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Ce devait être, à l’origine, un grand meeting de présentation du programme présidentiel de François Fillon. Mais vu les difficultés rencontrées par ce candidat affaibli à l’extrême, la réunion publique organisée samedi 4 mars aux Docks de Paris, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), s’est transformée en une opération de remobilisation des troupes et de combat rhétorique, où les militants fillonistes ont été appelés à « ne pas lâcher ». Lesquels ne se sont pas déplacés en masse. Alors que l’équipe de M. Fillon attendait près de 3 000 personnes, le tiers semblait être finalement présent – une grande partie de la salle étant restée vide.



Le détail des réformes et de son plan de « redressement » du pays ? Pas l’urgence, selon M. Fillon, au moment où il subit de multiples défections et des pressions pour qu’il cède sa place à Alain Juppé. « Mes amis, vous connaissez les grandes lignes de mon programme. Je ne suis pas là pour entrer dans le détail », a-t-il prévenu d’emblée, en introduction de son discours de près d’une heure. Plutôt que de se perdre dans les détails de son projet au moment où sa propre maison brûle, l’ex-premier ministre a préféré « parler de sa force directrice ». Autrement dit des grandes valeurs de son logiciel, comme « l’école, la famille, l’autorité de l’Etat, la laïcité ». Et surtout « la liberté », qu’il a érigée comme la ligne directrice de sa démarche, en y associant sa volonté de sortir des 35 heures ou de baisser massivement les charges des entreprises.

Pour prendre de la hauteur au moment où il est visé par une procédure judiciaire, il a cité « Jeanne d’Arc, Emile Zola, Victor Hugo, Jean Moulin et tous nos héros inconnus de la France libre et résistante ». Une référence pas anodine pour celui qui a appelé vendredi soir ses partisans à « résister » et à venir « très nombreux » à son rassemblement dimanche au Trocadéro, où il espère jouer son va-tout.
« N’abdiquez pas, ne renoncez jamais ! »

Samedi après-midi, M. Fillon a de nouveau tenté de susciter un réflexe de solidarité des militants à son égard, en se présentant comme la cible d’un complot visant à l’abattre. « On veut vous intimider. On s’attaque à moi. Mais, à travers moi, ce qu’on cherche à abattre, c’est le redressement national et c’est une volonté de changement dont vous êtes chacune et chacun les porteurs », a-t-il prétendu. Avant de lancer à l’intention des centaines de représentants de la société civile, qui alimentent son projet depuis quatre ans : « N’abdiquez pas, ne renoncez jamais. Votre engagement doit se poursuivre. Toute cette force que vous avez rassemblée ne doit pas s’arrêter ! » A l’entendre, les attaques dont il est l’objet seraient l’expression des « conservatismes » et des « corporatismes », « qui ont intérêt à ce que rien ne change ».

Même si beaucoup jugent sa position intenable, le candidat n’entend toujours pas renoncer. « François Fillon est toujours très déterminé et résolu pour des raisons politiques : il considère que c’est lui qui porte la légitimité de la primaire et qu’aucun candidat ne peut s’engager à sa place avec ce capital. Et il pense être le mieux placé pour mettre en œuvre son projet », explique Vincent Chriqui, son nouveau directeur de campagne, qui remplacera le démissionnaire Patrick Stefanini à partir de lundi matin. « François Fillon est soucieux de la victoire de son camp et de son projet. Tant qu’il pense être le mieux placé, il tiendra », affirme son entourage. Pas question de laisser la place à Alain Juppé. Son entourage tente d’habiller ce refus par son prétendu sens des responsabilités : « Son souci, c’est que s’il retire pour Juppé, cela risque de mettre le FN au pouvoir car les électeurs de droite ne veulent pas de Juppé. »
Le monde.fr

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