BAKELINFO.COM

La Voix du département de Bakel

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
 

Combat Afrique

Les demandes pour une réforme des Nations unies fusent de toutes parts, notamment en ce qui concerne le renforcement du mandat de la MINUSMA. Sputnik France a demandé à Gilles Yabi, fondateur du think tank WATHI, comment la société civile pourrait davantage contribuer à cette lutte contre l’insécurité et les attaques djihadistes.

«Il ne s'agit pas seulement de nous battre pour que les missions de paix de l'ONU soient plus efficaces. Il faut se battre pour qu'on n'ait pas besoin de missions de maintien de la paix en Afrique. Cela passe par le renforcement de nos États, par le renforcement de nos sociétés civiles, par la réponse à des défis structurels comme l'éducation, la gouvernance politique, la lutte contre la corruption... Nous devons choisir nos combats et privilégier le renforcement de nos institutions qui sont aujourd'hui considérablement affaiblies», a martelé au micro de Sputnik le Béninois Gilles Yabi, fondateur du think tank WATHI et docteur en économie du développement.

Pour le fondateur, en décembre 2014, de ce think tank «citoyen, participatif et multidisciplinaire» basé à Dakar afin de mieux étudier les dynamiques ouest-africaines, force est de constater qu’une grande partie de l'agenda des Nations unies est occupée par le continent africain. Mais, alors que les demandes pour une réforme de l’ONU fusent de toutes parts, il faut distinguer, selon lui, celles qui relèvent de la réforme de l’organisation onusienne en tant que telle (membres permanents du Conseil de sécurité, droit de veto de ce même conseil, etc.), de celles qui relèvent des mandats de maintien de la paix.
    «Nous devons nous organiser au niveau africain pour que l'Afrique ne soit pas constamment sur la table des discussions du Conseil de sécurité. Et devons faire en sorte que l'avenir des missions de paix des Nations unies ne se trouve pas sur le continent», a ajouté le consultant indépendant dans les domaines de l’analyse des conflits, de la sécurité et de la gouvernance politique en Afrique de l’Ouest.

Mettre en adéquation les moyens et les objectifs
Bien que cantonnée pour l’instant au seul territoire malien, la zone d’action de la MINUSMA a déjà été étendue. Le 29 juin 2019, à l’unanimité, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 2480, renouvelant d’un an le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unis pour la stabilisation du Mali (MINUSMA). Avec, selon le texte de cette résolution, des effectifs qui restent dans les mêmes proportions: «13.289 militaires et 1.920 policiers au maximum»; et comme «première priorité stratégique» la mise en œuvre de l’Accord pour la paix, dit accord d’Alger, signé en 2015 par Bamako et les groupes armés indépendantistes du nord du Mali, en vue de la réconciliation.

Alors que, jusque-là, la zone d’action de la MINUSMA était limitée au nord du pays, sa seconde priorité est devenue la protection des populations du centre «où vivent 30% des 20 millions de Maliens». Une région où la «situation est explosive», de l’aveu même des Nations unies, en raison des violences récurrentes entre Peuls et Dogons, ce dont profite le groupe djihadiste «Katiba Macina», dirigée par Amadou Koufa. Ce dernier se présente comme le «protecteur» de la communauté peule, au sein de laquelle il recrute ses combattants.

Ajouter un Commentaire

Code de sécurité
Rafraîchir

Chroniques du Mardi

Religion

Actu. locale

Nous avons 490 invités et aucun membre en ligne

Faîtes un don

pour soutenir bakelinfo.