux bacheliers nous accostaient dans la rue pour nous exposer leurs problèmes de logement.

              Le local avait une valeur symbolique que seuls nous et ceux qui y ont vécu comprenaient. C’était le local de l’espoir, l’endroit au quel on pensait quand il y’avait plus d’espoir, c’était chez nous, c’était Bakel pour la communauté estudiantine.  En réalité, priver les étudiants de cette somme d’un million quatre cent milles. (1.400.000frcfa) c’est les priver du droit de poursuivre leurs études dans de meilleures conditions, c’est briser le rêve d’un enfant de la commune sur qui les parents ont placé tout leur espoir, c’est montrer son indifférence à l‘égard des enfants de la commune, c’est montrer ses limites pour un dirigeant digne de ce nom.          

Il y’a un temps pour chaque chose. Un temps pour s’allier, un temps de rompre l’alliance et celui de la dénonciation. L’HEURE DE LA RUPTURE A SONNE. 

Tout commença avec la politique. Cette tache d’huile capable de ravager une famille entière. Elle, la politique nous a pas épargné. Il est primordial de préciser, avant tout, que l’UCEEB est une association apolitique, dans les textes comme dans les faits. Et durant toute la période où elle est en notre charge, nous défions tout parti, et personnalités politiques de relever et révéler une faille de notre part face à cette idéologie de neutralité. Toutefois, l’étudiant étant, par excellence, un intellectuel vivant avec des convictions, il serait inconcevable de lui ôter cette volonté de s’inscrire dans la vie politique.

C’est ainsi, lors des élections législatives, DES étudiants se sont constitués en armée pour le salut de leur soldat Monsieur Mapaté Sy, également candidat pour l’amasse des cartes de la population bakeloise. La précision est de taille, il s’agit effectivement DES étudiants du département mais particulièrement de la commune de Bakel. Ne sommes-nous pas dans un Etat démocratique ?  Ou chacun est libre de choisir son camp. La subvention serait-elle un moyen de dissuader tout étudiant de s’allier à l’opposition ? Ces étudiants n’avaient-ils pas le droit de tourner le dos à leur maire ? Seule la population bakeloise est maitre de ses réponses face à ces questions. Il ne s’agissait pas des étudiants du bureau de l’UCEEB, encore moins la casquette de ladite union qui avaient piloté ce mouvement pour soutenir l’opposant au maire. Mais plutôt d’étudiants libres et prisonniers de leur choix, lequel fut fatal à toute une nouvelle génération.

De là commence la rupture brutale entre les étudiants et le maire de Bakel. Ce n’est plus une opposition entre les étudiants partisans de l’opposant Mapaté Sy et le maire Ibrahima Sall, mais un conflit entre ce dernier et tous les étudiants, principalement ceux de l’UCEEB, qui rappelons-le n’était guère mêlée à cette vague politique. Mis au parfum de la nouvelle, de ladite « trahison » des étudiants, le maire décide de rompre définitivement les fonds de dotation. 

Et pourtant, l’histoire nous a donné raison. En effet, en 2014, lors des élections législatives, l’actuel maire, L’HONORABLE député maire, n’était encore qu’un candidat pour la course à la mairie. Lui, qui aujourd’hui, a une dent contre ces étudiants qui ont voté pour son opposant, avait, à l’époque déboursé une somme de 1.400.000 FCFA pour solliciter justement pour la plupart ces mêmes étudiants de la commune logeant à Dakar. Ainsi une caravane fut organisée sous la direction de Boubacar Dembélé et Bocar Diallo (actuel président de l’UCEEB) qui n’était pas encore aux commandes de l’UCEEB à cette période. Le message était clair, n’utiliser aucune association communale pour des fins politiques. C’était des étudiants libres qui militaient pour le candidat Sall d’alors. Mais seulement, aujourd’hui, la donne a changé. D’autres étudiants, habités par les mêmes intentions politiques, ont également décidé d’afficher leur conviction. Mais hélas, la règle d’or était de ne jamais avoir la liberté de choisir l’opposant devant l’HONORABLE.  La balle ne devait pas changer de camp. C’est ainsi que, au lendemain de sa victoire en 2014, le maire monsieur Ibrahima Sall invita, chez lui, tous ses étudiants militants pour leur remercier. 

Revenons au présent à présent. Lorsque les étudiants de l’UCEEB ont eu écho de la décision du maire de suspendre les fonds de dotation, ce qui sonne comme une sanction envers tous les étudiants de la commune, une réaction s’est vite opérée. Le président de l’UCEEB, appela ainsi le maire pour obtenir un rendez-vous afin d’éclairer les zones d’ombre. Il nous était indispensable de nous laver les mains de cette accusation infondée et douloureuse. Il nous fallait nous expliquer, prendre notre responsabilité et nous affirmer. Chose que nous avons fait une fois chez le maire. Malheureusement, c’était peine perdue, le maire campe sur sa position, laquelle position qu’il nous fera savoir quelques jours plus tard.

Mesdames et monsieurs, chers Bakelois, ces mots n’ont aucune vocation d’une quelconque entreprise de discréditer qui que ce soit. Ces mots n’ont de visé que d’essayer de faire jaillir la vérité. Rien que la vérité. Quoiqu’elle en coute. Nous avons été touché dans notre orgueil et dans notre dignité. Il y’a une heure pour la négociation, celle-ci épuisée, il ne nous reste que celle de la dénonciation, et de la restitution de la vérité. 

Kalidou Dia et Saliou Fall au nom de tous les étudiants de l’UCEEB.

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Commentaires

+1 #1 Harouna Ba 23-04-2018 12:35
chère lecteur voici la vérité en face de vous, rien à ajouté tout est vrai.Quant au mouvement politique qui a oser voter contre le député maire, je suis l'initiateur de ce mouvement. si le maire a quelque chose à reprocher aux étudiant, qu'il m'indexe directement. je ne suis en aucun cas membres du bureau de l'UCEEB.
0 #2 Abass Dramé 23-04-2018 14:16
Bonjour, tout nos remerciements et reconnaissance a nos frères et collègues pour ces éclaircissements sur la question de la problématique autours de la subvention de mairie. Il y a rien à ajouter sur ça de ma part en tout cas.
0 #3 Abass Dramé 23-04-2018 14:41
Bonjour, tout nos remerciements et reconnaissance a nos frères et collègues pour ces éclaircissements sur la question de la problématique autours de la subvention de mairie. Il y a rien à ajouter sur ça de ma part en tout cas.

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