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Elus Senegalais

Les acteurs au dialogue politique se sont convenus de changer le mode d’élection des maires et présidents de conseils départementaux au suffrage universel direct.

Toutefois, en voulant préserver le vote des citoyens souvent détournés par les élus, l’on semble favoriser la dynastie des élus illégitimes, portés à la tête des institutions communales et départementales avec moins de 50% des suffrages valablement exprimés. Un second tour semble s’imposer, avec une moyenne à fixer, si l’on veut avoir des élus légitimes et moins contestés à la tête de ces institutions.

 Si au niveau de la commission cellulaire du dialogue politique, plusieurs questions restent en suspens pour manque de consensus entre acteurs de différents pôles, la question relative à l’élection des maires et des présidents de conseils départementaux a trouvé un large accord sur le principe. Les participants au dialogue politique, initié par le chef de l’Etat, Macky Sall, autour du processus électoral, sont tombés d’accord pour le vote de ces élus au suffrage universel direct. Mieux, ladite commission est pour l’intronisation au niveau de la ville de la tête de liste proportionnelle qui sortira première de l’élection. Pour les communes, ce sera la tête de liste majoritaire qui sera élue. Par ce vote des maires et présidents de conseils départementaux au suffrage universel direct, les acteurs au dialogue pensent régler les questions de manœuvres et de manipulations qui se font sur le dos des citoyens.

En réalité, le vote indirect permettait aux élus, à travers des cachotteries et autres combines de détourner le vote des électeurs. Quid alors de la légitimité de ces élus, si toutefois les maires et les présidents de conseil départementaux sont élus à moins de 50% du suffrage valablement exprimé? En réalité, si la tête de liste majoritaire qui sort première de l’élection est portée à la tête de la mairie, en dépit du score obtenu avec le système du «Raw gadu», se pose alors la question de la légitimité de celui-ci. Même si ledit maire est élu directement par les populations de la commune, il n’en demeure pas moins que s’il ne franchit pas la barre des 50%, il restera illégitime. A l’état actuel du Code électoral, le second tour n’est prévu que pour la présidentielle.

L’on se rappelle du ¼ bloquant qu’avait voulu instaurer l’ancien président, Me Abdoulaye Wade, pour permettre au candidat de passer avec seulement 25% du suffrage valablement exprimé. Les populations s’étaient alors opposées à ladite réforme, estimant en fait qu’elle rendrait illégitime le président élu sur cette base. Ainsi donc, si le Sénégal s’aligne aux grandes démocraties, le second tour restera indispensable, si bien évidemment les maires et présidents de conseil départementaux devaient être élus au suffrage universel direct. Au cas contraire, ce serait l’ère des élus illégitimes qui risque d’être ouverte à travers cette réforme du Code électoral. Les maires et présidents de conseils départementaux risquent d’être élus par une minorité, même si le vote des populations n’est pas détourné (Sud Quotidien)

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